mardi 28 décembre 2010

Retour sur les affiches et réflexion sur la spontanéité

Pour faire suite à mon texte précédent sur les solutions de remplacement aux guides de voyage, je tiens à raconter deux anecdotes montrant les bons et moins bons côtés de la planification d'activités à partir d'affiches. D'abord, en 2006, grâce à une affiche, j'ai assisté à un concert de musique classique dans une église du XIIe siècle de Prague et ce fut une expérience inoubliable. Cette décision fut spontanée et je ne l'ai pas regrettée. Ce genre de décision apporte beaucoup de piquant aux voyages et je considère important de lui laisser une place aussi grande que possible dans mes plans.

La deuxième anecdote présente l'envers de la médaille, soit qu'une affiche peut nous apprendre la tenue d'un évènement qui nous intéresse mais auquel on ne peut assister, pour diverses raisons. Ainsi, lorsque j'étais à Sofia, en juin dernier, j'ai aperçu l'affiche suivante:


Si vous connaissez la musique métal, vous comprendrez le caractère historique d'une réunion d'Anthrax, Megadeth, Metallica et Slayer sur une même scène. En plus, des membres des quatre groupes ont interprété ensemble la pièce Am I Evil? de Diamond Head. Un moment légendaire, car c'était la première fois que les quatre groupes « jammaient » de la sorte. En tant que fervent amateur de métal, j'aurais beaucoup aimé y être, mais je devais quitter Sofia le 20 juin, soit deux jours avant le spectacle. Il a toutefois été filmé et il est maintenant disponible en DVD. Certes, je peux maintenant regarder le DVD, mais l'expérience aurait été infiniment plus satisfaisante si j'avais pu la vivre sur place.

Ces deux histoires m'amènent à penser que, dans le fond, la spontanéité peut s'exprimer lorsqu'on décide de rejeter les contraintes qui pourraient la freiner. Dans le premier cas, j'avais le temps d'assister au concert et j'en avais envie. La décision fut donc facile à prendre. Dans le deuxième cas, j'avais acheté un billet d'avion pour une date antérieure au spectacle. Je devais revenir chez moi, car je devais recommencer à travailler à une date déterminée. Après quelques secondes de réflexion sous le chaud soleil de Sofia, j'ai conclu que conserver mon emploi valait plus que voir un spectacle, si unique soit-il. Je ne regrette toujours pas ma décision.

Bien sûr, j'aurais pu modifier mon billet ou carrément en acheter un autre dans le seul but de ne pas rater cette soirée. Il est toujours possible de tout foutre en l'air et de briser nos engagements, si le coeur nous en dit. Il faut alors évaluer si prendre spontanément cette décision peut nous apporter davantage de bénéfices que refuser de la prendre. Et peu importe notre choix, il faut en assumer les conséquences, quelles qu'elles soient.

Ce texte sera mon dernier texte de l'année 2010, alors je vous souhaite une excellente année 2011, remplie de voyages et de bonheur.

jeudi 23 décembre 2010

«Ditch the Guidebook: 8 Alternative Trip Planning Resources»

Les guides de voyage peuvent constituer une formidable source d'information. Mon guide Lonely Planet sur le Venezuela (édition 2007) m'a été très utile et les renseignements qui y figurent étaient exacts, au moment où j'ai séjourné dans le pays, en 2007-2008. Par contre, ces guides ne peuvent prétendre transmettre toutes les données à propos d'un lieu, ne serait-ce qu'à cause du grand nombre de pages qu'un tel document pourrait compter. Imaginez un guide exhaustif sur la Chine. Imaginez maintenant le poids d'un tel guide. Et si en plus vous souhaitez visiter plusieurs pays de la région, vous devrez vous procurer plusieurs guides. Pas très pratique pour maintenir le poids de ses bagages à un niveau décent. En outre, un guide en version imprimée ne peut être mis à jour pour refléter les changements dans ses données, ce qui lui confère une durée de pertinence limitée.

C'est pourquoi il s'avère préférable de varier ses sources d'information. L'article suivant propose huit solutions de remplacement aux guides de voyage. Certaines sont plus évidentes, comme naviguer sur le site Web de l'endroit que l'on s'apprête à découvrir, alors que d'autres sont plus créatives, comme s'inspirer des affiches posées sur les murs d'édifices pour trouver des activités. La combinaison de ces différentes options permet donc de maximiser la récolte d'information et de profiter pleinement du périple.

lundi 20 décembre 2010

« No Baggage Challenge »

Rolf Potts est un globe-trotter accompli, qui jouit d'une grande reconnaissance dans la communauté des rédacteurs de voyage. Or il vient de compléter un tour du monde en plus de six semaines... sans bagage. Un défi important, qu'il a nommé le « No Baggage Challenge ». Une telle aventure visait à soulever la question de la place accordée aux bagages lors de nos déplacements. Certaines personnes traînent des objets et des vêtements pour pouvoir faire face à chaque situation imaginable. D'autres, au contraire, préfèrent transporter le moins de choses possibles pour ne pas être entravé par leurs possessions. Je pense qu'avec l'expérience, beaucoup de gens réalisent que voyager léger permet un maximum de flexibilité. Ils préfèrent n'amener que le strict minimum, quitte à se procurer sur la route les articles dont ils pourraient avoir besoin. C'est une philosophie que j'applique de plus en plus dans mes périples, car j'en constate de plus en plus les bénéfices.

