mardi 30 décembre 2008

Visiter le monde à peu de frais

Je viens de lire cet article fascinant sur Chris Guillebeau, un homme de 30 ans qui passe le plus clair de son temps à voyager et à trouver toutes sortes d'astuces pour explorer la planète à peu de frais. Il écrit son propre blogue où, en plus de raconter ses anecdotes de voyages, il parle de la notion même de voyager, il offre des conseils, des trucs, des observations. Je viens juste de découvrir ce blogue, mais je suis persuadé que je vais passer de nombreuses heures à l'éplucher. Le voyageur en moi sent déjà les fourmis lui monter dans les jambes.

dimanche 28 décembre 2008

The Wrestler, Chyna et les autres

Le film The Wrestler de Darren Aronofsky (un film que je suis impatient de voir, d'ailleurs) porte sur la déchéance d'un lutteur, Randy "The Ram" Robinson, joué par un Mickey Rourke apparemment remarquable dans ce rôle. Or cette histoire s'est produite dans la réalité à de nombreuses reprises au cours des dernières années: Jake "The Snake" Roberts et Scott Hall (alias Razor Ramon) en sont d'excellents exemples. En outre, je vous mets ici un lien vers une liste de lutteurs qui ont perdu la vie avant l'âge de 65 ans, pour diverses raisons, et un autre vers une liste des plus grandes tragédies dans le monde de la lutte. La lutte professionnelle a beau être du théâtre, mais beaucoup de lutteurs éprouvent de la difficulté à quitter leur rôle pour revenir dans le quotidien.

Ainsi, alors que le film d'Aronofsky vient tout juste de prendre l'affiche, on apprend que l'ancienne lutteuse Joanie Laurer, alias "Chyna", a été retrouvée inconsciente chez elle hier et a dû être transportée d'urgence à l'hôpital. Elle aurait tenté de se suicider en consommant une dose massive de médicaments et en buvant une grande quantité de vodka. À l'hôpital, elle aurait fait cette déclaration à la fois drôle et pathétique au site TMZ.com : "All I really want right now is a hamburger". La réalité est souvent plus étrange que la fiction.

lundi 22 décembre 2008

Ces lendemains

Cette fin de semaine, j'ai eu la chance de souligner le 30e anniversaire de deux personnes proches de moi. Je suis donc sorti deux fois en deux soirs, une première depuis longtemps. Résultat: peu de sommeil, quelques verres en trop, mais surtout, beaucoup de plaisir. J'ai même bu de l'absinthe, ce que je n'avais pas fait depuis 2006. Mon temps des Fêtes a donc commencé en beauté et j'ai la ferme intention de continuer dans cette veine.

Par ailleurs, le nom scientifique du lendemain de veille est veisalgie. Et non, il n'existe aucun moyen pour en guérir.

mardi 16 décembre 2008

Dormir à l'aéroport

Dormir à l'aéroport est une expérience intéressante, qui mérite d'être vécue au moins une fois dans sa vie. J'ai dormi une très courte nuit à l'aéroport de Gatwick, à Londres, en 2006. Ce fut agréable. J'ai surtout apprécié l'esprit de solidarité qui unit les voyageurs dans la même situation.

Ainsi, pour les curieuses et curieux qui désirent en savoir plus sur le sujet, le site The Guide To Sleeping In Airport propose notamment des "critiques" de nombreux aéroports à travers le monde. J'aime beaucoup ce genre de sites: drôles, originaux et instructifs, ils présentent la réalité du voyageur, dans toute sa complexité. Ils sont bien plus utiles que ces pages corporatives où tous les aspects négatifs des périples sont magiquement évacués. Les voyages ne se passent pas toujours bien, c'est un fait indéniable. Ces imprévus constituent souvent même des moments inoubliables et précieux. Si on ne souhaite jamais les revivre, on est malgré tout heureux de les avoir vécus, car ils apportent une grande sagesse à quiconque est capable d'en retirer les bonnes leçons. C'est cette sagesse que l'on retrouve sur The Guide To Sleeping In Airport.

lundi 15 décembre 2008

Des musées pour tous les goûts, même les plus douteux

Le magazine spécialisé Hotel And Resort Insider a publié une liste des cinq musées les plus trash du monde. Je me demande toutefois pourquoi on n'y trouve pas le Sex Machines Museum de Prague. Je n'ai malheureusement pas eu la chance d'y pénétrer, même si je suis passé devant, mais une visite de son site Web me donne l'impression qu'on y trouve des objets plutôt inusités.

vendredi 12 décembre 2008

Le mauvais goût

Qui peut bien provoquer deux fausses alertes en deux jours à l'UQAM? Et puis, quel sorte d'imbécile amène des pétards à l'université? À l'école secondaire, je pourrais comprendre; je me souviens d'ailleurs d'un intense trafic de pétards à ma polyvalente. Des élèves en avaient même fait exploser dans l'école. C'était très stupide, mais bon, certains adolescents n'agissent pas toujours avec le maximum de discernement. Alors que penser de tels gestes à l'université? Eh bien, il y a des blagues drôles et des blagues de mauvais goût. Dans ce cas-ci, de très mauvais goût. Les proches des victimes de la Polytechnique et du Collège Dawson doivent beaucoup apprécier ce sens de l'humour "raffiné".

vendredi 5 décembre 2008

Je suis un gastrosexuel de type 2

Eh ben, je suis un gastrosexuel de type 2, c'est-à-dire un homme qui aime cuisiner, qui le fait d'abord pour lui mais qui est conscient du pouvoir de séduction lié à la pratique de cette activité. Le terme a été inventé par l'entreprise britannique PurAsia, à la suite d'une recherche commandée à la Future Foundation. Out le métrosexuel et l'übersexuel. On n'arrête pas le progrès.

Pour en savoir plus et pour passer un test amusant sur votre gastrosexualité, visitez le site suivant.

jeudi 27 novembre 2008

Le bon truc pour faire du stop

Une nouvelle étude française vient de démontrer que les autostoppeuses à la poitrine généreuse ont plus de chances d'être embarquées par un automobiliste... si celui-ci est un homme. Pourquoi je n'en suis pas étonné?

samedi 22 novembre 2008

Salon du livre de Montréal 2008

Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai été au Salon du livre de Montréal, à la Place Bonaventure. J'ai adoré mon expérience: le rat de bibliothèque en moi était plus excité que Ron Jeremy devant huit femmes nues. Ou Jared Fogle devant son Subway préféré. Enfin. J'y ai passé plus de 2 h 30 et j'ai visité chaque stand. J'ai vu beaucoup de personnalités connues, comme Julie Couillard, Guy Corneau, Jacques Salomé, Michel Jean, Denis Monette, Jean-Pierre Charbonneau, Arlette Cousture, Harold Gagné, Louise Beaudoin, Serge Chapleau, Marc Levy, Denise Bombardier, Ricardo, Stéphan Bureau et Michel Tremblay.

J'ai évidemment acheté de nombreux livres, dont Les belles-soeurs de Michel Tremblay, Une histoire du Québec de Jacques Lacoursière, La voix de l'éternelle sagesse de Khalil Gibran, Lire aux cabinets de mon auteur préféré Henry Miller (qui d'autre pourrait écrire un livre sur le fait de lire lorsqu'on va à la salle de bains. Henry IS GOD!!), Tao-tö king de Lao-tseu, Ce que les hommes ne disent jamais aux femmes et vice-versa (ou Ce que les femmes ne disent jamais aux hommes et vice-versa) d'Anne Dufour et Ombres de Jonathan Reynolds.

Une bonne récolte, donc. J'ai également poursuivi ma tradition d'acheter un recueil des aventures d'Archie dans les Salons du livre. Il parle maintenant de réchauffement planétaire et il y a une histoire de Veronica qui visite le Canada. Elle fait notamment un tour au Carnaval de Québec.

De plus, j'ai fait dédicacer trois livres: Ombres (l'auteur est un ami), Une histoire du Québec et Les belles-soeurs. Michel Tremblay a lui-même corrigé une faute dans l'édition 2007 de Leméac/Actes Sud: à la page 77 il est écrit "Quant t'arrive [...]". Quand il a vu mon exemplaire, il s'est aussitôt exclamé "Ah... il y a une erreur dans cette édition". Il a donc pris une plume et a ajouté le "S" manquant : "Quand t'arriveS [...]". Cool! J'ai non seulement un classique de la littérature québécoise, mais aussi un exemplaire rare.

Pour les amateurs de littérature, le Salon du livre de Montréal est en quelque sorte l'équivalent d'un pèlerinage à La Mecque pour un musulman: un incontournable. Je retournerai donc au Salon du livre l'an prochain.

dimanche 16 novembre 2008

Quantum Of Solace: la critique

Un des meilleurs Bond. Rien de moins. Pas parfait non plus, mais de tout de même excellent. Dans mon top 5. Pourquoi? Lisez.

D'abord, il importe de préciser que Quantum Of Solace (2008) constitue la suite directe de Casino Royale (2006), une première dans l'histoire du célèbre agent secret. Ce détail est capital pour apprécier le film, car il exerce une influence majeure tant sur le scénario que sur les performances des acteurs.

Donc, la principale force de Quantum Of Solace réside dans l'interprétation de Daniel Craig. Jamais un Bond n'a montré une aussi large palette d'émotions: en 1 h 46, Bond presque rit, presque pleure, se fâche (!) et s'excuse (!!). Bond qui se fâche? qui s'excuse???? Incroyable. En plus, il est presque ivre à un certain moment. Or d'habitude Bond ne perd jamais le contrôle de ses émotions, mais dans Quantum Of Solace, il se trouve au bord du gouffre et on le sent tendu comme un élastique sur le point de rompre.

Craig incarne ainsi le Bond le plus complexe, le plus nuancé de la série, un Bond plus proche de celui des livres d'Ian Fleming. Le VRAI Bond, n'en déplaise aux amateurs obsédés par Sean Connery; j'adore Connery, mais il a dénaturé la nature du personnage des livres. Le Bond de Connery, tout comme celui de Roger Moore, est trop parfait et pas assez humain. Certes, j'aime beaucoup ce côté mythologique, mais en même temps, même les héros mythologiques connaissent des moments de faiblesse: par exemple, Héraclès, dans un moment de folie, a tué ses enfants et sa femme Mégara, crimes qu'il expiera en réalisant ses Douze Travaux. Les grands héros le sont non parce qu'ils ne tombent jamais; ils le sont parce qu'ils tombent mais savent se relever.

À noter aussi la brillante performance de Judi Dench dans le rôle de M. Elle semble très naturelle dans ce rôle, qu'elle joue avec juste assez d'autorité et juste assez d'humanité. Jeffrey Wright est également très crédible dans le rôle de Félix Leiter; un Leiter plus introverti que dans d'autres épisodes, mais puissant dans sa réserve.

De plus, les scènes d'action sont très intenses et captivantes, et ce, dès la première séquence. Elles présentent un Bond très violent, très physique, qui saigne, qui sue, qui se fait mal. D'ailleurs, j'avais lu une critique qui décrivait Quantum Of Solace comme un croisement entre The Bourne Ultimatum (2007) et The Dark Knight (2008). Cette comparaison comporte une part de vérité, mais ce 22e opus reste avant tout un Bond et non un vulgaire pastiche d'autres séries.

Une alternance savamment dosée entre les scènes frénétiques et les moments plus introspectifs définit le rythme du film. Il est parfois si rapide que lorsqu'une pause arrive enfin, le spectateur a lui aussi l'impression de goûter au repos. Cette alternance donne un film en montagnes russes, qui procure aux cinéphiles une bonne dose d'émotions variées. En outre, les détails de l'intrigue se dévoilent peu à peu, dans une belle continuité, sans rupture entre les différentes parties (comme dans Die Another Day, 2002). Quelques touches d'humour bien placées viennent détendre l'atmosphère sévère et quelques scènes plus émotives rendent l'histoire encore plus grave. La quête de Bond est surtout personnelle et le scénario le rend bien. Oh, et les vrais mordus seront enchantés par le clin d'oeil à Goldfinger (1964).

