samedi 27 juin 2009

Quelques conseils sur Marrakech

Je vous donne ici quelques conseils pour mieux profiter de votre passage à Marrakech.

- Il est difficile de trouver des endroits où boire de l'alcool aux alentours de la place Jeema-El-Fna. Les bars sont surtout situés dans les quartiers plus récents, autour du centre de la ville. Or si vous tenez à boire une bière sans quitter la Médina, allez au bar du Grand hôtel Tazi, au sud de la place. Descendez la rue Prince My Rachid et vous tomberez droit sur l'hôtel. Vous pourrez notamment y goûter la Flag et la Casablanca, deux bières marocaines. En passant, la Casablanca est de loin supérieure à la Flag.

- Évitez de passer au centre de la place Jeema-El-Fna en plein jour. Les artistes et marchants y sont très insistants, parfois même agressifs. Ils interprètent les contacts visuels comme des signes d'intérêt et ils accourent pour vous proposer - et imposer, dans certains cas - leur truc. Passez plutôt sur les contours de la place et soyez fermes dans vos réponses, si on vous propose des trucs qui ne vous intéressent pas.

- Selon leur emplacement, les restaurants affichent des prix très variables pour un même plat. Par exemple, si vous voulez manger une tajine ou un couscous aux abords de la place Jeema-El-Fna, il vous en coûtera au moins cinquante dirhams (environ sept dollars canadiens), alors que vous paierez la même assiette entre vingt et trente dirhams (entre trois et quatre dollars canadiens) dans certains établissements des rues avoisinantes.

- Si vous mangez sur la place Jeema-El-Fna, soyez attentifs à ce qu'on amène à votre table. Par exemple, si on vous amène une sauce piquante (et ça va arriver), elle vous sera facturée, même si vous ne l'avez pas commandée. Si vous avez envie d'y goûter, ne dites rien, mais si ce n'est pas le cas, aussitôt qu'un serveur arrive avec la fameuse sauce, dites-lui que vous n'en voulez pas et que vous ne la paierez pas. Vous devrez sans doute le rappeler lorsque viendra le temps d'acquitter la facture. Soyez certains du montant que vous devez payer et refusez, si on essaie de vous charger des frais imprévus.

- Dans les restaurants, laissez un pourboire de 5 à 10 %.

- Et surtout, de grâce, portez un chapeau et mettez de la crème solaire. J'ai vu des personnes avec des coups de soleil absolument terrifiants.

vendredi 26 juin 2009

Barcelone la magnifique

Barcelone est une ville magnifique. L'architecture y est superbe. Chaque coin de rue révèle des édifices stylisés. Ainsi, la Pedrera, une oeuvre de Gaudi, constitue un des innombrables exemples de l'extraordinaire patrimoine architectural de la métropole. J'ai rarement vu une ville avec autant de personnalité, visuellement parlant. Barcelone est Barcelone.

De plus, les rues éclatent de propreté. Des équipes travaillent sans relâche à les nettoyer et les gens semblent faire bien attention à ne pas jeter de déchets par terre. Dire que cette fierté tranche avec l'attitude de certains Montréalais est un douloureux euphémisme. Bon, on aperçoit ça et là quelques mégots, mais ce problème afflige toute grande ville. Faut croire que les fumeurs sont aussi mal élevés à Barcelone qu'à Montréal qu'à Caracas.

Par ailleurs, les attractions ne manquent pas. Il y a les incontournables, comme la Sagrada Familia, le parc Güell, le parc Montjuïc, le port Vell, les plages, le mirador de Colom, la cathédrale, l'avenue de la Rambla, le parc de la Ciutadella et bien d'autres. Mais il y a aussi les trucs moins évidents, comme les sympathiques ruelles commerçantes, les jolies places publiques - comme la place de Sant Jaume, la place Reial et la Rambla del Raval -, et les très nombreux bars. On m'avait beaucoup vanté l'ambiance festive de Barcelone et j'admets que cette réputation est justifiée. Il n'y a qu'entre 5 h et 7 h que les secteurs de la Rambla et du Barri Gòtic paraissent plus calme; calme étant ici un mot bien relatif. Il y a juste moins de hurlements et de chants.