Par ailleurs, l'article suivant s'inspire de ce défi afin de proposer un budget économe et réaliste pour chacune des destinations visitées par Potts.

jeudi 16 décembre 2010

« The Pre:Travel Guide »

Toujours à la recherche de lectures instructives sur les voyages, j'ai acheté le livre électronique The Pre:Travel Guide de Nathan Schacherer et Sofia von Porat, un couple dans la vingtaine qui se promène autour du monde depuis 2008. Ils y décrivent leur conception des préparatifs nécessaires à un long voyage, afin d'aider ceux et celles qui souhaitent entreprendre un tel projet. Or, après l'avoir feuilleté, je ne le recommande pas aux habitués des blogues de voyage ou aux gens qui possèdent de l'expérience dans l'organisation de voyages d'une certaine durée. Personnellement, je n'y ai rien appris. Toutes les idées, tous les concepts du livre peuvent être trouvés sur différents blogues ou sites (comme Round-The-World Travel Guide) ou ils relèvent du gros bon sens. La seule utilité de ce guide consiste à réunir en un document les principes de base d'un périple de grande envergure. Pour un néophyte en la matière, The Pre:Travel Guide peut donc présenter un intérêt. Mais pour les autres, vous risquez de rester sur votre appétit.

Les auteurs se targuent par ailleurs que The Pre:Travel Guide compte plus de cent pages. C'est vrai, mais si on enlevait les quelque cent photos qui les ornent, le nombre de pages diminuerait de façon importante. Le contenu ne doit pas être sacrifié au profit du contenant, si attrayant soit-il. Au moins, le livre ne coûte que 9,95 $ US, ce qui peut convenir aux indécis proches de leurs sous. Par contre, pour environ deux fois ce prix, vous pouvez acheter Secrets to Successful World Travel de Nomadic Matt, un guide semblable, mais plus étoffé et plus intéressant.

dimanche 12 décembre 2010

Quelques nouveautés pour La page à Pageau

Comme vous l'avez sans doute remarqué, j'ai ajouté quelques fonctionnalités à ce blogue. Vous pouvez maintenant publier vos commentaires - signés - , faire des recherches ou vous abonner aux messages et aux commentaires. N'hésitez donc pas à utiliser ces nouveaux éléments.

vendredi 10 décembre 2010

« Avant de m'éteindre »

Titre quelque peu lugubre, j'en conviens, mais il résume parfaitement le sujet de cet article publié par Corinne, du site Vie nomade. Elle y présente sa liste des choses qu'elle espère accomplir avant de s'éteindre. Elle les divise en plusieurs catégories, comme « Aventure », « Évènements », « Fun/Divers » et « Pays/Lieux », de sorte que la nature de chacune d'elles apparait avec clarté. J'ai beaucoup aimé la franchise dont elle fait preuve dans son énumération: par exemple, elle n'hésite pas à y inclure des éléments très personnels, tels que des fantasmes sexuels. D'aucuns n'oseraient franchir la marge entre les écrire sur un bout de papier ou sur une page blanche d'un logiciel quelconque et les publier sur un site Web.

À ma connaissance, les gens qui ont entrepris ou qui désirent entreprendre un long voyage concoctent habituellement une liste semblable. Pourquoi? Pour tracer un portrait de leurs buts. Pour avoir des objectifs concrets au moment de visiter certains pays. Cet exercice est très révélateur pour la personne qui l'effectue, car il lui permet de déterminer avec précision ses champs d'intérêts, il lui apporte une meilleure connaissance d'elle-même et il peut lui servir de guide dans l'élaboration d'un périple ou même dans la façon de vivre son quotidien. En outre, rayer un élément de cette liste procure un vif plaisir, car plus elle se couvre de traits, plus on réalise à quel point notre vécu s'enrichit.

Je vous invite donc à lire la fameuse liste de Corinne. Mieux, je vous propose de dresser votre propre liste. Le plus important lorsque vient le temps de rédiger un tel document est de ne pas vous censurer et d'être le plus honnête possible avec vous-même. Non, les rêves ridicules n'existent pas. Si c'est important pour vous, c'est tout ce qui compte. À moins que vos désirs ne nuisent aux autres, vous pouvez bien vouloir expérimenter tout ce qui pique votre curiosité. Vous pourriez même être étonné des idées que vous coucherez sur papier.

Dernier conseil: ne vous arrêtez surtout pas d'écrire tant que vous n'avez pas l'impression d'avoir épuisé votre imagination. Vous aurez alors votre liste. Rien ne vous empêchera de la modifier par la suite, soit en y rajoutant ou en y retranchant des éléments, mais à tout le moins, l'essentiel de ce qui vous passionne se trouvera là, sous vos yeux. Et ce sera ensuite à vous de travailler en vue de la réalisation de vos rêves.

lundi 6 décembre 2010

« How to Travel to Antarctica »

L'Antarctique ne constitue pas une destination très populaire auprès des touristes, et ça se comprend. Le 21 juillet 1983, à la station russe de Vostok, le mercure indiquait -89,2 °C, soit la plus froide température jamais enregistrée sur Terre. Alors qui tient vraiment à découvrir un milieu aussi hostile? Eh bien, malgré tout, plusieurs aventuriers ont envie de l'explorer: 36 000 l'ont fait en 2009-2010, selon la International Association of Antarctica Tour Operators.

De tous les rares articles que j'ai lus sur le sujet, celui-ci est le plus complet. Il présente un survol des divers aspects à considérer avant de partir en Antarctique et des différentes façons de s'y rendre. En résumé: ça coûte cher, visiter le septième continent. Très cher. Du genre, au moins 4000 $ US pour effectuer une croisière dans la région et au moins 1000 $ AU pour en survoler une portion. Les plus riches d'entre vous peuvent même se payer une expédition de 18 jours vers le pôle Sud pour la modique somme de 57 000 $ US, avec la compagnie Extreme Adventures.

Si l'Antarctique fait partie de votre liste de « lieux à voir avant de mourir », lisez cet article - et tout autre texte pertinent -, car un tel voyage demande plus de préparatifs qu'une balade dans les rues de Londres.

jeudi 2 décembre 2010

Sober World Travel

En contrepartie de mon texte sur le site Travel Drunk, je vous présente maintenant Sober World Travel, une compagnie qui propose des excursions aux anciens alcooliques et toxicomanes ou gens en sevrage. Ainsi, les activités offertes sont conçues en tenant compte des exigences propres au cheminement que vivent ces personnes. Ces activités se déroulent au Mexique, au sud des États-Unis et à Porto Rico.