Les bémols: Mathieu Amalric ne possède pas l'étoffe d'un méchant bond-esque. Sa performance dans le rôle de Dominic Greene est ordinaire, sans éclat. Quand on se rappellera des méchants légendaires de la série, personne ne mentionnera son nom. Il rejoindra les Julian Glover (Aristotle Kristatos; For Your Eyes Only, 1981), Jeroen Krabbé et Joe Don Baker (général Georgi Koskov et Brad Whittaker, respectivement; The Living Daylights, 1987) dans le Panthéon des méchants oubliés.

La Bond girl Olga Kurylenko s'acquitte correctement du rôle de Camille, mais elle n'a pas la prestance d'une Barbara Bach (Major Anya Amasova; The Spy Who Loved Me, 1977) ou d'une Luciana Paluzzi (Fiona Volpe; Thunderball, 1965). De plus, il n'y a pas eu de scènes de bagarre entre quelques dizaines de personnes et pas de trace de Miss Monneypenny et de R, mais bon, je m'en remettrai.

D'aucuns pourraient se plaindre que dans Quantum Of Solace, James ne se présente pas, il ne commande pas de vodka-martini "shaken, not stirred", ne séduit qu'une seule femme et ne couche pas avec son alliée. So what? Ce sont des détails. L'essence du film est ailleurs. Il s'agit d'un film qui raconte une vengeance et Bond n'a pas la tête à la frivolité.

Quantum Of Solace est l'épisode le plus sombre de la série. Il rappelle Licence To Kill (1989), mais en plus puissant, en plus personnel encore. À la fin de Quantum Of Solace, Bond confronte certains personnages qui peuvent lui apporter les réponses qu'il cherche, mais on ne connaît pas la teneur de leurs discussions. Ce non-dit s'avère très puissant, car il force le spectateur à imaginer ce qui se cache derrière celui-ci. Cependant, la dernière image est très symbolique. On comprend alors le cheminement du personnage principal et on ne peut qu'apprécier le résultat. Non, Bond ne meurt pas.

J'ai hâte de voir la direction que prendra le prochain film. Un soupçon de mythologie créerait un beau lien avec le passé. Enfin. Sortie prévue: 2010. Ce sera long.

vendredi 14 novembre 2008

Quantum Of Solace

C'est ce soir que Quantum Of Solace sort dans les salles de cinéma d'Amérique du Nord. Je vais aller le voir demain et j'en ferai une critique dans les prochains jours. J'attends ce moment depuis deux ans...

jeudi 13 novembre 2008

Bond sait se battre

À la veille de la sortie officielle de Quantum Of Solace, le 22e film de la franchise James Bond, j'amorce aujourd'hui une série de textes sur Bond.

Donc. Ludo m'a envoyé ce lien vers un site qui recense quelques-unes des meilleures scènes de bagarres dans les films de James Bond. Liste intéressante, mais j'aurais ajouté quelques morceaux d'anthologie, comme la bataille dans le cratère du volcan éteint de On ne vit que deux fois (1967; avec des ninjas!!), le massacre sous-marin d'Opération: tonnerre (1965) ou le combat d'escrime de Die Another Day (2002).

D'ailleurs, ça me plairait de voir une scène de bagarre entre plusieurs dizaines d'individus, dans Quantum Of Solace. Il n'y en a pas eu depuis l'affrontement entre les moudjahidines et les forces russes, dans The Living Daylights (1987). Il est temps.

samedi 8 novembre 2008

Ce message est dédié à Eve

J'ai été faire mes courses tout à l'heure et pour la première fois j'ai visité une boucherie que j'avais remarquée près de chez moi, il y a déjà un bon moment. Eve, tu aurais aimé ça; il y avait PLEIN de viande. Donc, je regardais les produits offerts quand j'ai aperçu la section des sauces fortes. Étant un amateur de sauce forte, j'ai commencé à examiner les bouteilles. J'ai été surpris par le nombre de marques aux noms évoquant la mort, la douleur et... les fesses. J'ai alors trouvé la sauce "Ass In Space", dont la bouteille est ornée d'un dessin disons... représentatif du nom, comme vous pouvez le constater:



J'ai donc acheté ce produit. Après tout, qui n'aime pas la sensation d'avoir un volcan dans le cul?

samedi 1 novembre 2008

Enterrement de vie de garçon

En revenant du travail hier soir, j'ai assisté dans le métro à une étape d'un enterrement de vie de garçon. Un groupe de sept ou huit gars accompagnaient le futur marié et ils faisaient beaucoup de chahut. Arrivés à Berri-UQAM, ils ont sorti l'enterré en le bodysurfant hors du wagon. Le pauvre type était tellement saoul qu'il était incapable de rester en position verticale. Ses amis l'ont déposé sur ses pieds et il s'est aussitôt effondré, directement devant les portes du wagon, bloquant ainsi la sortie aux autres usagers. Le gars était semi-nu, il portait un drap (!) et des pantoufles. Quel spectacle. Ses amis l'ont alors ramassé. L'un d'eux m'a demandé à ce moment précis si je voulais me marier. Je lui ai répondu "Pas ce soir, en tout cas" et je suis rentré.

dimanche 26 octobre 2008

Lendemain de fête

Je me remets de mon party de fête. Très agréable soirée, malgré le fait qu'il y a eu moins de monde que par le passé. C'était un party déguisé, sous le thème "objet", au grand déplaisir de plusieurs de mes ami-es. Ha ha!! Les gens ont fait preuve de créativité, comme je m'y attendais. À preuve, déambulaient chez moi une banane, un roulement à ligne (ou qqchose dans le genre... c'est une idée de mon frère René, un ingénieur), un "poignardé", une tour du World Trade Center et l'avion qui va nécessairement avec, une publicité de Ipod et un bilboquet (mon déguisement, que personne n'a aimé. Pfff. Y a-t-il qqchose de plus cool au monde qu'un bilboquet?). La Guinness était bonne, les délires étaient intenses et les gens, de vrais weirdos, comme je les aime. Merci à toutes celles et tous ceux qui se sont déplacé-es et surtout, qui se sont déguisé-es. J'ai déjà hâte à l'an prochain!!

Je vous laisse avec une photo d'un Joe Louis couronné d'une trentaine de bougies:



samedi 25 octobre 2008

Un "beau" cadeau de fête

Ce matin, je venais de me lever, lorsque la sonnette a retenti. Deux témoins de Jéhovah. Je ne l'ai réalisé qu'une fois la porte ouverte. D'OH!! Heureusement, j'étais en boxeur et en t-shirt, ce qui a dû les dégoûter. Ils m'ont alors donné un dépliant intitulé Aimeriez-vous connaître la vérité? avant de fuir sans demander leur reste. C'était la première fois depuis que j'habite Montréal que je recevais la visite de ces hurluberlus. Un "beau" cadeau de fête.

C'est donc mon anniversaire aujourd'hui et malgré la pluie abondante, je peux d'ores et déjà affirmer qu'il est plus excitant que celui de l'an dernier, où j'avais fait plus de dix heures d'autobus à travers le Venezuela. J'ai un party déguisé ce soir qui s'annonce prometteur. En plus, j'ai acheté des Joe Louis, des bougies et assez de Guinness pour prendre un bain. Yeah.

mardi 21 octobre 2008

Crise cardiaque assurée

Amateurs de hamburgers, vous devez aller chez Dangerous Dan's Diner à Toronto pour y déguster un monstre. J'ai vu un reportage sur ce spécimen au bulletin de CTV hier soir et j'ai senti mon coeur défaillir. La quantité de boeuf, de bacon et de fromage, le tout recouvert par un oeuf cuit, nous fait réaliser l'épreuve que notre système doit subir en ingurgitant un tel mutant. Atroce. Par ailleurs, Dangerous Dan (de son vrai nom Dan Wooley) adore la lutte. D'où son surnom de Dangerous. Enfin, à noter le pas-très-subtil slogan The Burgers Are Bigger at the Double D; parle-t-on vraiment de burgers?

J'aurais aussi aimé vous montrer un diaporama PowerPoint que je possède, qui porte sur le restaurant Waldgeist de Hofheim, en Allemagne. Sérieusement, je n'ai jamais vu de plus gros burgers et schnitzels, ni de plus de grosses saucisses. Leur site n'est présentement qu'en allemand et il n'est pas très généreux en photos. Dommage, car leurs portions sont traumatisantes. Elles sont plus que du double D; on parle ici de double G.

jeudi 16 octobre 2008

Bond et Héraclès: même combat

Jozef Siroka signe ici un intéressant texte sur la direction prise par le personnage de James Bond, dans Casino Royale (2006). Personnellement, j'aime bien ce virage plus sombre, plus humain. J'ai très hâte de voir Quantum Of Solace, qui sort le 14 novembre, mais j'avoue que je m'attends à plus d'endroits exotiques, plus d'action, plus d'impossible. Je veux de la mythologie. Car James Bond est un personnage mythologique. Son univers constitue une mythologie. Remplacez les Dieux par les gadgets et vous arrivez au même résultat: un héros aux talents infinis, des ennemis plus grands que nature, des missions impossibles et des femmes à la fois mystérieuses, désirables et parfois même dangereuses. James Bond est le Héraclès d'aujourd'hui.

D'abord, dresser la liste des talents des deux personnages serait fastidieux, mais disons simplement que Héraclès et James Bond savent tous deux se battre. Ensuite, Héraclès est connu pour ses Douze Travaux inhumains; James a fait des dizaines de missions, toutes aussi inimaginables les unes les autres. Puis, Héraclès a vaincu des ennemis hors du commun; James aussi.

Enfin, en ce qui a trait aux femmes... une légende grecque affirme que Héraclès aurait fait l'amour avec 49 des 50 filles du roi Thespios en une seule nuit. La dernière aurait choisi de rester vierge pour devenir prêtresse. C'est mieux que James, je dois l'admettre. Mais 49 fois en une nuit? Un bref calcul: une nuit = 8 heures (grosso modo). 8 heures = 480 minutes. 480 divisé par 49 = un peu de moins de dix minutes par femme. Conclusion: Héraclès récupère vite, mais il ne dure pas longtemps. Je suis sûr que James le bat là-dessus. D'où le nombre impressionnant de "Oh James" dans les films du célèbre espion.

(source: GRAVES, Robert. Les mythes grecs, Paris, France Loisirs, 1984, p. 149)

mercredi 8 octobre 2008

Ça fait vraiment un an?

Je partais pour le Venezuela le 8 octobre, en matinée. La veille, j'avais eu droit à un merveilleux souper de départ en famille chez mon oncle Gilbert, un globe-trotter accompli. Après une brève nuit, je me suis rendu à l'aéroport vers 8 h, un peu fatigué par le vin de la veille et les préparatifs de dernière seconde (littéralement). Puis, l'avion. J'ai toujours aimé prendre l'avion. Pas tant pour le fait d'être dans l'appareil que pour le fait qu'à l'arrivée j'allais débarquer dans un nouvel univers.

Chaque arrivée est unique: par exemple, quand je suis sorti de l'aéroport Ruzyne de Prague, en septembre 2006, c'était une parfaite journée d'automne. J'ai aussitôt filé à mon hôtel pour y laisser mes bagages et je me suis ensuite promené dans le quartier, près de la place Venceslas. C'était fantastique. Je suis éventuellement tombé sur une fête du vin à Central Park; disons simplement que le Central Park de New York rocke infiniment plus que celui de Prague.