En outre, une tournée des bars me semble une entreprise fort difficile, vu leur nombre effarant. J'ai toutefois eu un coup de coeur pour le Rocka-A-Rolla (les plus métals d'entre vous auront reconnu l'allusion à Judas Priest), un petit bar métal très agréable, pas du tout touristique. J'ai voulu acheter un t-shirt de l'endroit, mais il n'y en avait pas à ma taille. Ceux et celles qui me connaissent comprendront le côté incroyable de cette situation; disons simplement que j'entre encore dans des vêtements que je portais à l'âge de 14 ans, quand j'étais frêle comme un bambou.

Après avoir visité plusieurs des capitales européennes, j'en arrive à la conclusion que mes préférées sont Barcelone et Prague: Barcelone, pour son charme fou, son architecture fantastique et son ambiance survoltée; Prague, pour son architecture élégante, raffinée, son ambiance romantique et sa bière délicieuse. Deux villes que je souhaite revoir un jour.

jeudi 25 juin 2009

Les souks de Marrakech (2e partie)

Acheter dans les souks constitue une expérience de consommation très différente de toutes celles que j'ai connues jusqu'à présent. Une transaction peut prendre plusieurs minutes et il se peut même que le commerçant invite le client à boire un thé à la menthe, ce qui ne m'est hélas pas arrivé. La négociation est une étape incontournable de l'expérience. Au début, j'étais un peu dérouté, mais j'ai rapidement intégré les principales stratégies nécessaires à cet exercice. La plus importante: être prêt à interrompre la négociation à tout moment pour s'en aller. Ça fonctionne très bien. Mon meilleur coup: je voulais acheter un chapeau à 350 dirhams marocains (environ cinquante dollars canadiens), mais je le trouvais beaucoup trop cher. Le vendeur me demande combien je serais prêt à débourser pour l'obtenir. Peu convaincu que mon offre lui plairait, je lui ai tout de même répondu cent dirhams (environ quinze dollars canadiens). Il n'a bien sûr pas été très enchanté par ma proposition. Il a donc baissé son prix à plusieurs reprises, mais jamais assez à mon goût. Après quelques minutes, je l'ai remercié, je lui ai dit que je n'avais pas assez d'argent pour acheter le chapeau à ses prix, que je lui souhaitais une bonne journée, etc. Eh bien, il m'a laissé le fameux chapeau à cent dirhams. Et j'ai maintenant un look d'enfer.

Après chaque négociation, j'ai pris l'habitude de me présenter, de demander le prénom des vendeurs et de leur serrer la main. J'ai senti qu'ils appréciaient cette façon de procéder, car elle leur montre que j'ai accordé de l'importance à l'expérience qu'on vient de partager et que je ne suis pas seulement qu'un touriste bourré de fric qui veut sauver quelques dollars. Cette approche a ainsi donné lieu à de bonnes discussions post-transaction.

Alors voilà. Les souks de Marrakech en quelques paragraphes. Évidemment, ces quelques mots ne rendront jamais justice à la complexité de l'univers qu'ils cherchent à décrire, mais ils l'évoquent à leur bien imparfaite manière.

Les souks de Marrakech (1ère partie)

Les souks de Marrakech forment un univers unique. On pourrait les définir comme un marché aux puces couvert, qui s'étire dans plusieurs directions et qui occupe une bonne portion du quartier au nord de la place Jeema-El-Fna. Les "rues" sont étroites, labyrinthiques, de sorte qu'il est facile de s'y perdre. En fait, s'y perdre est une activité très agréable, car à chaque détour, on rencontre des vendeurs tonitruants, des clients colorés, des cyclistes, motocyclistes et automobilistes téméraires, des artisans en pleine action, des touristes au look très stéréotypé. De plus, le visiteur s'expose à une variété de sons, de musiques, d'odeurs, de scènes et de textures si grande que ses sens en sont surchargés. Ce microcosme ferait une excellente source d'inspiration pour un téléroman. Peut-être une telle émission existe-t-elle déjà au Maroc ou dans le monde arabo-musulman. Sinon, il faudrait la créer. Un monde aussi éclaté comporte tellement de possibilités de situations rocambolesques que la matière brute serait inépuisable.