L'organisation sera toutefois en hiatus pour l'année 2011; elle espère par contre reprendre ses opérations en 2012. Malgré tout, je tenais à vous la faire connaître, car elle démontre l'existence d'une grande variété de créneaux dans l'univers des voyages. Par conséquent, si vous prenez le temps de chercher un peu, vous trouverez fort probablement des ressources pour vous aider à élaborer le type de périple dont vous rêvez, quel qu'il soit. Et si vous n'en trouvez pas, vous avez alors découvert un secteur de l'industrie qui mériterait sans doute d'être développé. Ce filon pourrait même mener à une carrière, pour ceux et celles au sens des affaires aiguisé.

Ceci dit, d'un point de vue entrepreneurial, il y a deux manières de lire l'absence d'information sur un sujet: soit il n'intéresse pas une majorité d'individus, ce qui signifie que tout investissement en argent, en énergie et en temps dans ce domaine se traduira en perte ou en résultat peu satisfaisant; soit le sujet, pour diverses raisons, a simplement glissé sous le radar des acteurs qui pourraient en retirer un quelconque bénéfice. Dans ce dernier cas, les personnes fonceuses pourraient gagner gros, si elle entreprennent des démarches pour combler cette lacune. Il ne suffit qu'un minimum d'audace et d'imagination.

mercredi 1 décembre 2010

Travel Drunk

Si vous aimez essayer différents types d'alcool, vous apprécierez Travel Drunk. Les deux auteurs du site sont dans la fin de la vingtaine, ils forment un couple et ils s'identifient comme TD (Travel Drunk) et TDette (Travel Drunkette). Ensemble, ils mettent leur foie en péril pour découvrir les trésors alcoolisés de la planète et les partager avec vous. Pour le moment, ils ont titubé dans onze pays et leurs textes décrivent, par le biais d'une plume bien personnelle, leurs expériences dans chacun d'eux. Critiques de bières et de liqueurs, recettes de drinks et observations sur les lieux visités composent l'essentiel de leur production écrite.

Le site offre une architecture simple, facile à naviguer. Il comporte toutefois encore peu d'information et il semble être mis à jour de façon sporadique. Néanmoins, Travel Drunk reste un site sympathique, sans prétention. En outre, TD et TDette acceptent vos questions, mais aussi vos suggestions. N'hésitez donc pas à les contacter si vous trouvez un alcool alléchant, un bar qui vaut le détour ou toute autre information pertinente.

mardi 30 novembre 2010

J'y ai été ou pas?

Tout voyageur un tant soit peu sérieux dans sa passion comptera le nombre de pays, de villes, de lieux visités. Ce décompte peut sembler à priori superficiel, mais il peut mener à d'agréables discussions entre voyageurs sur les endroits explorés. Mais comment déterminer si on a visité un lieu? Faut-il simplement y poser le pied? Faut-il y passer une nuit? Pour ma part, je crois que, règle générale, si on peut photographier un site, c'est qu'on y a été.

En effet, si on peut montrer une photo d'un lieu, c'est qu'on y a marché ou qu'on l'a traversé en automobile ou en bus, en train ou en bateau, on a eu un contact direct ou indirect avec son sol ou son cours d'eau environnant. On y a donc été. On l'a donc visité. On en ramène une preuve indéniable que d'autres personnes pourraient elles aussi ramener si elles effectuaient le même trajet. Même si le temps passé dans une région est très bref, même si on en a seulement effleuré les limites, même si on ne croque sur le vif que l'arrière d'un édifice, qu'une voie ferrée, qu'une autoroute, que des maisons sur un rivage, il n'en demeure pas moins que la photo prise représente un emplacement identifiable et vérifiable. À noter que l'intérêt d'une telle photo relève d'un tout autre débat.

Le critère photographique possède toutefois une importante limite: il ne s'applique pas aux photos aériennes. La grande distance entre la personne et le sujet photographié fait en sorte qu'aucun réel contact n'existe entre les deux. Dans bien des cas, l'identification du lieu à partir du haut des airs s'avère ardue, voire impossible. On peut facilement reconnaître Paris, certes, mais une ville comme Bâle? Je n'en suis pas convaincu. Par contre, les photos prises lors d'un atterrissage comptent: après tout, si on atterrit, c'est que l'on s'apprête à poser le pied à cet endroit. Tandis que si on ne fait que survoler une zone, on n'en foulera pas le sol, on ne la traversera pas, on ne naviguera pas sur le cours d'eau qui la coupe ou la borde. On l'aura vue, oui; mais on ne l'aura pas visitée.

lundi 29 novembre 2010

« De la musique vénézuélienne, en veux-tu en voilà »

Jean-Luc Crucifix, du toujours excellent blogue venezueLATINA, vient de publier cet article sur le projet VenezuelaDemo, dont le but consiste à promouvoir les différents styles musicaux du Venezuela. Ainsi, chaque mois, une compilation regroupant des musiciens de divers horizons est mise en ligne sur le site du projet. Trente-quatre de ces compilations ont été lancées à ce jour, ce qui démontre la grande richesse musicale du pays. Par ailleurs, de nombreux extraits sont inclus dans l'article, alors si vous avez toujours voulu entendre du joropo central ou du golpe larense, voilà votre chance.

mercredi 24 novembre 2010

« Slow Travel with Mobile Lawyer »

Dans cette captivante entrevue, Michael Hodson, un avocat de l'Arkansas qui a tout quitté pour voyager, raconte comment il a effectué le tour de la planète... sans recourir aux avions. Il a donc voyagé par terre et par mer, de sorte qu'il a adopté une perspective originale sur le projet de faire un tour du monde. Sa vision se démarque de celles que je lis habituellement lors d'entretiens avec des globe-trotters et c'est pourquoi je crois que cette discussion mérite d'être lue.