Aussi, quand je suis sorti de l'aéroport de Maiquetía, près de Caracas, en 2007, c'était le soir, il faisait chaud et surtout c'était TRÈS humide. Je me suis retrouvé peu après dans un appartement situé au bord de la mer des Caraïbes. Au matin, j'ai été sur le balcon et la mer bleue m'a sauté aux yeux. Un bon réveil. Chaque fois donc, le même sentiment: le début d'une nouvelle aventure. Ce sentiment à lui seul vaut chaque voyage.

Déjà un an. J'ai l'impression que je partais hier. Je peux difficilement attendre 2009 pour vivre une nouvelle aventure.

mardi 7 octobre 2008

Joyeux anniversaire

Ce blogue a aujourd'hui un an. Je l'avais d'abord créé pour la durée de mon voyage au Venezuela. Je n'avais jamais envisagé d'écrire un blogue avant mon stage, mais vu l'aspect pratique de la chose, j'ai plongé dans la blogosphère. À ce jour, vous êtes presque 5000 à l'avoir visité; plusieurs d'entre vous l'ont lu avec plus d'assiduité. Merci de votre fidélité. Et un merci particulier à ceux et celles qui écrivent des commentaires, c'est intéressant de vous lire, même quand vous dites des conneries.

Bien que certains (genre, Julien) m'ont avoué ne plus éprouver autant de plaisir à lire mon blogue depuis que je suis revenu au Québec, je continue d'apprécier le fait de l'écrire. C'est sûr, c'est différent. Les péripéties semblent toujours plus passionnantes en voyage. Mais tout ça n'est qu'une question de perspective. De toute façon, je voyagerai à nouveau en 2009. Je suis déjà en train de préparer le tout, alors vous aurez éventuellement droit à de nouvelles histoires délirantes. C'est promis.

lundi 6 octobre 2008

mercredi 1 octobre 2008

Sept choses que je n'aime pas du métro

Je prends le métro pour aller travailler et j'ai réalisé que plusieurs choses me déplaisaient particulièrement lors de mes déplacements:

1) Les gens impatients d'entrer dans le wagon qui se placent devant les portes, bloquant ainsi l'accès aux personnes qui veulent en sortir. Dans ce temps-là, j'essaie d'accrocher un maximum de twits quand je sors, histoire de leur faire comprendre leur manque de savoir-vivre. Oeil pour oeil, dent pour dent.

2) Les individus qui tiennent absolument à longer les murs et à couper les coins, quand ils circulent à l'intérieur d'une station. C'est comme ça que les collisions ont lieu, surtout quand ils courent.

3) Les personnes qui écoutent leur musique à des volumes indécents. Chose, si je voulais écouter ton truc, je m'achèterais le disque; pas besoin de me l'imposer.

4) Les quidams qui parlent très fort. Je n'ai pas envie de savoir les détails de la vie de tout le monde.

5) Les usagers qui se promènent d'un bout à l'autre du wagon, pour finalement en sortir par les portes à l'opposé de l'endroit par où ils sont entrés. Il y avait bien des portes dans leur coin, pourtant. Alors pourquoi déranger les autres passagers, surtout aux heures de fort achalandage?

6) Les imbéciles qui jettent des déchets par terre. Bordel. Comme s'il n'y avait pas de poubelles dans les stations.

7) Les distraits qui arrivent aux tourniquets mais qui n'ont pas sorti leur passe. Pourquoi attendent-ils à la dernière minute?

À part ça, j'aime beaucoup prendre le métro. Je peux y lire plein de classiques, comme Anna Karénine.

lundi 29 septembre 2008

Reggie Dunlop est mort!!

Je suis un peu en retard sur l'actualité, mais je tenais quand même à en parler. Paul Newman est mort vendredi soir dernier, à 83 ans. Il laisse derrière lui une filmographie intéressante, marquée par des classiques comme The Hustler (1961), Butch Cassidy And The Sundance Kid (1969), The Sting (1973) et Slap Shot (1977). Le célèbre acteur est aussi connu aussi pour son entreprise de vinaigrettes, qu'il décrivait comme des "kick in the derrière dressings". Ce qui est moins connu, c'est que les profits de cette entreprise allaient à une fondation ayant pour but de créer des camps de vacances pour enfants malades. Et à en croire cet article, cette noble mission se poursuivra.

vendredi 26 septembre 2008

Copieux, dites-vous?

Un repas de 6000 calories, ça vous tente? Si oui, allez à Londres, au Green door bar and grill, et vous pourrez déguster ce festin, qui représente trois fois l'apport quotidien en calories nécessaire à une femme adulte.

lundi 22 septembre 2008

L'été, c'est fait pour jouer

L'automne arrive officiellement aujourd'hui. L'été est déjà terminé. Un été assez désolant, au plan de la température, mais quand même intense, que j'ai partagé entre le travail et les sorties. Les meilleurs moments: les spectacles de d'Iron Maiden, de Paul McCartney et de Mudhoney; les virées à Sutton, Québec, Saint-Bruno, Magog et Chambly; les tournois de softball; les nombreuses promenades en vélo; les quelques partys à Montréal; les terrasses et les sorties au resto; les bières de balcon. Et si j'étire un peu l'été jusqu'au début de juin, j'ajouterais le mariage de Daniel et Vicky, le Tour la nuit et le Tour de l'Île et le lancement de disque de Brigitte Bordel. Ouais, l'été passe toujours trop vite.

jeudi 18 septembre 2008

Un grand enfant de 290 livres

Le lutteur David Michael Bautista, mieux connu sous le nom de Batista, est un solide gaillard de 6 pieds 6 pouces qui pèse 290 livres. Mais derrière son gabarit imposant, Dave cache une passion secrète pour le moins étonnante: il collectionne... les boîtes à lunch. Sa préférée? Une boîte de la série Green Hornet de 1967, à l'effigie de Bruce Lee. En passant, si vous possédez une boîte à lunch Superman de 1954 (en parfait état, bien sûr; les collectionneurs ne veulent que le top du top) et que vous souhaitez vous en débarrasser, contactez Dave; c'est la pièce qu'il recherche avec le plus d'intérêt. Il en trépignera de bonheur. Après ça, on dira que les lutteurs sont tous des brutes épaisses et insensibles.

mardi 9 septembre 2008

82 à 0!!!!!!!!

L'équipe slovaque de hockey féminin a atomisé la Bulgarie 82 à 0 dans un match de qualification olympique. 'Stie que ça devait être un match ennuyant!!

dimanche 31 août 2008

Bières et saveurs

Hier, mon amie Sarah et moi sommes allés à Chambly pour la septième édition de la fête Bières et saveurs. Après un amusant trajet en navette via les champs de maïs, on est arrivés à Chambly. Dès notre entrée sur le site, j'ai rencontré mes amis Benoit et Estela, que je n'avais pas vus depuis quelques années. Quel excellent début!! Puis, Sarah et moi avons commencé à boire.

Ce fut une journée formidable: beaucoup de bière, de bouffe, de bonnes odeurs, de spectacles (si vous aimez la musique expérimentale, surveillez le groupe Kamendja), le tout sur un site enchanteur, à côté du Fort Chambly et de la rivière Richelieu. En plus, il a fait beau et chaud toute la journée. Mon coup de coeur: les bières de la brasserie artisanale Le Bilboquet, de Saint-Hyacinthe.

Le retour fut très drôle; on a été attendre la navette à un arrêt de bus et peu à peu, une file s'y formait, de sorte que l'ambiance devenait assez festive merci. J'ai fait du pouce pour le pur plaisir de la chose, mais évidemment, personne ne nous a embarqués.

On a fini la soirée sur la rue Peel et je dois dire que le Peel Pub, c'est de la merde. Quand la serveuse te fait sentir que tu la déranges... enfin. Le Maclean's, juste à côté, est beaucoup mieux, malgré les pichets à 19 dollars et le militaire saoul qui tenait tellement à nous parler. La musique était plus à mon goût et la salsa maison rocke complètement. Ça, c'est une salsa piquante!!

La fête Bières et saveurs, c'est bien mieux que le Mondial de la bière de Montréal. J'y retournerai l'année prochaine. Cheers!!

mardi 26 août 2008

Le ciment social

Cyberpresse a publié deux articles très intéressants sur les récentes coupures du gouvernement Harper dans les programmes de diffusion de la culture: un de Marc Cassivi, qui critique les coupures, et un de La Presse Canadienne, qui démontre les impacts économiques majeurs de la culture au pays.

À ceux et celles qui pensent que les subventions à la culture sont de l'argent gaspillé, je dirai ceci: les oeuvres en elles-mêmes ont peu d'importance. L'important, c'est que la culture constitue le ciment social. D'où la nécessité de la financer.

mercredi 20 août 2008

Les disciplines abandonnées aux Jeux olympiques

Cet intéressant article présente quelques disciplines qui, pour une raison ou une autre, ont été abandonnées aux Jeux olympiques. Le tir aux pigeon (vivant)? Le souque à la corde? La nage sous l'eau? Feel the excitement.

mardi 19 août 2008

Thetford Chicken Massacre

Imaginez un évènement où une des principales activités consiste à décapiter des poulets et des dindes, avant de lancer les carcasses sur un "damier". Secouées de soubresauts nerveux, elles sautent un peu partout avant de s'effondrer pour de bon. Les spectateurs peuvent parier sur la case où s'arrêteront les volailles.

Et où se déroule cet abject évènement? Thetford Mines. Très classe. Le nom? Le Thetford Chicken Massacre. Encore plus classe.

Devant les protestations, l'organisateur a décidé d'annuler ce monument du bon goût.

dimanche 17 août 2008

Sur le Mont-Royal

Enfin du soleil!! J'en ai donc profité hier après-midi pour aller à l'observatoire du Mont-Royal (appelé belvédère Kondiaronk), en compagnie de plusieurs membres de ma famille. Quelle belle vue! Et quelle promenade agréable sur le chemin Olmstead! C'est formidable de pouvoir marcher dans un environnement aussi enchanteur, à deux pas du chaos de la ville. Je n'avais jamais été à l'observatoire, alors ma découverte de Montréal s'est poursuivie de belle façon.




lundi 11 août 2008

Take me out to the ballgame

Dimanche dernier, pour la première fois depuis plus de dix ans, j'ai joué au baseball. À la balle molle, en fait. Et quel plaisir! Je la cognais, cette balle, si molle fut-elle! Mon meilleur coup fut un double convaincant, qui a donné un point à mon équipe. Une chouette équipe d'ailleurs, avec plein de gens que je n'avais jamais rencontrés mais qui partageaient une même passion pour les sports de balle. J'ai aussi pu étrenner mon nouveau gant de baseball, que j'avais acheté la veille dans une vente de débarras, pour 5 dollars.

Super journée, donc: balle molle, bière, plein de filles en jupe et collants, hot dogs, soleil. Et en soirée? Plus de bière, plus de bonnes discussions et une poutine. Me likes softball.

jeudi 7 août 2008

mercredi 6 août 2008

Bons baisers de Paris

Par le biais d'une vidéo disponible sur le site Funny or die, Paris Hilton a réagi à une récente publicité du Parti républicain dans laquelle elle était associée à Barak Obama. Je ne pensais jamais dire ça, mais Paris a répondu avec une intelligence et un sarcasme délicieux. Sa vidéo est vraiment tordante! Thanks for the endorsement, white haired dude... ha ha!!

mardi 5 août 2008

The Dark Knight

Dimanche après-midi, j'ai été prendre un bain de foule au cinéma près de chez moi pour aller voir The Dark Knight, de Christopher Nolan. J'ai beaucoup aimé, malgré le fait que je ne sois pas un grand amateur de films de superhéros. Mais The Dark Knight est bien plus que ça: Nolan a créé une oeuvre magistrale, sombre, violente, intelligente, complexe, déroutante. Déjà un classique, à mes yeux. Ce film met la barre très haute pour tous les prochains films de superhéros. Très haute. Genre, olympiquement haute.