Quelques détails sur les souks: d'abord, les commerçants y sont beaucoup plus sympathiques que ceux de la place Jeema-El-Fna; ils sont bien sûr insistants - c'est leur métier, après tout -, mais ils ne démontrent pas ce côté agressif propre à leurs collègues jeema-el-fniens. Ensuite, certaines marchandises s'avèrent plus courantes que d'autres, comme les ensembles pour le thé à la menthe, les tapis, les foulards et chèches, les objets en cuir, les poignards et couteaux, les instruments de musique, les tajines, les lampes en métal et chandeliers, les herbes, épices et médicaments, les viandes, les t-shirts, chandails d'équipes de football et chapeaux, entre autres. Enfin, il est très mal vu de prendre des photos dans les souks. Des affiches le rappellent, et si quelqu'un le fait quand même, les témoins du geste ne se gêneront pas pour réprimander la personne fautive. Sans doute est-il possible de prendre une photo après avoir demandé la permission, mais personnellement, je pense que ça créerait une drôle d'ambiance.

mercredi 24 juin 2009

Kalimocho

Ceci n'est pas un message sur mon voyage en tant que tel, mais il a un lien avec celui-ci: hier soir, lors des festivités de la Saint-Jean, j'ai goûté au Kalimocho, dont j'avais parlé dans un texte précédent. C'est très bon. Ça me rappelle un peu le goût de la Sangria, mais en plus gazeux. J'adopterai donc cette boisson pour les chaudes soirées d'été.

mardi 23 juin 2009

Sur la place Jeema-El-Fna

Sur la place Jeema-El-Fna, il y a: des artistes aux multiples talents; des mendiants très insistants; des hipsters au chapeau pas de toit; des touristes qui se font arnaquer; des imbéciles arborant les plus spectaculaires coups de soleil de côté-ci de la Voie lactée; des cyclistes qui transportent de sacrées grosses planches; des vendeurs de haschich; un gars avec un grand crisse de manteau alors qu'il doit faire au moins 35 degrés Celsius; des monsieurs en djellaba; des chars tirés par des ânes; des touristes pas de chapeaux sous un soleil de plomb; des femmes voilées; un monsieur avec un singe mignon mais enchaîné; un homme tirant un chariot contenant six réfrigérateurs; une personne d'origine asiatique au look pseudo-emo; des vendeurs de toutes sortes de cochonneries; des gens habillés comme des habitués des Passerelles, époque 1998; un motocycliste qui charrie douze giga-cartons d'oeufs; une famille de quatre sur le même scooter; une jeune femme en talons hauts sur des pavés inégaux; des couples qui se tiennent par la main; un mec qui marche avec une énorme télévision dans ses bras; un groupe de femmes terrorisées par une tractopelle. J'ai vu tout ça sur la place Jeema-El-Fna. Et j'ai vu différents visages du Maroc.

lundi 22 juin 2009

Jeema-El-Fna Fever

Tel que promis, je vous livre ici un premier texte sur certains aspects de mon voyage que je n'ai pas encore eu le temps d'aborder. Bonne lecture!

La place Jeema-El-Fna est inscrite sur la liste des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l'UNESCO. Et quand on s'y trouve, on comprend pourquoi. Cet endroit est unique. L'ambiance y est survoltée, tout y est bouillant, effervescent, et ce, toute la journée. Mais dès le début de la soirée, cette intensité monte d'un cran. Les stands à nourriture sont montés, les viandes commencent à griller, les restaurateurs interpellent les promeneurs, les musiciens et autres artistes de rue y exécutent leurs meilleures prouesses. Ce qui est encore plus intéressant, c'est de voir qu'autant les touristes que les Marrakchis fréquentent la place.

Ainsi samedi soir (le 13), avec nos ami-es internationaux, on a été souper aux merguez sur la fameuse place. On y a trouvé un stand, on s'y est assis et on a commandé. J'ai été déçu du résultat, je m'attendais à des saucisses plus relevées. J'ai heureusement pu en manger de très bonnes le lendemain, dans un petit resto près de nôtre hôtel.

On a ensuite été sur la terrasse du café Glacier, au troisième étage de l'établissement. De là-haut, on avait une vue imprenable sur la place, sur son activité fourmillante et sur le splendide minaret de la mosquée Koutoubia. C'était fascinant. La terrasse était d'ailleurs bondée, et beaucoup de gens - des touristes, comme nous - prenaient des photos et filmaient l'action.