Entre autres, Hodson donne des conseils pertinents sur les trajets en autobus en Afrique/Amérique centrale/Amérique du Sud. Pour avoir passé bien des heures dans des bus au Venezuela, je corrobore toutes ses remarques. Mais surtout, ses observations sur les coûts réels des déplacements en cargo constituent une mine d'or d'information, car ce sujet est rarement abordé dans les blogues de voyage. En effet, peu de gens osent utiliser ce mode de transport, surtout à cause de sa lenteur. Qui tient vraiment à traverser l'océan Pacifique en 22 jours, et ce, sans véritable distraction? Ouf. Pour en savoir plus sur Hodson et ses périples, vous pouvez lire son blogue Go, See, Write.

samedi 20 novembre 2010

« What Your Bank Won't Tell You About Currency Conversion »

Au fil de leurs déplacements, les voyageurs devront à un moment ou à un autre retirer de l'argent d'un guichet automatique, changer de la monnaie, acquitter une facture, etc. Or je suis tombé sur cet article qui traite des différentes façons de gérer les questions monétaires en voyage et les frais liés à chacune d'elle. Je crois qu'il est important de connaître ces frais, car ils peuvent s'accumuler rapidement et ainsi déséquilibrer un budget. L'article parle de dollar américain et de banques américaines, mais à mon sens, les principes derrière les informations incluses dans le texte sont valides pour d'autres monnaies.

mardi 16 novembre 2010

All Japanese All The Time

Si vous désirez apprendre le japonais, vous apprécierez le site All Japanese All The Time. Ce site a été créé par Khatzumoto, un jeune homme qui a décidé en 2004, à l'âge de 21 ans, d'apprendre le japonais. À l'époque, il étudiait en science informatique à l'Université de l'Utah et il souhaitait maîtriser cette langue pour ensuite aller vivre au Japon. Objectif qu'il a aujourd'hui atteint.

À la suite de cette expérience couronnée de succès, il a choisi de partager ses observations et ses trucs pour le bénéfice des personnes intéressées par un tel projet. Par exemple, il insiste sur le fait que pour acquérir une langue, vous n'avez pas besoin d'habiter le pays où elle est parlée: il suggère les films, les jeux vidéo et les bandes dessinées comme moyens de vous familiariser avec celle-ci. En ce sens, il épouse la philosophie de Benny the Irish Polyglott, basée sur le postulat qu'une approche plus terre à terre et moins théorique de l'apprentissage des langues peut davantage convenir à nombre de gens.

De plus, Khatzumoto aborde d'autres sujets, comme l'apprentissage du mandarin et l'apprentissage de plusieurs langues en même temps. Il démontre par ailleurs un sens de l'humour corrosif, teinté d'autodérision. Ainsi, la section des « Frequently Asked Questions » regorge de blagues plus savoureuses les unes que les autres.

Enfin, il a créé divers produits dans le but de faciliter la démarche de ceux et celles qui ont toujours voulu découvrir le monde fascinant des kanjis sans trop savoir par où commencer. Vous pouvez vous les procurer dans la section « Store » du site.

jeudi 11 novembre 2010

Les accords chansons et lieux

J'ai déjà insisté dans des textes précédents sur l'importance de la musique en voyage. Or, bien que le simple fait d'en apporter lors de nos déplacements ajoute de la valeur à notre expérience, je crois que c'est encore mieux de se donner la peine de choisir des chansons qui cadreront avec l'environnement dans lequel on passera du temps, et ce, même si on ne peut prévoir toutes les péripéties qu'on vivra là-bas. Par exemple, certaines musiques conviennent mieux à un climat chaud. Écouter de la salsa dans les Caraïbes a du sens. Écouter du Immortal dans la même région, ça jure un peu. Beaucoup. Une pièce comme Grim and Frostbitten Kingdoms (de l'album Battles in the North) n'évoque pas l'ambiance qui règne en ces lieux. De même, écouter du reggae en Sibérie peut provoquer un contraste puissant, voire désagréable. Je dois cependant admettre que des personnes peuvent retirer du plaisir de ce genre de situations incongrues. Grand bien leur fasse.

En fait, ces accords entre chansons et lieux ressemblent aux accords entre vins et mets: on peut bien boire n'importe quel vin avec n'importe quel plat si on le désire, mais le repas sera plus satisfaisant si on réunit des éléments qui, de par leur nature, se complètent. C'est pourquoi j'aime associer des artistes précis à des ambiances spécifiques: ainsi, j'écoute du In Flames en Allemagne, du Maná au Venezuela ou du Orphaned Land en Turquie. Ces associations créent une concordance agréable et maximisent la rencontre entre la musique et les évènements. Je suis toutefois persuadé que certains styles se prêtent mieux à un plus grand nombre d'atmosphères que d'autres: Bad Religion ne m'a jamais déçu, peu importe où je me trouvais lorsque j'en écoutais.

Ce phénomène de concordance s'avère difficile à expliquer, car très personnel. J'en conviens. Mais pour moi, il existe bel et bien. Si vous n'en êtes pas convaincu, essayez, vous verrez.

samedi 6 novembre 2010

Trois façons de mesurer

Apprendre une langue demande un minimum de temps. On peut parfois avoir l'impression que l'on n'avance pas aussi vite qu'on le souhaiterait dans cet apprentissage. Il peut alors être bon de mesurer notre cheminement. Il existe plusieurs mesures concrètes pour évaluer le chemin parcouru. Je vous en propose trois auxquelles on ne pense pas toujours:

1) Vous rêvez dans la langue étudiée: cela signifie que vous avez intégré assez de ses concepts pour les utiliser de façon inconsciente. C'est un grand pas.