J'ai particulièrement aimé comment les thèmes classiques du Bien et du Mal ont été exploités. Pas de noir ou de blanc: que des zones grises, que des personnages riches, nuancés, déchirés entre leurs principes et leurs désirs. Heath Ledger est totalement The Joker. Tellement plus que Jack Nicholson.

C'est étrange, mais par moments, The Dark Knight m'a fait penser à mon film préféré, Apocalypse Now. Les deux présentent le portrait d'une Humanité rongée par le Mal et les choix qui nous restent devant cette situation: s'y soumettre ou lutter contre elle.

Par contre, je trouve un peu spécial que les internautes l'aient voté meilleur film de tous les temps, sur le Internet Movie Database. Il est encore tôt pour bien mesurer l'impact du film dans l'histoire du cinéma. Chose certaine, il devrait récolter quelques Oscar en 2009.

lundi 28 juillet 2008

Coupe Rogers et autres activités de tourisss

Hier matin, j'ai assisté à des matchs de la coupe Rogers, avec mon amie Delphine. Un conseil: ne parlez pas trop pendant l'action. La madame assise à droite n'aime pas ça.

Le premier match, entre Marion Bartoli et Melanie South, a duré 2 h 12 et il fut plein de rebondissements. Bartoli l'a finalement emporté. Puis, ce fut la rencontre entre Patty Schnyder et Meng Yuan; elle a été interrompue par la pluie. C'était un bon moment pour partir, d'autant plus que je travaillais en fin d'après-midi. Comme de fait, le soleil est apparu sitôt qu'on est sortis du stade.

On s'est alors promenés dans le quartier autour du parc. J'ai ainsi pu découvrir une partie du parc Jarry (pas mal du tout...) et le marché Jean-Talon (que de produits à goûter!!). Deux endroits bien connus que je n'avais pourtant jamais visités. Ouais, je sais, il était plus que temps.

Ce genre d'activités me fait toujours réaliser à quel point j'apprécie le plaisir d'agir comme un touriste dans ma propre ville. Et il me reste encore beaucoup de choses à connaître ici-même, à Montréal. Je pourrai donc faire durer ce plaisir pendant un bon moment.

mardi 22 juillet 2008

Québec, Paul et les déchets

Je reviens d'une fin de semaine à Québec, où je n'avais pas mis les pieds depuis plus de deux ans. Quel plaisir de retourner dans cette ville! L'ambiance y est électrisante. L'effet 400e se fait vraiment sentir.

Samedi fut consacré à la consommation de bière, dans plusieurs lieux, tant publics que privés. J'en ai assez dit.

Dimanche fut une journée mémorable: déjeuner au Tutti Frutti, promenade sur la bourdonnante rue Saint-Jean, visite de la maison de mon ami Éric, à l'île d'Orléans (quel endroit enchanteur), souper BBQ chez lui et spectacle de Paul McCartney.

Et quel spectacle!! Je n'ai jamais été un grand fan de McCartney, mais je sais apprécier un événement historique quand j'en vis un. Il s'est passé quelque chose de spécial, ce soir-là. C'était magique de voir plus de 250 000 personnes de différentes générations partager une même expérience. Et Paul a été généreux: 36 - ou 37, selon le média - pièces, dont plusieurs classiques (d'aucuns diront qu'elles étaient toutes des classiques), pour plus de 2 h 30 de musique. Pas mal du tout, pour un homme de 66 ans.

Un des seuls points négatifs de la soirée fut la quantité hallucinante de déchets sur le site du spectacle. Partout où je marchais, j'écrasais des bouteilles d'eau vides, des sacs de chips, des sacs de plastique et autres détritus. Je n'en avais jamais vus autant en un même lieu non destiné à les recueillir. Même pas à Caracas.

Je suis finalement rentré chez moi, lundi matin, après quelques péripéties allo-stopiennes. J'ai à peine eu le temps de me préparer pour aller travailler. Ouf... j'adore ces fins de semaine intenses. Mon seul regret: ne pas avoir vu le Moulin à images de Robert Lepage. Mais ça ne fait qu'une bonne raison de plus pour retourner à Québec dès que possible.

mardi 15 juillet 2008

Miss Univers 2008

Dayana Mendoza, 22 ans, alias Miss Venezuela, a été élue Miss Univers 2008. Le Venezuela a "produit" cinq Miss Univers (1979, 1981, 1986, 1996, 2008). Et vous savez quoi? Les gens en sont fiers, là-bas.

Par ailleurs, Miss États-Unis a trébuché sur scène, pour une deuxième année consécutive. Espérons que ce n'est pas le début d'une tradition.

jeudi 10 juillet 2008

La piqûre

Il y a 10 ans aujourd'hui, je partais pour l'Europe. C'était mon premier "vrai" voyage. J'ai été y faire un Chantier jeunesse, soit un projet de travail volontaire, en compagnie d'une douzaine de jeunes Européens. J'ai débarqué à Bruxelles, puis le lendemain, je me suis dirigé vers Berlin, lieu de mon projet. J'y suis arrivé le soir du Love Parade, un des plus gros rassemblement musical au monde. Le rave avait attiré plus d'un million de personnes dans les rues de la ville, cette année-là. Je ne connaissais pas l'événement, alors je fus plutôt surpris de voir autant de gens dans les rues et dans les transports en commun. D'autant plus que, pour la plupart, ils étaient habillés de façon vraiment bizarre.

C'était le début d'une grande passion. Les voyages. J'ai déjà hâte à mon prochain. En 2009, sans doute...

mardi 8 juillet 2008

Incroyable mais vrai: les Pringles ne sont pas des chips

La Haute Cour de Londres vient de statuer que les Pringles ne sont pas des chips; ils seraient plus proches des biscuits ou des gâteaux, en raison des ingrédients qui entrent dans sa fabrication. Alors, la prochaine fois que vous faites une soirée télé, vous ne pourrez demander à votre partenaire de vie "Chéri-e, va chercher les chips Pringles sel et vinaigre". Troublant, n'est-ce pas?

lundi 7 juillet 2008

Ouch!!

Même si elle est scénarisée, la lutte professionnelle demeure une activité dangereuse, comme le démontre le vidéo suivant.

dimanche 6 juillet 2008

Quelques trucs

- J'ai oublié de rentrer travailler vendredi. C'était la première fois que ça m'arrivait. Ouais, c'est vraiment vedge.

- Avez-vous entendu parler de la compétition de mangeurs de hot-dogs? C'est dégueulasse.

- Hier, j'ai fait une promenade d'une heure en vélo. C'était une journée parfaite.

- Toujours hier, mon ami Antoine est venu boire quelques bières chez moi. C'était une belle soirée.

lundi 30 juin 2008

Escapade à Sutton

Autant j'aime Montréal, autant j'aime en sortir à l'occasion, histoire de goûter un peu de vraie tranquilité. C'est pourquoi cette fin de semaine, j'ai été à Sutton pour visiter une de mes proches amies et son copain. Ils vivent dans une chaleureuse maison, dans les bois.

J'y ai profité de mon premier feu de l'année. Ce fut l'occasion de renouer avec des ami-es de longue date que je ne vois pas souvent, pour toutes sortes de raisons. Les voies de chacun se diversifient, avec les années. Ainsi, il commence à y avoir de plus en plus d'enfants dans les partys. Rien pour nous rajeunir... ha ha!! Or cette tendance ne fera que s'accentuer. Et plus cette tendance s'accentuera, plus les moments de retrouvailles seront précieux, car chaque fois ce sera une nouvelle preuve que le temps, malgré tout, ne parvient pas à altérer nos liens.

En plus de revoir plein de monde, j'ai pu y pratiquer des activités inhabituelles, comme fendre du bois à grands coups de hache (croyez-moi, ça fait sortir le mâle en soi) et me baigner dans un étang. Cependant l'eau était froide. L'été n'est pas encore tout à fait arrivé, pour certaines choses. Mais il commence fichtrement bien.

vendredi 27 juin 2008

Québec et Québec

Paris Match publie un numéro spécial sur le 400e anniversaire de Québec. Bonne idée, sauf que la revue présente un portrait de la province et non de la ville. Ouch!! C'est incroyable de confondre les deux concepts. En plus, l'accent aurait été mis sur Montréal... vraiment, on assiste à un manque de professionnalisme hallucinant. Je comprends la colère des gens de la VILLE de Québec.

mercredi 18 juin 2008

La lâcheté

Avez-vous lu cette histoire? Un individu (un gars, je vous parie un brun là-dessus) a menacé un professeur de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke. Non mais quel déchet!! Quand tu as un problème avec quelqu'un, tu vas le régler en personne, comme un être civilisé. Pas en te cachant derrière des courriels et des téléphones anonymes. Lâche...

dimanche 15 juin 2008

Daniel et Vicky au Japon

Mes amis et nouveaux mariés Daniel et Vicky sont maintenant au Japon, pour l'été. Je vous invite à lire les récits de leur aventures nippones, à cette adresse.

mercredi 11 juin 2008

Hulk = Shrek

J'ai vu la bande-annonce pour le nouveau film The Incredible Hulk, avec Edward Norton. Ça me semble particulièrement nul à chier. Quand j'étais enfant, je regardais la série télévisée. J'en ai revu des épisodes récemment et l'émission vieillit plutôt bien. Sauf que la bande-annonce m'a donné l'impression que le film contient plus d'explosions qu'une saison complète de la série. Encore une série-culte détruite par Hollywood.

Par ailleurs, en subissant cette fameuse bande-annonce, je ne pouvais m'empêcher de trouver que, en plus d'être vert comme Shrek, Hulk bouge comme lui. Mais je suis sûr d'une chose: les films de Shrek sont infiniment meilleurs que ne l'est cette nouvelle mouture de Hulk. On parie?

dimanche 8 juin 2008

Vive les mariés!

Un mariage à l'église en 2008? Oui, ça existe encore!! J'ai assisté hier, par une chaude et humide journée, à cet événement rarissime, à Plessisville. Mes amis Daniel et Vicky se sont mariés, devant Dieu, les hommes et les femmes. La cérémonie fut typique : beaucoup de blabla pour finalement en arriver à l'essentiel, soit l'échange des anneaux et le baiser. Puis, séance de photos sur le parvis et déplacement à la salle de réception.

Un cocktail a amorcé en beauté la réception. Vin rouge et O'Keefe ont complété mes libations. Un animateur a énergiquement dirigé les activités, avec des jeux désopilants. Les convives ont ensuite dansé comme des défoncés. Je suis rentré chez moi vers 4 h, heureux d'avoir vécu des moments aussi agréables. Il y avait vraiment une belle ambiance, une bonne humeur contagieuse. Quoi qu'on pense de la religion, ses rituels dégagent une beauté et une magie qui unissent les gens. Ça manque à notre société, aujourd'hui.

Je ne sais pas si j'aurai l'occasion de revivre un tel événement, mais chose certaine, j'étais bien content d'y avoir assisté.

vendredi 6 juin 2008

Folie et photos

Après le travail, hier, j'ai assisté au vernissage du concours de photos Flash! Pour un monde différent d'Alternatives. En m'y rendant, j'ai effectué un détour par Crescent. La rue grouillait de monde; la folie de la F1 a certes remplacé la folie du hockey. Sur McGill College, le Fashionweek (je ne me souviens plus du nom en français... déformation professionnelle) battait son plein. Je ne porte pas un grand intérêt pour la mode, mais la curiosité m'a poussé à y aller. Rien n'a vraiment retenu mon attention, à part la scène suivante: d'un côté de la rue se trouvait un stand où plusieurs filles se faisaient maquiller; de l'autre, un bar où les gars, sans doute amenés de force par leur blonde, buvaient de la bière. Séparés comme les eaux de la mer Rouge. Très comique.