On jasait de plein de trucs en sirotant un thé à la menthe (aussi appelé "whisky berbère"); ainsi, j'ai appris de Raoul que les jeunes Espagnols aimaient particulièrement boire du Kalimocho, un mélange de vin rouge cheap et de Coca-Cola. En fait, il s'agit souvent pour ces jeunes de leur premier contact avec l'alcool. On a aussi parlé de certaines traditions espagnoles particulières, comme les lâchers de taureaux dans les rues de Pampelune (selon Raoul, les personnes qui sont blessées lors de cet évènement sont généralement des touristes saouls), la bataille de tomates de Buñol (la Tomatina) ou les castells, ces tours humaines qui se "construisent" sur certaines places publiques de la Catalogne. Je suis captivé par ces traditions, car elles révèlent l'originalité d'une culture. Même si certaines peuvent nous paraître discutables.

Puis, vint le temps d'aller se coucher: Laila, Hiroko, Raquel et Raoul partaient tôt le lendemain pour les cascades d'Ouzoud et la ville d'Essaouira, sur la côte Atlantique. Ce fut donc le temps des adieux. J'ai toujours trouvé ces moments doux-amers: doux, car ils sont intenses, vrais, émotifs; amers, car les chances de revoir ces gens sont minces, voire nulles, dans la majorité des cas. Avec les années, j'apprends toutefois à ne voir que le doux et à oublier l'amer. C'est de plus en plus facile.

René et moi sommes alors rentrés à notre hôtel, fatigués par notre excursion, mais heureux de toutes les péripéties vécues.

samedi 20 juin 2009

Home sweet home

Je suis arrivé à la maison, je suis crevé, je vais dormir.

vendredi 19 juin 2009

La fin

Demain en début de matinée, René et moi prenons l'avion pour Montréal. Ce sera donc la fin de nos vacances. Ce fut un voyage extrêmement intense, on n'a pas eu le temps de s'ennuyer. C'est ce que je voulais. J'ai l'impression d'être parti depuis au moins un mois, tant on a vécu des péripéties. Je n'ai pu écrire autant que j'aurais voulu le faire, alors je complèterai mes anecdotes au cours des prochains jours. Revenez régulièrement sur ce blogue pour de nouvelles histoires.

mardi 16 juin 2009

Barcelone

Ça y est, René et moi sommes arrivés à Barcelone, dernière étape de notre voyage. On est entrés dans la ville vers 22 h 30 hier soir, alors on n'a pu voir beaucoup de ses charmes. On a toutefois marché sur la Rambla, l'artère la plus connue de la métropole. Une rue très populaire bordée de bars, de restaurants, de commerces, un peu comme l'avenue Mont-Royal, mais avec plus d'arbres. Ce qui frappe d'abord: le nombre effarant de personnes qui vendent des cannettes de bières dans la rue. Elles achètent un ou des six-packs et les vendent aux passants. En à peine 1 h 30, on a reçu une bonne vingtaine d'offres. C'en est un peu irritant, à vrai dire. Au moins, ces vendeurs en herbe ne sont pas aussi insistants que les commerçants et mendiants de la place Jeema-El-Fna de Marrakech.

Aujourd'hui, on fait du lavage et on ira voir la cathédrale Sagrada Familia. Ensuite, on verra selon l'inspiration du moment.

lundi 15 juin 2009

Le hammam

Hier soir, René et moi avons été dans un hammam. Un hammam est un genre de bain public ou sont dispensés divers soins pour le corps. On a choisi les soins de base: séjour dans salle chauffée, gommage au savon noir, bref massage au gant de crin (par une jolie Marocaine, rien de moins) pour nettoyer la peau en profondeur, lavage des cheveux et du corps. Quelle formidable détente! On est sortis de là très zen. Je comprends maintenant pourquoi les Marocain-es adorent les hammams.

J'ai aussi décidé de prendre un massage de trente minutes pour compléter le tout. Best massage ever. Wow. Les doigts de Rislane pianotaient sur mon corps avec une grande expertise. Et pour les pervers de tout acabit: non, pas ce genre de massage. Un massage professionel, sensuel, mais pas sexuel. J'ai même eu droit à quinze minutes de plus, sans frais. Pourquoi? Ce doit être à cause de mon charme...

dimanche 14 juin 2009

Le désert (Conclusion)

La nuit fut courte. On devait se lever pour voir assister au lever de soleil, mais notre guide ne l'a pas fait, prétextant qu'il y avait trop de nuages. Je pense que c'était plutôt une mauvaise excuse pour justifier son oubli. Enfin. On a repris la route, sur les dromadaires. Même plaisir que la veille.