2) Vous avez des conversations dans la langue étudiée après avoir bu quelques verres: si vous pouvez discuter dans une langue de manière relativement cohérente quand vous êtes ivre, c'est que vous en avez acquis une certaine maîtrise. En fait, l'alcool peut aider de nombreuses personnes à vaincre leurs inhibitions face à leurs compétences langagières. Ainsi, la première fois que j'ai vraiment eu une conversation fluide en espagnol fut lors de la brosse chez Lorenzo. Après trois-quatre bières, j'étais décontracté et j'ai osé mettre en pratique toutes mes connaissances d'alors. Ce fut un moment déterminant pour moi, car j'ai senti qu'à partir de cet instant, j'allais réussir à me débrouiller dans cette langue, que j'allais pouvoir fonctionner dans la vie quotidienne du pays.

3) Vous fredonnez une chanson dans la langue étudiée, tout en comprenant ce qui sort de votre bouche: vous ne faites alors pas qu'imiter les sons, vous saisissez le sens des mots, vous percevez leur charge émotionnelle. Quand j'étais enfant, j'écoutais des artistes anglophones et je pouvais répéter les mots d'une chanson, même si leur signification m'échappait. Aujourd'hui, je réécoute quelques-unes de ces chansons et j'en retire une expérience beaucoup plus complète, car maintenant je comprends tout. Pour le meilleur ou pour le pire, selon le cas.

Il existe d'autres façons de mesurer le progrès dans l'apprentissage d'une langue, mais je crois que celles présentées ci-haut constituent des critères fiables et amusants pour déterminer le point où l'on se trouve dans notre démarche.

jeudi 4 novembre 2010

« Merveilles méconnues »

À la recherche de destinations moins fréquentées? André Désiront vous en suggère quelques-unes dans cet article.

mardi 2 novembre 2010

Peut-on voyager sans musique? (1ère partie)

En ce qui me concerne, la réponse est un retentissant NON. Ma passion pour la musique prend une place trop immense dans mon quotidien pour la reléguer aux oubliettes, ne serait-ce que pendant quelques jours. D'autant plus que j'éprouve trop de plaisir à réécouter les chansons qui ont coloré mes déplacements, je savoure trop le bonheur de retrouver une parcelle de magie de ces instants par le biais de ces notes exquises. Par contre, je crois que ce plaisir doit être planifié avec soin, car chaque voyage continuera de vivre à travers la trame sonore qu'on lui aura accolée. Je considère donc l'élaboration de sélections musicales judicieuses comme une étape essentielle de la préparation de mes voyages. Mais une question s'impose chaque fois: comment choisir les chansons les plus appropriées, alors que je n'ai pas idée de ce que je vivrai une fois sur place? Le truc: apporter à la fois les meilleures chansons de mes artistes préférés, quelques pièces moins populaires de leur répertoire et quelques-unes d'artistes que je néglige, histoire d'avoir de belles surprises une fois là-bas.

Par exemple, lors de mon dernier voyage, en juin, j'avais apporté quantité de mes disques préférés, tels que Sex, Love and Rock 'n' Roll de Social Distortion, New Maps of Hell de Bad Religion, Just For A Day de Slowdive et Whoracle d'In Flames. J'avais aussi pris soin d'inclure dans mes sélections Unspoken de Mezarkabul, un des groupes métal turcs les plus « célèbres ». Album que je n'avais pas exploré depuis des lunes, mais qui m'a beaucoup plu durant mes promenades dans les rues d'Istanbul. J'avais également traîné ¿Donde Jugaran Los Ninos? de Maná, que je m'étais procuré quelques jours avant de partir. Je ne désirais pas l'écouter avant mon départ, afin d'exacerber ma fébrilité envers l'imminent dévoilement de ses trésors. Ce fut pénible, car j'adore ce groupe. Mais j'ai tenu bon et j'ai appris à le connaître en voyage. Maintenant, je l'associe à toutes les merveilleuses expériences que j'ai vécues durant mon périple.

Peut-on voyager sans musique? (2e partie)

On peut aussi décider de ne pas écouter la musique que l'on consomme habituellement chez soi et de s'ouvrir aux sonorités qui s'offriront à nous. Après tout, chaque pays propose une variété de styles musicaux. Certains s'avèrent plus connus au plan international, comme la salsa, le raï et le J-pop, ce qui entraîne souvent leur subdivision en de nombreuses variantes, alors que d'autres se révèlent plus obscurs, comme le joropo, l'arabesk et la musique carnatique. Évidemment, « l'obscur » d'une personne peut constituer le « normal » de quelqu'un d'autre; cela dépend bien sûr de la culture d'origine de chaque individu.

En outre, quel plaisir de fouiller les rayons des magasins de disques ou des kiosques pour dénicher des artistes qui nous sont inconnus ou méconnus! Comme le groupe stambouliote Pinhani et son superbe İnandığın Masallar ou encore Maná. J'ai découvert Maná à force d'y être exposé un peu partout au Venezuela et j'ai fini par apprécier sa musique. Juste avant de quitter le pays, j'ai acheté l'album Amar es combatir à un vendeur de rue de Caracas. Aujourd'hui, Maná est un de mes groupes préférés. On ne sait donc jamais sur quoi on va tomber.

Enfin, même si je refusais d'apporter de la musique avec moi, même si je m'efforçais de ne pas en écouter, je serais bien obligé d'entendre celle qui joue dans les pays que je visiterais. Je me ferais ainsi « harceler » par les rythmes de reggaeton poussés à un volume ridicule dans les rues de Sanare. Je serais assailli par la musique tonitruante émanant des bars dans le secteur de la Rambla. Je rencontrerais des musiciens ambulants sur la place Jeema-El-Fna ou sur l'avenue Istiklal. La musique est partout, car elle est la trame sonore de la vie. Elle représente une des voies royales d'expression culturelle. Vouloir s'en priver est une erreur.

lundi 25 octobre 2010

Les zones de confort

Tout le monde expérimente le quotidien à sa façon. Certains individus préfèrent un mode de vie plus casanier, ponctué d'habitudes et de loisirs insérés avec minutie dans un horaire prédéterminé, régulier. D'autres choisissent un rythme plus libre, caractérisé par une grande place laissée à l'imprévu. Pour les gens qui les adoptent, ces manières de vivre finissent par devenir normales. Elles deviennent leurs zones de confort. Personne n'y échappe. D'aucuns se sentent très à l'aise dans leurs zones, quelles qu'elles soient. D'autres éprouvent le désir d'en sortir. J'appartiens à cette deuxième catégorie. Et quelque chose me dit que, si vous lisez ce blogue, vous y appartenez aussi.