Le vernissage fut vraiment intéressant et inspirant. De belles photos prises par les stagiaires, aux quatre coins du monde. L'événement s'est terminé trop tôt à mon goût; n'eût été du fait que je travaillais ce matin, j'aurais été poursuivre la fiesta avec mes ami-es. Mais bon, je suis sage.

dimanche 1 juin 2008

Retour sur le Tour la nuit

Le Tour la nuit fut un événement très intéressant: quel plaisir de se promener en pleine rue, le soir, à Montréal!! L'ambiance était légère, les cyclistes pédalaient avec plaisir, sans esprit compétitif. J'ai particulièrement aimé le passage dans la carrière Lafarge; l'endroit avait des airs sinistres. Le genre de lieu que je ne fréquenterais pas seul, le soir; mais avec 12 000 personnes, pas de stress.

Le Tour s'est terminé par des activités au parc Maisonneuve, mettant en vedette des musiciens (Babin et ses Chics Clochards) et des artistes de rue (cracheurs de feu; contortionnistes). Histoire de reprendre les calories perdues, j'ai bu quelques bières et je suis rentré chez moi, car je travaillais le lendemain, en matinée.

Maintenant que j'ai fait le Tour la nuit et le Tour de l'Île, je peux dire que j'ai préféré le Tour de l'Île; c'est un défi plus grand. Mais je referais quand même les deux. Pour le plaisir de pédaler.

Mon premier Tour de l'Île

J'ai participé pour la première fois au Tour de l'Île, ce matin, et ce fut fantastique!! Bon, le temps était frais; la pluie s'est jointe aux cyclistes vers le 27e kilomètre; le vent soufflait avec force, surtout vers l'Est. Néanmoins, j'ai adoré ça.

Moments forts: le cycliste qui a dépassé tout le monde, au 26e kilomètre, en hurlant "À bas l'équité salariale!!" et "Des peines trop sévères pour nos pédophiles!!"; les hordes de jeunes filles qui hurlaient avec enthousiasme des encouragements aux cyclistes; les gens qui encourageaient les cyclistes depuis leur résidence; le plaisir de rouler dans des parties de Montréal que je ne connaissais pas; les conversations spontanées avec les autres cyclistes.

Moments faibles: le deuxième tiers du parcours, ponctué de pluie et de forts vents; la pluie qui arrête au moment même où j'arrive au parc Maisonneuve; le cycliste qui jasait dans son cellulaire, en roulant, vers le 18e kilomètre; le fait que le parcours mesurait 45 kilomètres, plutôt que 50.

Bref, une expérience très concluante, que je compte répéter lors des prochaines années.

vendredi 30 mai 2008

Tour la nuit

Je reviens du Tour la nuit et j'ai adoré mon expérience. J'y reviendrai plus en détails très bientôt.

mardi 27 mai 2008

Sydney Pollack (1934-2008)

Le réalisateur états-unien Sydney Pollack est décédé hier, à l'âge de 73 ans. J'aimais beaucoup ses films, comme le magnifique Out Of Africa, l'hilarant Tootsie et l'enlevant The Three Days Of The Condor. Une oeuvre à redécouvrir.

jeudi 22 mai 2008

"Le scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel

Hier soir, j'ai regardé "Le scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel (Before Night Falls). Très beau film, inspirée d'une histoire vraie. Jean-Dominique Bauby, un homme au début de la quarantaine, subit un AVC et tout son corps, à part son oeil gauche, se retrouve paralysé. Il doit donc réapprendre à vivre, prisonnier de son corps (le scaphandre) et de ses souvenirs, de son imagination (le papillon). Avec l'aide des employé-es du centre de réadaptation où il suit ses traitements, il parviendra à écrire un livre!! Un film bouleversant, profond, humain, avec d'excellents acteurs (Mathieu Amalric, Max Von Sydow - un des acteurs fétiches d'Ingmar Bergman-, Marie-Josée Croze, entre autres). Le livre existe réellement, et je serais bien curieux de le lire. Je suis sûr que mon amie Marie Josée l'a lu...

mardi 13 mai 2008

Les Jedi sont parmi nous

Je me demande ce qu'il y a de plus troublant dans la nouvelle suivante:

http://www.cyberpresse.ca/article/20080513/CPINSOLITE/80513116/5406/CPINSOLITE

1 - Le fait qu'une Église Jedi existe en Angleterre;

2 - Le fait qu'elle compte une trentaine de membres;

3 - Le fait que les membres de la dite Église portent des noms inspirés de ceux des personnages des films (Maître Jonba Hehol... what???);

4 - Le fait que l'agresseur se soit déguisé en Darth Vader au mois de mars;

5 - Le fait que ce même agresseur affirme avoir bu 10 litres de vin avant de commettre son crime (TAB... je ne sais pas pour vous, mais après plus de 2 litres, je retourne à l'état de protozoaire);

6 - Le fait que Darth Ivrogne ait utilisé une béquille en métal pour varger sur l'autre geek (quoique ça me rappelle quand Shawn Michaels avait utilisé la prothèse de Maurice "Mad Dog" Vachon dans son No Holds Barred Match contre Diesel, lors du gala Good Friends, Better Enemies, le 28 avril 1996).

Comme le disent si bien les anglophones, I'm flabbergasted...

lundi 12 mai 2008

"Blazing Saddles" de Mel Brooks

Hier après-midi, j'ai regardé Blazing Saddles (1974), de Mel Brooks. Très bonne comédie, décapante, qui démontre encore une fois le génie délirant de Brooks (la fin du film, en particulier). Blazing Saddles raconte l'histoire d'un politicien véreux qui veut acquérir les terres d'une petite ville du Far West où passera une ligne de chemin de fer. Pour faire fuir les habitants et ainsi obtenir les terres à un prix dérisoire, il utilise son pouvoir d'influence pour y faire engager un shérif... noir. En 1874. S'ensuit alors une suite ininterrompue de péripéties, dont certaines d'un goût très douteux (la scène du feu de camp constitue un classique du mauvais goût). La rectitude politique n'existe pas dans ce film, de sorte que certaines blagues rentrent comme une tonne de briques, pour le plus grand plaisir des amateurs d'humour noir. Brooks utilise aussi de nombreux anachronismes, qui renforcent l'absurdité calculée du film. Les amateurs du réalisateur vont raffoler de Blazing Saddles. Tous les éléments qui ont fait la renommée de Brooks s'y trouvent et créent une comédie percutante, drôle et intelligente.

mardi 6 mai 2008

Bonne fête Ludo!!

C'est aujourd'hui la fête d'un de mes meilleurs amis, mon coloc Ludo (ou parfois appelé Jean-François). Bonne fête, Ludo!! Bienvenue dans le club...

jeudi 1 mai 2008

Miss Elizabeth

Je me doute que la grande majorité d'entre vous n'en a rien à cirer, mais aujourd'hui marque le cinquième anniversaire de la mort de Miss Elizabeth (Elizabeth Ann Hulette). Gérante dans le monde de la lutte professionnelle, elle est surtout connue pour avoir géré Macho Man Randy Savage. À l'écran, ils avaient une relation malsaine: il la traitait comme de la merde, comme son nom de personnage permet de l'imaginer. Mais tout ceci a changé lors du légendaire Career Match de Savage contre The Ultimate Warrior, à Wrestlemania VII. Après avoir subi la défaite, Savage a effectué un des plus mémorables et émouvants face turn (c'est-à-dire: il est redevenu un bon) de l'histoire de la lutte, en étreignant Miss Elizabeth, qui venait alors de le sauver des griffes de la méchante Queen Sherri: louez le DVD et vous verrez plusieurs femmes qui pleuraient de bonheur dans la foule. Rarement la WWE a aussi bien réussi à raconter une histoire. Freakin' classique!!

Miss Elizabeth avait de la classe et elle était très jolie (pour les années 80, on s'entend). Il n'y a plus de femmes comme elle aujourd'hui, dans la lutte professionnelle. La plupart ne sont que des pitounes siliconées et généralement peu vêtues. Beuh. Je préférerai toujours regarder la photo de Miss Elizabeth que je conserve encore à côté de mon lit que de subir la vision d'une bande de bimbos en train de s'arracher du linge ou de se battre dans du lait de poule.

http://rajah.com/base/node/12335

jeudi 17 avril 2008

Thomas Kohnstamm: fraudeur ou nomade sédentaire?

Thomas Kohnstamm, auteur de plusieurs guides de voyages pour la célèbre collection Lonely Planet, a récemment admis avoir écrit certaines parties de ses guides, dont celui sur la Colombie, sans même avoir visité les pays en question. Lonely Planet affirme que, malgré tout, les contenus des guides de Kohnstamm s'avèrent exacts. Pour celui sur la Colombie, Kohnstamm, alors résidant de San Francisco, a recueilli les informations auprès de sa copine de l'époque, qui travaillait comme stagiaire au Consulat de Colombie.

C'est plutôt troublant. D'abord, qui a pris la peine de revérifier les données des parties écrites par Kohnstamm sur la Colombie? Est-ce qu'un autre rédacteur a effectué le périple pour les corroborer? Puis, qu'arriverait-il si de fausses informations menaient à des conséquences fâcheuses pour des voyageurs? Qui serait responsable? D'autant plus que certains pays d'Amérique du Sud et d'Amérique latine, comme la Colombie, comptent des régions dangereuses pour les touristes. Par exemple, il est déconseillé de se promener dans la zone frontalière entre la Colombie et le Venezuela, en raison de la présence des FARC...

Kohnstamm a contribué au guide Lonely Planet sur le Venezuela, dont je me suis beaucoup servi lors de mon voyage. Cependant, à travers mes expériences, je n'ai pas trouvé d'erreur dans le guide. Kohnstamm a rédigé des sections plus générales, comme l'introduction au pays, mais aussi celle sur les transports. Il aurait ainsi très bien pu puiser ces données dans plusieurs sources, sans même avoir à se déplacer sur le terrain. Il se pourrait alors fortement que Kohnstamm n'ait pas visité le Venezuela, bien qu'il l'affirme dans son texte de présentation. Enfin. Lonely Planet procède actuellement à une révision de tous ses textes. C'est bien la moindre des choses.

Tout ça pour dire que les guides de voyages peuvent être très utiles, mais que parfois, certains sites, comme celui de VoyageForum.com ou Thorn Tree Travel Forum (le forum de Lonely Planet), peuvent donner des informations plus précises, basées sur les expériences personnelles de la communauté mondiale de voyageuses et voyageurs. Il m'apparaît donc important, quand c'est possible, de contrevérifier les infos avant et pendant un voyage. Soyez vigilants.