On a donc quitté la région de Merzouga. On a laissé le couple d'Australiens et un des couples espagnols à Rissani, car ils partaient pour Fès. On les a salués, après avoir échangé nos coordoonnées. On est repartis en direction de Marrakech. Tout le monde était très fatigué, alors l'ambiance était très calme dans le véhicule.

On a fait une pause pour diner à Boulmane, dans le resto au pire service ever. ça a pris 45 minutes avant de recevoir nos boissons; environ 1 h 30 pour recevoir nos repas, pour ceux qui l'ont reçu. De plus, au moment de commander, j'ai demandé au serveur des explications sur l'assiette berbère et il m'a dit, avant de me répondre, qu'il était occupé et qu'il n'avait pas que ça à faire, répondre à mes questions. Quoi? Incroyable. Est-ce utile de mentionner que personne n'a laissé de pourboire?

Le reste du périple fut sans histoire. Tout le monde était relax, sauf Mohammed, notre chauffeur, qui a décidé de rattraper le retard pris au resto. Résultat: des manoeuvres complètement folles à haute vitesse sur des routes de montagnes étroites, sinueuses, parfois sans garde-fou. Mais quel as du volant, ce Mohammed.

On est finalement arrivés à Marrakech vers 19 h 45, après plus de dix heures de route. Puisqu'on dormait tous à Marrakech le soir même, on a décidé de sortir ensemble sur la place Jeema-El-Fna. Ce sera le sujet d'un prochain texte.

Le désert (2ème partie)

Donc, nous avons amorcé la randonnée en dromadaire. Un animal bien stable, sauf au moment d'embarquer et de débarquer; il faut alors bien se cramponner. Ce fut magique. Quelle beauté, que le désert! Et quel silence, aussi. On avait tous mis des chèches pour se couvrir la tête: la mienne était bleue, et celle de René, brun-rouge. On était mené par un guide berbère, qui marchait devant nous. J'étais en queue de peloton, juste derrière René. Mon dromadaire n'arrêtait pas de mordre le cul de celui de René; je ne sais ce que cela pouvait bien signifier. En outre, la corde reliant mon dromadaire au reste de la file s'est détachée deux fois; je me suis ainsi retrouvé seul, ce qui a bien fait rire tout le monde.

On a mis environ 1 h 45 pour se rendre au bivouac. Quelle randonnée inoubliable! C'était un excellent moment pour méditer sur la vie et le sens des choses. Les dunes sont superbes. Le sable est fin, doux, chaud, ridé comme un rivage. Malheureusement, c'était un peu nuageux, alors on n'a pu profiter du coucher de soleil qu'on aurait aimé voir. Néanmoins, le paysage était splendide. On est arrivés au bivouac alors que la nuit tombait. Les tentes étaient déjà montées. Tout le monde avait un peu mal aux jambes, après cette activité. On a donc passé le reste de la soirée dehors, assis sur des tapis berbères, à boire du thé à la menthe, à se parler de nous, de nos vies, de nos voyages passés. Habituellement, les discussions se déroulaient tour à tour en français, en anglais et en espagnol. C'était très bien ainsi, j'étais capable de suivre toute conversation et d'y prendre part.

On a soupé tous ensemble dans une des tentes, on a mangé une tajine au poulet avec nos mains. Nice. Ensuite, on est retournés à l'extérieur. Le guide berbère et deux de ses amis, qui sont venus nous rejoindre, ont joué du tam-tam en chantant des chansons de leur répertoire. J'étais couché sur le dos, je regardais les nombreuses étoiles. Un moment bien charmant. On a tous décidé de dormir à la belle étoile, car il faisait trop chaud dans la tente principale. On a donc distribué matelas de sol et couvertures et on s'est endormis, bercés par le vent chaud et la lumière des étoiles.

Le désert (1ère partie)

René et moi sommes de retour d'une excursion de trois jours et deux nuits dans la région de Merzouga. Ce fut une de mes meilleures expériences de voyage à vie. On a fait beaucoup de trucs, on en a vus beaucoup et on s'est fait plusieurs nouveaux amis. On était onze jeunes, tous entre 25 et 30 ans, ce qui a rendu la dynamique très agréable. Il y avait quatre Espagnols, un couple d'Australiens, une Japonaise, une Suissesse et une Française. Détail amusant: les gens pensaient que René et moi étions un couple de gays... eh non.