Je trouve très important de vivre des expériences qui nous obligent à traverser les frontières de notre routine. Toutefois, ces essais n'ont pas à être concluants. On n'a pas à tous les aimer et surtout, on n'a pas à toujours chercher une aventure qui changera notre vie. Après tout, une activité comportant peu de risques - manger dans un restaurant tibétain, disons - apporte aussi une connaissance. Or l'accumulation de nouvelles connaissances élargit les cadres du quotidien. En développant de nouveaux intérêts, de nouveaux goûts, on en vient à bonifier notre personnalité, car elle sera alors plus complète, plus complexe.

Ainsi, je viens de passer avec succès l'examen du premier niveau du kung fu de la Grue blanche, de la lignée de la Grue volante. Après un an d'apprentissage et une bonne centaine d'heures à peaufiner quelques techniques, j'ai réussi. J'en suis fier, car ce fut difficile. Jamais je n'avais été attiré par les arts martiaux, mais quand je me suis fait voler mon appareil photo au Venezuela en 2007, j'ai constaté que je n'aurais su comment réagir si les voleurs avaient voulu s'en prendre à mon intégrité physique. Et comme j'ai l'intention de voyager régulièrement au cours des prochaines années, j'ai décidé que je devais corriger ce que je percevais comme une lacune dans l'ensemble de mes connaissances.

Bien que j'aie toujours apprécié l'activité physique, je n'ai jamais été un amateur de sport motivé et encore moins un athlète. Ma zone de confort s'arrêtait à la pratique du vélo et du jogging. Or depuis cet incident vénézuelien, j'ai choisi de m'éloigner de cette zone et de découvrir un univers en dehors de mes habitudes. Conclusion: j'ai beaucoup, beaucoup appris, et pas seulement des techniques d'attaque et de défense. J'ai surtout appris sur ma capacité à repousser mes limites, sur l'importance du sérieux à mettre dans toutes mes démarches, de la nécessité de toujours apprendre, de toujours acquérir de nouvelles compétences dans divers domaines et d'aller au bout de tous mes potentiels.

La pratique du kung fu m'a rappelé que, pour arriver à réaliser certains objectifs, certains rêves, il importe d'élargir ses horizons et de quitter ses zones de confort, malgré toutes les embûches qui jalonneront ce parcours. Cette leçon peut sembler évidente. Elle l'est. C'est juste que parfois, pour toutes sortes de raisons, on en vient à la négliger. Le confort est peut-être confortable, mais il émousse la passion. Or la passion constitue le carburant qui propulse l'action et l'action est le chemin vers le rêve. Et le rêve, la porte d'entrée vers une vie réussie.

dimanche 24 octobre 2010

Quoi apporter en voyage, selon Jérôme et Sarah

Depuis plusieurs années, mes amis Jérôme et Sarah se promènent à travers le monde. Avec le temps, ils ont élaboré une liste de trucs indispensables à apporter en voyage. Je vous la retranscris ici, car je la trouve plutôt complète. Elle peut donc vous servir d'inspiration quand viendra le temps de faire vos bagages, surtout si vous partez en couple. À noter que Jérôme et Sarah aiment le trekking, alors leur liste tient évidemment compte des objets nécessaires à la pratique de cette activité. Libre à vous de l'adapter en fonction de vos intérêts et de vos destinations.

Essentiels


- Liste itinéraire avec codes réservations/vols
- Passeport / carnet vaccination / assurances
- Adaptateurs voyages
- Cadran de voyage
- Ipod Touch
- Appareil photo / chargeur
- Photocopies passeport/assurances/billets/...
- Petites photos format passeport
- Copies réservations (hôtel, voiture)
- Argent US
- Guide voyage
- Filet anti-moustique
- Montre

Vêtements

- 3 t-shirts
- 2 chandails manches longues
- 1-2 camisoles
- 2 shorts
- 1 robe
- 2 maillots
- 1 serviette microfibre
- 1 paire sandale
- 3-4 paires de bas
- 1 pyjama
- 4-5 sous-vêtements
- 2-3 soutiens-gorge
- Corde avec épingles à linge

Avion


- Masque pour yeux
- Couverture (petite)
- Oreiller cou
- Grignotines

Trekking

- Bâtons de trekking
- Bottes trekking
- Soft Shell (imperméable)
- Pantalon pluie
- 1-2 pantalons trekking/short (zip)
- Manteau polar
- Lampe frontale (vérifier pile)
- Guêtres
- Vêtements thermaux (chandail, combine)
- Tuque, gants, foulard, casque Underarmor
- Couteau multifonctions (checked baggage only)
- Chapeau
- Filtre à eau

Autres


- Jeux de cartes/autres petits jeux
- Lunettes de soleil + étui
- Bouteille d’eau aluminium (vide)
- Calepin voyage + stylo
- Livre lecture
- Sac réutilisable
- Gouttes pour stériliser eau *
- Corde à sauter