Quelques liens:

http://www.lelibraire.org/detail_actualites.asp?cat=1 (un article sur la fraude de Kohnstamm)

http://www.lonelyplanet.com/about/thomas_kohnstamm.cfm (un article de Lonely Planet sur la controverse entourant Kohnstamm)

mercredi 16 avril 2008

Anonymous... la suite

Pour faire suite à mon message du 12 avril:

http://www.cyberpresse.ca/article/20080416/CPMONDE/80416080/6723/CPMONDE

Bouffée de nostalgie

Je rédige en ce moment un article pour une future publication de l'organisme Alternatives, avec lequel je suis parti au Venezuela. En effectuant des recherches pour trouver certaines informations sur les musiques du pays, je suis tombé sur ce site:

http://venezuelatina.com/

Quel site remarquable!! Jean-Luc Crucifix (son vrai nom? Damn, moi qui croyait que Jean Lacrotte détenait l'honneur de porter le nom le plus étrange de la francophonie), un Français vivant au Venezuela depuis 1983, y écrit avec talent ses aventures, observations et analyses sur le pays, sa population, sa culture, sa politique, etc. Jean-Luc possède une très belle plume, vivante, intelligente, nuancée, drôle, incisive mais pas prétentieuse. Ce site constitue une source d'information extraordinaire, d'autant plus qu'il présente le point de vue d'un "étranger" qui vit dans le pays depuis 25 ans. On est loin des guides de voyages, on est dans le quotidien, le concret. Je lisais ses textes et je ne pouvais m'empêcher de sourire. J'ai vu ou vécu bien des choses dont il parle dans ses articles (le problème de pollution à cause des bouteilles non consignées de Solera Light... tellement vrai!!). Et j'approuve pratiquement tout ce qu'il raconte. Par moments, j'avais l'impression de revivre certains épisodes de mon voyage. Que de souvenirs...

mardi 15 avril 2008

Go Habs go!!

Comme des millions de gens, j'ai regardé la partie Canadiens-Bruins ce soir. J'ai bien aimé la fin du match. Ce fut intense. Les Bruins étaient en feu. Mais ils ont perdu pareil... gna.

Je n'avais pas regardé autant de hockey depuis 1993, quand les Canadiens ont gagné leur dernière coupe Stanley. J'étais alors un mordu de hockey. Je l'étais encore plus dans les années 1980. Je collectionnais plein de gugusses ornées du logo du CH. J'avais aussi un superbe sweat suit bleu-blanc-rouge. Où sont passés tous ces trucs je n'en sais rien. Vendus dans une vente de garage, sans doute. Ça ou ils ont été pour ainsi dire "câlissés" dans la dump qui trônait au fond du champ sur la ferme familiale. Ouais, je suis un pur produit du terroir.

Mes meilleurs souvenirs de hockey remontent à 1986, année mythique pour les Canadiens. J'avais regardé tous les matchs de toutes leurs séries. Patrick Roy avait offert une performance hallucinante. Je me souviens en particulier du 24 mai 1986, quand les Canadiens avaient gagné la coupe. La province avait alors explosé de joie et de fierté - sauf à Québec, bien sûr. Les fans des Nordiques étaient en crisse. Une belle époque.

Ces dernières semaines, je redécouvre une fièvre semblable à celle de 1986, dans les rues de Montréal. Pas aussi intense, certes; pas pour le moment, du moins. Tout de même, les panneaux des autobus montrent des messages comme Go, Canadiens, go. Les commerçants décorent leurs locaux avec des articles à l'effigie du logo de l'équipe. J'ai même vu une autopatrouille avec des drapeaux des Canadiens. J'aime cette ferveur, elle rend tout le monde de bonne humeur. Et ça donne beaucoup de charme à ce printemps. En espérant que cette effervescence dure longtemps...

Go Habs go!!

samedi 12 avril 2008

Anonymous à Montréal?

Aujourd'hui, en me rendant chez ma cousine, j'ai assisté à une scène particulière. Au coin des rues Mont-Royal et Papineau se tenaient quelques dizaines de manifestants. Et pourquoi manifestaient-ils? Ils dénonçaient l'Église de scientologie. Ils portaient des masques et des pancartes aux slogans résolument anti-Église, et ce, à quelques pas des locaux de ladite Église. Appartenaient-ils au groupe Anonymous? Je ne sais pas, mais c'est bien possible. Voici un article intéressant sur le mystérieux groupe et ses actions:

http://www.prlog.org/10046797-internet-group-anonymous-declares-war-on-scientology.html

mercredi 9 avril 2008

Le monde et les temps changent

J'habite en face d'une cour d'école primaire. Tous les jours, je vois et j'entends des enfants jouer lors des récréations. Or, hier, en allant à l'épicerie, j'ai remarqué une chose: les pantalons de jogging et les sweat suits n'ont plus la cote auprès des jeunes du primaire. Non, ces fiers morceaux de tissu semblent avoir été éliminés des cours d'école. Je me souviens, quand j'étais au primaire, je ne portais pratiquement jamais autre chose que ce genre de vêtement. Et je n'étais pas seul. Le confort d'un pantalon de jogging le rendait si agréable à porter. J'en porte encore à l'occasion, chez moi. J'en ai beaucoup moins qu'avant, à vrai dire. Mais quel plaisir d'en enfiler une paire... Ah, autres temps, autres moeurs.

Mais je ne désespère pas. La mode est un phénomène cyclique. Les pantalons de jogging et sweat suits retrouveront leurs lettres de noblesse. En tout cas, si je me fie à ce que je vois dans les rues de Montréal, ils sont déjà réhabilités par certaines personnes. Des jeunes adultes. Nostalgiques, peut-être. Ou peut-être ont-elles simplement réalisé que ces vêtements moulent bien les formes et qu'ils constituent ainsi un nouvelle façon d'être sexy.

vendredi 4 avril 2008

Deux gars et un printemps

Vous êtes-vous déjà demandé de quoi avaient l'air deux gars qui célébraient l'arrivée du printemps?










Vous avez maintenant votre réponse.

jeudi 3 avril 2008

Le Bistro sur la rivière

Donc, pour continuer dans l'optique mentionnée dans mon message précédent, je vous parlerai d'un sympathique resto que j'ai découvert hier: le Bistro sur la rivière. Situé au coin des rues Larivière et Harmony, il dégage un cachet particulier, et ce, avant même qu'on ne franchisse la porte. L'endroit est petit mais très chaleureux. Avant, c'était un casse-croûte du genre "grosse pout' avec deux steamés all-dressed", comptoir et tabourets inclus. Aujourd'hui, le Bistro se veut davantage un croisement entre un resto convivial et une vitrine pour artistes, comme en témoignent les nombreux tableaux ornant les murs. En outre, les prix y sont raisonnables et la nourriture y est très bonne.

La clientèle semble constituée autant de gens d'affaires, de professionnels que d'artistes, apparemment tous amateurs de vins. De nombreux habitués fréquentent les lieux, car de toute évidence les gens se connaissent, ils se mêlent spontanément aux conversations des autres. Ainsi, j'ai jasé quelques instants avec un poète belge qui m'a parlé de son dégoût pour l'eau (sauf quand on y met quelques gouttes de Ricard...), de ses désillusions face au système d'enseignement universitaire et de son ami ministre de la culture en Côte-d'Ivoire, etc. Plutôt spécial, le mec. Mais c'est précisément ce genre de rencontre qui confère aux sorties une touche magique.

Malgré l'absence de rivière à proximité du resto, le Bistro sur la rivière est un bon endroit où faire escale.

Montréal est aussi déroutante que Caracas

J'ai failli ne plus continuer ce blogue. En effet, quand je suis revenu de voyage en janvier, je trouvais que tout ce que je pouvais écrire sur Montréal serait insignifiant par rapport à ce que j'avais écrit sur mes péripéties en Amérique du Sud. Mais depuis quelques jours, je commence à retrouver de l'intérêt envers ce blogue. Je réalise que je ne connais pas vraiment Montréal, même si je la fréquente depuis une vingtaine d'années. Maintenant que j'y vis, je constate qu'il y a tant à découvrir ici. Et ce sera l'angle que j'adopterai dans mes prochains messages. La familiarité fait souvent oublier les points d'intérêt d'un lieu. Ou d'une personne. Je poursuivrai donc mon voyage, mais ici.

lundi 31 mars 2008

Wrestlemania XXIV - les retombées

Ce fut un très bon gala. Pas le meilleur Wrestlemania (le X7 est très dur à battre), mais il a été meilleur que ce à quoi je m'attendais. En plus, le Citrus Bowl d'Orlando est un emplacement formidable pour un gala de lutte. C'est un stade ouvert, qui rappelle le Wembley Stadium de Londres. Les installations étaient franchement impressionnantes; c'est un des plus beaux aménagements jamais vus pour un Wrestlemania. La WWE a mis le paquet sur la production de l'événement et c'était généralement très réussi, hormis quelques ratés. Par exemple, les projecteurs qui illuminaient le ring ont flanché pendant le BunnyMania Lumberjack Match. Le ring a alors été plongé dans le noir pendant quelques secondes, avant que les systèmes d'appoint ne prennent la relève. Ce fut bizarre. Et j'ai lu ce matin sur Internet qu'à la toute fin du gala, un accident pyrotechnique avait fait près de 40 blessés mineurs dans la foule... tab...!!! Des feux d'artifices ont atterri DANS les gradins... c'est incroyable! Il y aura certainement des poursuites contre la WWE, c'est une histoire à suivre.
Le match de la soirée fut Michaels-Flair; effectivement, ce fut un classique. Flair a perdu, mais d'une façon qui cimentera sa légende. Une finale parfaite pour couronner une carrière phénoménale de 35 ans. Il y avait beaucoup d'émotion au Citrus Bowl, après le match. Plusieurs spectateurs pleuraient et tous savaient qu'ils venaient d'assister à un moment historique. Ils ont réservé une ovation debout bien méritée à Flair, qui pleurait lui aussi. Un moment vrai, émotif, comme on n'en voit pas beaucoup dans la lutte professionnelle.
Le Money In The Bank Ladder Match a lui aussi été excellent; il y a eu quelques moments tout simplement ahurissants, comme quand John Morrisson a pris une échelle dans ses mains et a fait un moonsault sur quatre lutteurs à l'extérieur du ring. Hallucinant! En outre, Shelton Benjamin a été extraordinaire. Son sunset flip à partir d'une échelle aussitôt suivi de la souplesse arrière de Mr. Kennedy sur John Morrisson était freakin' classique!! Et sa chute d'une échelle qui se trouvait dans le ring sur une autre échelle à l'extérieur du ring était démentielle; il faut vraiment avoir des cojones en béton pour accepter de faire une telle cascade. C'était vraiment dangereux...
Le moins bon match? Chavo Guerrero contre Kane. Eh oui, la WWE a réellement refait le coup de SummerSlam '88. Et c'était encore plus mauvais que dans ce temps-là. Un match de championnat qui dure à peine 10 secondes? Quelle farce.
J'ai donc deviné le résultat de 5 des 9 matchs: JBL, Batista, Michaels, Mayweather, Undertaker ont bel et bien remporté leur combat. Dans les autres cas, j'ai été surpris. CM Punk qui gagne le MITB? Il n'a pas encore l'étoffe d'un main-eventer. Randy Orton qui conserve sa ceinture? Pourquoi pas? Kane, nouveau champion de la ECW? Coudonc... The Glamazon et Melina qui gagnent? Quoique je me fous pas mal de ce match, finalement. C'est bien, dans le fond. C'est agréable de pouvoir encore être surpris par un gala de lutte, surtout à une époque où tous les résultats sont dévoilés sur Internet avant le gala.
Wrestlemania XXIV passera donc à l'Histoire comme étant un très bon cru. J'ai déjà hâte à Wrestlemania XXV...