Il serait très long de tout résumer (n'en déplaise à Julien), mais je vais tout de même décrire quelques-unes des activités qu'on a faites: passage dans le col de Tizi-N-Tichka, dans les monts Atlas; visite de l'impressionnant ksar (une forteresse en terre) d'Ait Benhaddou, ou ont été tournés de nombreux films; visite de la fabuleuse vallée du Dadès; visite des magnifiques gorges du Dadès et de leurs routes sinueuses; nuit dans dans ces mêmes gorges; visite de la palmeraie de Skoura; visite de la ville de Tinghir et de sa kasbah (je n'arrêtais pas d'entendre Rock the casbah dans ma tête, durant la visite); visite d'une fabrique de tapis berbères; traversée de la vallée des Roses; visite des gorges de la Todra et de leurs falaises de plus de deux cents mètres de haut; arrêt dans une tente berbère pour boire un thé à la menthe (l'équivalent marocain d'une halte routière; en bon ingénieur, René y a admiré les techniques de conception de puits); visite d'un atelier de transformation de fossiles (les fossiles sont très nombreux dans cette région); qrrivée à Merzouga, préparatifs et départ pour les dunes.

Bien que les dunes de Merzouga ne font qu'approximativement cinq kilomètres sur treize, l'endroit est saisissant: on se croirait en plein désert. En fait, il s'agit vraiment du désert; seulement, le désert marocain a plusieurs visages. Il est surtout composé de pierres et de terre craquelée par la sécheresse. Par contre, juste avant d'arriver à Merzouga, nous avons assisté à la première averse en sept mois. Une chance incroyable...

mercredi 10 juin 2009

Dans la fournaise de Marrakech

Marrakech est une ville très intense, et ce, pour plusieurs raisons: la chaleur qui cuit lentement les rues et les maisons, l'énergie des gens qui y habitent, les innombrables touristes qui déambulent dans ses rues et ruelles, l'acharnement quasi-agressif des marchands et artistes de la place Jemaa-El-Fna (son orthographe change, selon la source consultée), l'agréable vitalité des souks et de leurs protagonistes, etc. Marrakech ne ressemble à aucune autre ville que j'ai visitée. Et le thé à la menthe y est délicieux.

René et moi avons vécu de nombreuses péripéties en une journée à peine, mais je n'aurai pas le temps de tout raconter. Je tiens toutefois à dire que la place Jemaa-El-Fna est vraiment un lieu unique en son genre. J'écrirai sur ce sujet quand j'aurai plus de temps.

Demain matin, René et moi partons vers la région de Merzouga, une des portes d'entrée du Sahara marocain. On ne reviendra que samedi, alors je n'écrirai pas d'ici-là. On visitera de nombreux secteurs magnifiques du pays, comme la vallée du Dades et la gorge du Todra, et on se baladera à dos de dromadaire dans les dunes au coucher et au lever du soleil. Je vous en reparle bientot.

lundi 8 juin 2009

Social Distortion, Marrakech et autres

Hier, Rene et moi avons marche de nombreuses heures; on a visite la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, les Champs-Elysees, le Jardin des Tuileries, les cours du Louvre, les abords de la Seine, la cathedrale Notre-Dame-de-Paris, entre autres. Si la journee etait grise et fraiche a notre reveil, elle est devenue ensoleillee et confortable en matinee. Heureusement.

Puis, en soiree, on a pris un verre avec Claudine et Louis au cafe Prune. C'est toujours amusant de rencontrer des ami-es dans un autre pays. On a aussi rencontre nos premiers serveurs betes. Il etait temps.

Ce soir, Rene et moi allons voir le spectacle de Social Distortion. Ce sera un moment magique! Je ne pouvais esperer meilleur groupe a voir en spectacle ici.

Demain, on doit se lever tot pour aller prendre notre vol pour Marrakech. Ce sera une portion de voyage vraiment speciale. J'ai hate de decouvrir cet univers.

dimanche 7 juin 2009

Bons baisers de Paris

Ca y est, je suis enfin a Paris. Ca m'a pris trois voyages en Europe pour y arriver, mais j'y suis. Rene et moi y avons debarque hier en fin d'apres-midi. On a quitte Amsterdam en train vers 13 h, apres avoir flane dans les rues et visite le Sexmuseum. Un endroit etonnant, que je ne recommande pas aux personnes prudes. Il y a notamment une section de photos plutot intenses...