Toilette

- Shampoing*/revitalisant*
- Lotion après-rasage */crème à raser*
- Bouchons
- Baume pour lèvres
- Rasoir
- Crème visage* et contour yeux *
- Advil, Imodium, Gravol, Antihistaminique
- Crème corps*
- Brosse à dent/brosse langue
- Crème solaire*
- Pâte à dent*/soie dentaire
- Anti-moustique*
- Antibactérien pour mains*
- Déodorant*
- Mouchoirs
- Parfum * (échantillons de préférence)
- Lingettes nettoyantes (femme)
- Nettoyant visage*
- Cache imperfection
- 1-2 tampons/serviettes sanitaires
- Trousse premiers soins (pansements/tampons alcool)
- Coupe / lime à ongles
*Liquides bagage de bord : (max. 100 ml)

jeudi 21 octobre 2010

BlogcastFM

Depuis quelques temps, je télécharge les balados du site en anglais BlogcastFM. Chaque balado consiste en une entrevue portant sur un sujet lié à l'univers des blogues et dure en moyenne entre vingt et quarante minutes. Trois fois par semaine, Srinivas Rao, co-fondateur du site, interroge une personnalité ayant fait sa marque dans la blogosphère. Certains de ces invités proviennent du monde de l'entrepreneuriat, alors que d'autres sont des rédacteurs motivés - souvent des voyageurs - qui ont réussi à transformer leur passion en carrière.

Rao possède un réel talent d'intervieweur: en plus de poser des questions pertinentes à ses invités, il sait écouter leurs réponses, il comprend l'importance de leur laisser l'espace nécessaire pour qu'ils puissent présenter en détails leurs idées, leurs histoires. De plus, Rao contribue activement aux entrevues en parlant de ses propres expériences à titre de blogueur et d'entrepreneur. Les entretiens prennent ainsi un ton amical et naturel.

Ce qui me surprend le plus avec BlogcastFM, c'est son rythme infernal de publication. Trois entrevues par semaine? Chacune proposant un contenu digne d'intérêt? Je suis impressionné. D'autant plus que les quelque cent balados disponibles sont gratuits. Vous pouvez les télécharger à partir du site, tout comme quelques livres électroniques.

Enfin, BlogcastFM vous offre la possibilité de recourir à des services de consultation et de mentorat. Si vous éprouvez un quelconque intérêt envers la rédaction de blogues, je ne peux que fortement vous recommander BlogcastFM.

lundi 18 octobre 2010

Vie nomade

Vie nomade, un site francophone sur le technomadisme, est l'oeuvre de Corinne, une conceptrice de sites Web suisse qui voyage depuis le 9 mai 2010. Au moment de publier ces lignes, elle découvre les charmes de Chiang Mai, en Thaïlande.

Le site bénéficie d'une apparence soignée, agréable à l'oeil, et sa structure sobre, logique en facilite la navigation. Ce qui différencie Vie nomade d'un simple blogue de voyage, c'est que Corinne ne se contente pas de raconter ses péripéties, elle cherche aussi à promouvoir le technomadisme, comme en témoignent ses textes sur le sujet (elle préfère toutefois l'expression « nomade digital »). Puisqu'elle a elle-même adopté ce mode de vie, elle en parle en connaissance de cause et cette connaissance lui confère ipso facto le statut d'autorité en la matière. En outre, j'apprécie le fait qu'elle partage des réflexions intimes sur sa manière d'absorber les expériences qu'elle vit. C'est bien d'obtenir des informations sur le coût de la vie de tel endroit, mais je crois que lire comment une personne gère les chocs culturels, par exemple, dresse un portrait plus complet du voyage vécu par celle-ci. Ces confidences créent un lien plus profond avec le lecteur, car il pourra y trouver un écho à ses propres expériences.

De plus, la page des ressources vaut le détour, car elle regroupe de nombreux liens touchant à plusieurs aspects du technomadisme. Autant que possible, Corinne essaie d'y inclure des liens vers des ressources francophones, mais elle a sans doute réalisé, tout comme moi, qu'elles ne foisonnent pas encore sur Internet. Une situation appelée à changer, selon moi, car de plus en plus de gens commencent à réaliser la faisabilité de devenir technomade. Il devrait donc y avoir une demande accrue pour de l'information en français sur cet univers et l'offre devrait s'ajuster en conséquence.

Enfin, Corinne vous propose ses services professionnels, alors si jamais vous avez besoin de quelqu'un pour vous aider dans vos projets de sites, n'hésitez pas à la contacter.

mardi 12 octobre 2010

« Une liste de sites Web pour préparer un voyage »

Tout individu désireux d'organiser un voyage peut aujourd'hui accéder à d'innombrables ressources Internet dans le cadre de ses préparatifs. Cette abondance peut même finir par compliquer sa vie, car il devra passer bien du temps à trier les sites afin de pouvoir se concentrer uniquement sur ceux qui peuvent réellement lui être utiles. André Désiront, chroniqueur voyage pour Cyberpresse, propose ici une liste de quelques sites couvrant plusieurs aspects logistiques importants d'un voyage (billets d'avion, location de voiture, trains, croisières, hôtels, entre autres). Je l'ai bien aimée, car elle ratisse large. Un bon point de départ.

samedi 9 octobre 2010

Romain World Tour

Je vous propose cette fois Romain World Tour, un site en français - malgré son nom anglais - créé par Romain Corraze, un globe-trotter lyonnais dans la vingtaine qui a effectué un tour du monde entre le 1er décembre 2008 et le 1er décembre 2009. Il y a consigné ses nombreuses péripéties et rencontres et après avoir visité 31 pays sur 5 continents, il a évidemment quantité d'histoires à raconter.

De plus, vous pouvez y écouter des balados, visionner des vidéos (plus de 140) et regarder des galeries photos. Romain présente aussi des blogues et vidéos d'autres voyageurs, ce qui peut vous aiguiller vers d'autres ressources intéressantes. En outre, pour les plus curieux d'entre vous, vous pouvez lire le contenu de Romain World Tour en anglais, en espagnol, en russe et en vietnamien.

Enfin, Romain accepte les dons, qu'ils redistribuera en partie à des personnes dans le besoin et des organismes qui viennent en aide à ces personnes. Un bien noble geste.