dimanche 30 mars 2008

Wrestlemania XXIV : mes prédictions

Ce soir, je regarderai en direct Wrestlemania XXIV. Je ne suis toutefois pas super excité par la qualité des matchs cette année. Oh, il y en a quelques-uns dignes d'intérêt (Undertaker vs Edge; Shawn Michaels vs Ric Flair), mais la plupart sont ordinaires. J'y vais malgré tout de mes prédictions:
Belfast Brawl - Finlay vs JBL: Wow, je m'en fous de ce match, il ne devrait même pas avoir lieu à Wrestlemania; c'est un match pour Raw ou, au mieux, pour un gala moins prestigieux. Mais je dirais que JBL sera vainqueur, par des moyens discutables. Il est un chouchou de Vince McMahon et ça donnera l'occasion d'un match revanche lors d'un prochain gala.
Raw vs Smackdown - Umaga vs Batista: Batista vaincra Umaga. Umaga n'a plus de heat et Batista est un main-eventer reconnu. Il ne peut se permettre de perdre contre un lutteur qui a déjà connu ses meilleurs moments.
Battle Royal for the ECW Championship: 24 lutteurs très moyens (merdiques, dans certains cas) dans un même ring pour déterminer lequel va affronter un champion bien ordinaire. Beuh. Le résultat est sans grand intérêt, mais disons que The Great Khali sera le vainqueur, juste parce qu'il est fucking énorme.
BunnyMania Lumberjack Match - Ashley & Maria vs. The Glamazon & Melina: Un match totalement sans intérêt, le bathroom-break match de Wrestlemania. Je me fous éperdument du résultat, mais bon, je prédis qu'Ashley et Maria gagneront. Une chose est certaine: on y verra beaucoup de peau et peu de vêtements. Un segment conçu pour exciter le groupe démographique des hommes de 18-25 ans. Ça va être nul à chier.
Money in the Bank Ladder Match - Carlito, Mr. Kennedy, John Morrisson, Chris Jericho, MVP, CM Punk, Shelton Benjamin : Chris Jericho devrait gagner. Les autres ne sont pas des main eventers et ce serait poche que Mr. Kennedy l'emporte pour une deuxième année de suite. Le concept de MITB est encore trop récent pour permettre à un lutteur de gagner plus d'une fois. Il faut laisser la chance à d'autres lutteurs de faire leurs preuves. Jericho n'a plus rien à prouver, mais il est un choix crédible.
No Holds Barred Match - Big Show vs Floyd Mayweather : Floyd Mayweather gagnera. Sinon, pourquoi faire autant d'histoire avec un outsider? Big Show n'a plus rien à prouver et Mayweather met sa crédibilité de boxeur en jeu, il a trop à perdre pour ne pas gagner. Et puis, par le passé, quand un non-lutteur a participé dans un match à Wrestlemania, il a toujours gagné (ex. Lawrence Taylor, Akebono, Mr. T).
Career Threatening Match - Shawn Michaels vs Ric Flair: Shawn Michaels battra Ric Flair, dans un match qui deviendra à coup sûr un classique. Pas pour la lutte en tant que telle, mais pour le récit qui sera raconté. Flair sera vaincu par un adversaire digne de lui et il pourra prendre sa retraite la tête haute, lors du plus gros gala de l'année.

ECW Championship - Chavo Guerrero (Champion) vs Gagnant de la Battle Royal: Chavo Guerrero gardera sa ceinture. Un match de championnat sans build-up? À moins que la WWE décide de nous refaire le coup du Ultimate Warrior à SummerSlam '88, je ne vois pas pourquoi Chavo perdrait sa ceinture. Si insignifiante soit-elle.
World Heavyweight Championship - Undertaker vs Edge (Champion): j'aimerais beaucoup que Edge l'emporte, il le mériterait, il serait un candidat parfait pour mettre fin à la séquence de 15 victoires consécutives de Undertaker à Wrestlemania. Mais je pense que Undertaker va remporter la ceinture et porter sa séquence à 16-0. L'année passée, il aurait dû avoir un long règne de champion, mais les blessures l'en ont empêché. Il se reprendra donc cette année.
Triple Threat Match for the WWE Championship - Triple H vs John Cena vs Randy Orton (Champion): Triple H deviendra le nouveau champion. Cena a été champion trop longtemps depuis quelques années, ce serait une bonne idée de laisser quelqu'un d'autre. Et puis, ça donnerait un nouvel angle à la rivalité entre Cena et Triple H: Cena deviendrait le pourchassant et Triple H, le pourchassé.
Voilà, sur ce, je vais acheter de la bière en vue du gala.

vendredi 28 mars 2008

Une chronique cinéma

Cette semaine, j'ai regardé trois films. Est-ce vraiment un bon sujet de blogue? Pourquoi pas. Ça faisait depuis la fin de ma maîtrise que je n'avais connu une telle rage de cinéma. Quand je rédigeais mon mémoire, je ne sortais pratiquement plus de chez moi. Mais je regardais beaucoup de films; au moins deux ou trois par semaine. Or, depuis la fin de mes études, en avril 2007, je n'en ai presque pas regardés. J'avais besoin d'un sevrage, faut croire.
Je vais donc vous présenter ces trois films. Le premier: Poil de carotte de Julien Duvivier (1932). Après une première demi-heure assez ennuyeuse, le film devient plus intéressant. On assiste à l'effondrement psychologique d'un enfant mal-aimé. La fin est bouleversante. Les dialogues deviennent alors profonds, humains, grâce à des mots simples mais puissants. Si vous avez aimé Les 400 coups de Truffaut (1959), vous aimerez Poil de carotte; les deux films parlent sensiblement des mêmes thèmes, sauf que Duvivier l'a réalisé en 1932, soit 27 ans avant celui de Truffaut. Et c'est pour ça que Poil de carotte est plus cool.
Deuxième film: Le dernier des géants de Don Siegel (The Shootist; 1976). Le dernier film de John Wayne, son testament cinématographique. Un western prévisible, mais élégant, qui montre un côté plus humain de l'acteur controversé (ses opinions sur les Amérindiens ont suscité de vives réactions, par le passé). Pas un film essentiel, mais un bon divertissement pour les fans de John Wayne et de westerns.
Troisième film: Up the Yangtze de Yung Chang (2007). Un documentaire percutant sur la construction du barrage des Trois-Gorges, sur le fleuve Yangtsé (Chine), et les conséquences majeures sur les populations riveraines. Plus d'un million de personnes a été déplacé pour permettre la construction du plus grand barrage au monde. On suit le parcours de deux adolescents qui vont travailler sur des bateaux de croisière circulant sur le fleuve... troublant. La Chine comme vous ne l'avez probablement jamais vue.

jeudi 27 mars 2008

Ma saison de vélo est officiellement ouverte

J'ai fait du vélo pour la première fois de l'année ce matin. Quel plaisir de renouer avec ma bécane! Le soleil brillait sur Montréal, les rues étaient relativement carrossables - malgré certaines flaques de boue peu invitantes et certains morceaux de glace stratégiquement placés sur les rebords de rues. Peu importe. L'important, c'était de sentir les roues voler sur l'asphalte, le vent fouetter mon visage... quelle sensation!! Chaque année, quand je ressors mon vélo (pas toujours le même; c'est une façon de parler), j'ai l'impression de retrouver un vieil ami. Ouais, je suis quétaine comme ça.
J'amorce ainsi ma préparation en vue du Tour la nuit et du Tour de l'Île. Je participerai à ces deux événements pour la première fois. J'ai vraiment hâte. J'adore faire du vélo et je m'étais toujours promis de prendre part au Tour de l'Île. Je n'ai pu concrétiser ce projet, ces dernières années, en raison de mes études et de mon travail. Mais cette fois est la bonne et je la savourerai. Maintenant, à moi les kilomètres...

mercredi 26 mars 2008

À la recherche de l'emploi perdu

D'accord, je n'ai pas vraiment perdu d'emploi, mais ça fait un sacré bon titre de message. En fait, je cherche un emploi. Ça fait bientôt neuf ans que je n'ai pas effectué une recherche d'emploi. À l'époque, je revenais tout juste de la Colombie-Britannique, je n'avais pas d'argent, pas de travail, mais j'avais un logement à payer. Je me retrouvais devant rien. Je n'étais pas inquiet, mais je devais tout de même dénicher un emploi, et vite.
En moins d'une semaine, j'avais trouvé un poste de préposé au service au Super C de la place Belvédère, à Sherbrooke. Certes, ce travail n'était pas particulièrement en lien avec mes études, ni particulièrement payant, mais à cheval donné, on ne regarde pas la bride. J'y suis finalement resté pendant un an et demi. J'y ai connu plein de gens intéressants; une bonne proportion des employé-es étaient encore aux études, alors quand on décidait de sortir, ça donnait un party plutôt intense. Surtout les partys de Noël...
Me revoilà au même point, neuf ans plus tard. Je reviens de voyage, sans travail et avec encore plus de dettes qu'en 1999. J'ai la même confiance en la vie qu'à ce moment-là. Sauf que cette fois, je suis plus difficile dans ce que je cherche. J'ai assez étudié et je me suis assez endetté, je suis en droit de faire un travail qui me plaît. Et je le trouverai.

vendredi 21 mars 2008

Deux mois

Ça fait deux mois aujourd'hui que je suis revenu de voyage. Je peux maintenant dire que je me sens à nouveau chez moi au Québec. Ça m'a pris un certain temps avant de me réhabituer à la vie d'ici. À l'hiver, surtout. Je n'avais jamais vécu un tel choc de retour, malgré mes divers voyages. Je ne suis presque pas sorti du mois de février, je suis resté chez moi à dormir et écouter plein de disques. En mars, je suis sorti davantage et je sais que cette tendance se poursuivra. Avec l'arrivée imminente du printemps, je sentirai bientôt l'appel des terrasses, des filles en camisole, des randonnées à vélo et des innombrables festivals. J'ai hâte. J'adore l'action, l'effervescence des grandes villes. Je me promets un été riche en émotions et en sensations. Grrr.

mardi 18 mars 2008

Mon nouveau blogue

Eh oui, j'ai maintenant deux blogues. J'en ai créé un nouveau aujourd'hui. Il porte sur la musique, sujet qui me passionne depuis plus d'une quinzaine d'années. Avec style, j'y présenterai mes opinions sur le monde de la musique, sur des groupes et des disques à connaître ou à fuir, des spectacles à voir ou à éviter, sur les plus incroyables moustaches, sur les pochettes de disque les plus mémorables, sur le fait que Lemmy de Motorhead ait baisé plus de 1500 femmes dans sa vie malgré sa laideur proverbiale, sur la pertinence des albums en concert, sur les troublantes légendes associées à certains musiciens (ex. GG Allin), etc. N'hésitez pas à le visiter et à y laisser vos commentaires:

http://metalloides.blogspot.com/

jeudi 21 février 2008

Déjà un mois

Ça fait déjà un mois que je suis revenu au Québec et ça fait un bon moment que je n'ai pas écrit sur ce blogue. Ce n'est pas que je n'ai rien vécu d'intéressant depuis mon arrivée, c'est juste que tout me semble moins intense, moins particulier ici qu'au Venezuela. C'est vrai qu'en voyage, même les événements les plus ordinaires prennent des airs magiques. Peut-être simplement cessons-nous de percevoir cette magie une fois que nous replongeons dans l'univers qui nous est le plus familier. Et pourtant, elle est présente partout, cette magie.

Depuis mon retour, j'ai profité d'une période de repos amplement méritée, et là, je me sens d'attaque pour relever de nouveaux défis. J'ai eu la chance de revoir bien des membres de ma famille et des ami-es, j'ai entamé une recherche d'emploi et j'ai commencé à élaborer des projets personnels très stimulants. Je retrouve peu à peu une certaine structure dans mon quotidien, et c'est très motivant. Que me réservent les prochains mois? Bien des surprises, j'en suis sûr. Et ça me plaît beaucoup.

jeudi 31 janvier 2008

Mes photos de voyage

Mes photos de Mérida sont maintenant sur Internet à l'adresse suivante:

http://www.stephanepageau666.myphotoalbum.com/

Mes autres photos de voyage (Margarita, Chuao, Curaçao et autres) sont sur mon Facebook. Ajoutez-moi si vous ne l'avez pas déjà fait...

lundi 28 janvier 2008

Une semaine plus tard...