Super soiree hier avec mon amie Noemi et sa mere. On a pris un verre au cafe la Palette, un des lieux que Henry Miller preferait a Paris. Tres joli cafe au charme vieillot. Puis, on a marche dans les rues de la ville et Noemi nous a servi de guide touristique. Quel plaisir ce fut... on a ensuite soupe dans une excellente pizzeria (chez Enio, si je ne m'abuse). Noemi et sa mere sont ensuite rentrees; apres les avoir saluees, Rene et moi avons ete boire un dernier verre dans un cafe pres de notre auberge. En rentrant, un hommme ivre nous a offert du Ricard. On a evidemment refuse et on a ete se coucher.

Aujourd'hui, le temps est frais et gris. On va quand meme faire un maximum d'activites exterieures, car les previsions pour demain ne sont guere mieux. De plus, on part vers Marrakech tot mardi, alors on n'a pas le luxe de prendre tout notre temps. Sur ce, j'y vais. A plus.

samedi 6 juin 2009

Amster-freakin'-dam, suite et fin

Rene et moi avons passe une soiree plutot intense hier, dans le Red Light. Un secteur tres particulier, c'est le moins qu'on puisse dire. L'expression "Sodome et Gomorrhe" decrirait bien le quartier. Je vous laisse imaginer le reste.

Hier, on a visite Vondelpark, la maison d'Anne Frank, le musee de la torture (l'humain a beaucoup d'imagination quand vient le temps de faire du mal a son prochain), la brasserie Heineken et le Red Light. Une journee bien remplie. Tout a l'heure, on retourne a Paris. De nouvelles aventures nous y attendent. Ca promet.

vendredi 5 juin 2009

Amster-freakin'-dam

Rene et moi sommes a Amsterdam, apres une soiree memorable sur Leidesplein. On est sur le point de partir se promener toute la journee. On visitera Vondelpark, la maison d'Anne Frank et la brasserie Heineken, entre autres. Je n'ai pas beaucoup de temps pour ecrire, mais je dirai qu'Amsterdam est une ville magnifique, absolument charmante, avec ses nombreux canaux, ses habitations elegantes, son energie inepuisable et son ambiance festive.

Je tacherai de raconter des que possible le debut du voyage, qui a commence par une rencontre troublante avec un employe affecte a la securite de l'aeroport Trudeau un peu trop obsede par le fouilles rectales.

mercredi 3 juin 2009

Deux Pageau en cavale

Enfin le grand jour est arrivé! Je pars ce soir pour Paris avec mon frère René; notre vol est à 21 h 25. Puis, demain, sitôt arrivés à Paris, on file à Amsterdam. C'est là que débutera vraiment notre voyage. Ensuite, Paris, Marrakech et Barcelone.

J'adore la sensation de partir en voyage; c'est une vraie drogue. La fébrilité, l'excitation, l'intensité... c'est tellement puissant, tellement délicieux. De plus, j'ai toujours aimé les aéroports, ce sont des lieux débordants de vie, d'émotions. Bon, il y a les voyageurs frustrés dont les valises ont été égarées et ceux qui ont manqué leur vol, mais dans l'ensemble, ils s'y promènent avec une joie palpable, comme s'ils sentaient que tout était possible, qu'une nouvelle vie s'ouvrait devant eux. Je suis impatient de me retrouver à l'aéroport et de baigner dans cette ambiance si irrésistible.

Je sais que ce périple passera trop vite. C'est le propre de chaque voyage. C'est pourquoi je trouve essentiel de profiter au maximum de chaque instant. C'est aussi pour ça que j'aime élaborer des voyage archiremplis. Je ne voyage pas pour me reposer; pas encore, à tout le moins. Je voyage pour découvrir le monde, et pour me découvrir, aussi. On apprend tellement sur soi en voyage. Qu'apprendrai-je cette fois? J'ai très hâte de le savoir.

Revenez sur ce blogue au fil des jours, je tâcherai d'y relater nos aventures. Sur ce, je vais prendre l'avion.