Ça fait une semaine aujourd'hui que je suis revenu au Québec. J'ai eu le temps de revoir de nombreux membre de ma famille et de nombreux amis. J'ai renoué avec le froid, avec la neige. J'ai eu le temps de me trouver un emploi. Bref, ce fut une semaine bien remplie.

Bien sûr, j'ai eu un peu de temps pour réféchir à tout ce que j'ai vécu au Venezuela. Et bien sûr, je n'ai pas encore assez de recul pour retirer toutes les leçons apprises lors de mon expérience. Toutefois, la plus évidente est que je maîtrise mieux l'espagnol. Mais que découvrirai-je dans les prochaines semaines, dans les prochains mois? J'ai hâte de le savoir. Le voyage se poursuit...

jeudi 24 janvier 2008

Social Distortion

Dans mes messages, j'ai parlé à plusieurs reprises de mon intérêt pour le groupe Social Distortion. Il offre un irrésistible mélange de punk rock, de rockabilly et de country (il a fait une fantastique reprise de la pièce "Ring of Fire" de Johnny Cash, notamment). J'aime particulièrement les paroles du chanteur et guitariste Mike Ness. Il a eu une vie assez difficile: il a été mis à la porte de chez lui à 15 ans, il a développé une dépendance à l'héroine dans les années 80, il a effectué quelques séjours en prison, son meilleur ami (et autre guitariste du groupe) est décédé d'une crise cardiaque à 38 ans (man, à part des lutteurs boostés aux stéroides, personne ne meurt de crise cardiaque aussi jeune...), etc. Bref, ce gars-là a connu la merde et pourtant, il a un regard très positif sur la vie. Ça fait du bien de lire ça, c'est infiniment plus authentique et intéressant que les paroles autodépréciatives et adolescentes des groupes de métal gothique dont les musiciens n'ont jamais connu les bas-fonds.

J'ai une envie irrépressible de partager avec vous les paroles de la chanson "Live Before You Die", tirée de l'excellent album "Sex, Love and Rock'N'Roll" (2004). Elles représentent bien mon état d'esprit quand je voyage. Appréciez...

When pressures up and the stress is high
And I wanna bid this world good bye
I’m gonna bury my frustrations
Grab some of life’s satisfactions
Yeah I’m gonna live before I die

I try to find some peace of mind
When my life’s treating me unkind yeah
Pain will be my motivation
I’m gonna use my imagination
Yeah I’m gonna live before I die

Chorus: So close your eyes and embrace your memories, your memories
Leave your troubles and your worries far behind, so far behind
Stop contemplating and start celebrating
Yeah you gotta live before you die

I think of chances I didn’t take
I try to learn from my mistakes, yeah
I’m tired of being pushed around now
Life ain’t gonna drag me down now
Yeah, I’m gonna live before I die

Chorus: So close your eyes and embrace your memories, your memories
Leave your troubles and your worries far behind, so far behind
Stop contemplating and start celebrating
Yeah you gotta live before you die
Before you die, before you die

Autres albums à découvrir absolument: "Somewhere Between Heaven and Hell" (1992) et "Social Distortion" (1990)

http://www.socialdistortion.com/

mercredi 23 janvier 2008

Et retombe la poussière...

Ouf...pour un retour intense, ce fut un retour intense. Après un vol de nuit où je n'ai pu trouver le sommeil, je suis arrivé à Montréal. Température: -20 degrés Celsius. 50 degrés de moins que celle de Caracas. Ça fesse fort. Mais pas autant que les nombreuses bières que j'ai bues tout le reste de la journée en compagnie de mon coloc Ludo, Antoine et Martine.

Moins de 24 h plus tard, j'avais déjà une possibilité pour un emploi (merci Marie Josée!!). J'ai aussi mangé ma première poutine en plusieurs mois et j'ai vécu ma première chute de neige de l'année.

Aujourd'hui, je suis parti en Estrie pour quelques jours, histoire de renouer avec mes racines. Et je reviendrai ensuite à Montréal, pour botter encore plus de culs.

lundi 21 janvier 2008

De retour...

Je suis de retour au Québec, le coeur plein d'émotions, la tête pleine de souvenirs. La vie est tellement belle...

vendredi 18 janvier 2008

Le début de la fin

Ceci constitue peut-être mon dernier message en sol vénézuelien. Je pars pour le Québec dimanche soir (ou lundi matin, selon le point de vue), et d'ici-là, j'ai plusieurs activités à l'horaire. Internet sera donc relégué loin dans mes priorités.

C'est déjà la fin de mon voyage. Je suis au Venezuela depuis le 8 octobre, ça fait donc plus de trois mois. Autant je trouve que ça a passé vite, autant j'ai l'impression d'être ici depuis bien plus longtemps. J'ai vécu de nombreuses aventures, comme en témoigne ce blogue. J'ai beaucoup appris de celles-ci. En particulier des moments plus difficiles. Quand on est confronté à une situation pénible, on n'a pas le choix de recourir au meilleur de soi pour s'en sortir. Car le vrai voyage, ce ne sont pas les lieux que l'on visite, c'est la plongée en nous-même. C'est le vertige ressenti devant les découvertes sur soi. C'est le triomphe de notre force sur nos peurs. Et sur ce point, je peux dire que je ressors de cette expérience avec plus de force et plus de maturité.

Je pense déjà à un prochain voyage. Où? Sais pas. Peut-être l'Europe du Nord et l'Europe de l'Est. Mais d'ici-là, bien des choses peuvent se produire, bien des trucs peuvent changer dans ma vie. Mes plans ne sont pas coulés dans le béton.

Merci à ceux et celles qui m'ont lu tout au long de mon voyage. J'espère que ce fut aussi agréable pour vous que pour moi. Je continuerai d'écrire ce blogue à mon retour, histoire de boucler la boucle. À bientôt,

jeudi 17 janvier 2008

Le pire du Venezuela

Ce dont je ne m'ennuierai pas du Venezuela:

- le perpétuel concert de klaxons à Caracas;

- la suffoquante odeur d'essence de Caracas,

- les pétards qui explosent à tout moment;

- Sanare (jolie ville, mais trop ennuyante);

- les détritus qui jonchent les rues, les routes et autoroutes;


- la désagréable sensation de danger qui plane sur certains lieux;


- les chicharrones et le Maltín (une boisson au malt très populaire ici; c'est absolument dégueulasse);

- le nombre effarant de chiens errants (ils sont tous malades, ça crève le coeur de voir ça);

Le meilleur du Venezuela

Ce dont je m'ennuierai du Venezuela:

- les ami-es que je me suis fait durant mon séjour;

- le jus de parchita (fruit de la passion): un de mes jus préférés, avec son goût acidulé;

- le café (un bon marron le matin, ça fait du bien...);

- les avocats (le fruit, on s'entend);

- les arepas aux caraotas (haricots noirs);

- les sauces qui accompagnent les arepas et empanadas;

- les tostones (plantains frits);

- les employés des entreprises de taxi qui hurlent les noms des villes, dans les terminus: "Valencia, Valencia, Valencia", "Guanare, Guanare, Guanare" ou mon préféré, "Maracay, Maracay, Maracay";

- les paysages magnifiques;

- l'omniprésence de la musique;

- les plages de Chuao et de Cepe;

- Mérida;

- les soupers sur la terrasse de la posada, à Caracas;

mercredi 16 janvier 2008

Virée à Sanare

On a quitté Mérida le 4 janvier, au matin. On a pris un taxi jusqu'à Barquisimeto, puis un bus jusqu'à Sanare. J'étais content qu'Annie, Alexis et Marilou visitent le lieu où j'ai passé une bonne partie de mon temps au Venezuela. On est arrivés en début de soirée, on a été souper à l'excellent resto de la posada El Cerrito. On a passé deux nuits dans cette posada. C'est vraiment un des plus beaux lieux où j'ai dormi dans ma vie. C'est une auberge construite il y a 26 ans, de style colombien. Elle est magnifique.

Le 5, on s'est promenés dans les rues de la ville. Jamais de nos vies on a été aussi regardés. Il faut dire que Sanare ne reçoit pas vraiment de touristes non-Vénézueliens. Ainsi, la présence de quatre étrangers à la peau très blanche constituait un événement particulier. Les regards n'étaient pas hostiles, mais plutôt curieux. C'était tout de mème un peu gênant de recevoir autant d'attention.

On a profité de cette promenade pour effectuer quelques achats; Alexis s'est notamment procuré une cuatro, la guitare à quatre cordes typique des musiciens llaneros. La journée a passé très vite. On est retournés souper au resto, puis on a été dormir. À 4 h du matin, on s'est réveillés, on a pris un taxi pour Barquisimeto, à 5 h. Et de là, on a pris un bus pour Caracas. C'était la dernière journée de vacances pour bien des gens, alors on s'attendait à un achalandage monstre dans les transports en commun. Ce fut le cas. Heureusement qu'on était partis tôt. On est donc arrivés à Caracas en début d'après-midi, on est rentrés à la posada et on a relaxé le reste de la journée.

mardi 15 janvier 2008

Le vol de l'appareil photo (bis)

Pas le mien, mais celui de Marilou. Et à Mérida, en plus. La ville la plus cool du Venezuela. Comme quoi il n'y a pas de lieu 100 % sûr.

C'est arrivé le 1er janvier, ce qui a terni le début de l'année 2008. On marchait tous les quatre sur une avenue, vers midi, on se rendait à un brunch. Marilou a vu une belle murale et a voulu la photographier. Or, ce qu'on ne savait pas, c'est que ladite murale était située à deux pas de l'entrée d'un barrio. Pendant que Marilou posait la murale, Annie et moi avons continué de marcher d'un pas lent, de sorte qu'on s'est éloignés un peu d'elle.

C'est alors qu'Annie et moi avons entendu Alexis pousser un cri digne de son gabarit (il mesure quand même 6 pieds 5...). On s'est retournés, on a vu Alexis piquer un sprint vers le barrio, à la poursuite du voleur. On est donc partis à courir nous aussi. Quand on a rejoint Alexis, on a constaté que le délinquant avait réussi à s'enfuir. Et il n'était pas question pour nous de nous aventurer dans le barrio, c'eût été dangereux.

Le coño (con) de brigand avait ciblé Marilou, et lorsqu'il a jugé que le moment était opportun, il a foncé vers elle et lui a arraché l'appareil des mains, avant de filer. Marilou a aussitôt poussé un cri et Alexis l'a entendu. Il a immédiatement aperçu le voleur et l'a suivi. Par contre, lors de sa course, Alexis a trébuché, de sorte qu'il arborait de profondes éraflures sur les coudes. Un policier est arrivé quelques secondes après l'incident, mais il nous a bien fait comprendre qu'il ne pouvait rien faire. Les policiers n'aiment pas aller dans les barrios, et de toute façon, il aurait été impossible de retrouver l'appareil, et encore moins le déchet qui l'avait dérobé.

Évidemment, on était tous sous le choc; j'avais l'impression de revivre ma propre expérience de Barinas. Je savais tellement comment Marilou devait se sentir. On est alors rentrés à la posada, démoralisés. On a bu un café bien noir, puis on a décidé d'aller voir les policiers, afin d'obtenir un rapport pour les assurances. On s'est donc ramassés dans un poste de police de Mérida, le 1er janvier. C'était plutôt irréel. En plus, le policier qui a pris la déposition de Marilou parlait un très bon français... incroyable!!

Après ce frustrant épisode, on s'est promis de ne plus jamais relâcher notre vigilance. On se sentait pourtant en sécurité, à Mérida. Mais c'est toujours dans ces moments que les événements fâcheux arrivent. Et ils arrivent toujours trop vite.