À noter qu'il poursuit toujours l'écriture de son blogue et qu'il prépare un autre tour du monde. C'est un cliché de le dire, mais c'est également trop vrai: une fois qu'on a la piqûre des voyages, on n'en guérit jamais. Le voyage est une heureuse maladie incurable.

jeudi 7 octobre 2010

Les trois ans de La page à Pageau

Il y a trois ans aujourd'hui, je commençais à rédiger ce blogue. Son origine est simple: j'avais terminé une maîtrise en Études françaises à l'Université de Sherbrooke en avril et j'avais le goût de voyager pour un certain temps. J'avais aussi envie de parfaire mes connaissances en espagnol, que j'avais appris lors de mon DEC en Langues modernes. J'ai donc recherché un stage qui combinait mes deux objectifs. C'est ainsi que j'ai découvert l'organisme Alternatives. Je me suis inscrit à son programme de stages internationaux, j'ai franchi les étapes du processus de sélection et j'ai été retenu.

Après une formation de deux mois, une douzaine de stagiaires, incluant votre humble serviteur, étaient « lâchés lousses » en Amérique latine. Je partais alors pour un stage d'environ quatre mois au Venezuela. J'ai donc décidé de créer ce blogue afin de rester en contact avec mes proches. Je trouvais qu'un blogue offrait l'avantage de laisser le choix aux gens d'avoir de mes nouvelles ou non.

Et le stage a eu lieu. J'ai laissé dans les archives tous les textes écrits durant cette période. Par contre, j'ai failli abandonner ce blogue à mon retour de stage. J'avais l'impression qu'après une aventure aussi incroyable, je n'avais plus grand chose d'intéressant à raconter. Puis, peu à peu, j'ai repris l'écriture. Depuis, j'y ai ajouté quantités de textes sur toutes sortes de sujets, dont le récit de mes derniers voyages.

Maintenant, je veux davantage orienter La page à Pageau vers l'univers des voyages. Plus j'explore le monde, plus je ressens une passion pour cette activité et plus j'éprouve de plaisir à partager cette passion avec vous. J'espère donc que vous aurez autant de plaisir à continuer de lire ce blogue que j'en aurai à l'écrire.

lundi 4 octobre 2010

« Becoming a Digital Nomad: Options for Working Remotely from Anywhere »

Depuis plusieurs mois, je dévore beaucoup d'articles sur les technomades, mais je trouve que celui-ci présente un des meilleurs résumés que j'ai lus sur les étapes à suivre pour adopter ce mode de vie et les domaines qui s'avèrent les plus propices pour un tel changement de cap.

Par contre, comme pour presque tout ce que je lis sur le « technomadisme », cet article est en anglais. Or j'effectue en ce moment des recherches pour découvrir des ressources en français sur ce phénomène, afin de vous les proposer éventuellement. C'est d'ailleurs un des buts que j'ai pour ce blogue, maintenant: ce qui a commencé comme un simple blogue de voyage il y a trois ans est en train de devenir un site sur les voyages, de façon plus globale, mais aussi sur la réalité d'un technomade. Deux sujets qui me passionnent et qui seront de plus en plus à l'avant-plan sur La page à Pageau.

vendredi 1 octobre 2010

Espéranto

Par inadvertance, j'ai effacé mon texte du 20 septembre, que j'avais consacré à l'espéranto. Ayant eu la « bonne » idée de ne pas en garder une copie, je vais donc le réécrire de mémoire. Ça me servira de leçon.

Donc... alors que je lisais le livre électronique Domptez les langues de Benny Lewis, alias The Irish Polyglot, je suis tombé sur le passage où il traite de l'espéranto. L'espéranto est une langue construite créée par un médecin ophtalmologiste (!) polonais appelé Ludwik Lejzer Zamenhof. Officiellement lancée en 1887, elle ne compte aujourd'hui qu'entre 100 000 et 10 000 000 de locuteurs, selon les sources. Un sort tout de même plus enviable que celui qu'a connu le volapük. Lewis affirme que la grande simplicité de l'espéranto le rend très facile à apprendre et que les efforts consacrés à cette tâche peuvent éventuellement aider dans l'apprentissage d'autres langues.

Or le but de ce langage consiste justement à servir d'outil de communication entre des locuteurs de langues différentes. Pour ce faire, Zamenhof a puisé les éléments de l'espéranto dans de nombreuses langues, en particulier dans plusieurs du groupe indo-européen, comme l'allemand, l'anglais, le français et l'italien. Il a par la suite élaboré seize règles grammaticales de base, qui ne comptent aucune exception. Et, oh bonheur, tous les verbes espérantistes sont réguliers. Ainsi, à mesure qu'ils se familiariseront avec l'espéranto, les apprenants qui parlent une ou des langues indo-européennes pourront certainement reconnaître les divers éléments ayant servi d'inspiration à Zamenhof.

J'avais appris l'espéranto quand j'avais 11 ou 12 ans et je me souviens encore de son étonnante facilité. Par contre, j'ai fini par en oublier les notions, faute de pratique. Je veux toutefois m'y remettre aujourd'hui, maintenant que je possède davantage d'expérience dans l'acquisition de langues et de confiance en mes capacités d'apprentissage.

Pour ceux et celles qui voudraient en découvrir davantage sur l'espéranto, je vous propose ces quelques ressources en ligne gratuites:

E@I

Kurso de Esperanto

lernu!

Société québécoise d'espéranto

jeudi 30 septembre 2010

« Watch Your Wallet: The Top 10 Pickpocket Cities »

Les pickpockets... un cauchemar pour les voyageurs. Je peux imaginer la sensation horrible de constater la perte de son portefeuille et son précieux contenu. La colère devant la lâcheté du voleur. Le regret de ne pas avoir été assez lucide pour empêcher le larcin.

J'ai été chanceux jusqu'à présent au cours de mes périples, je n'ai jamais été détroussé par un pickpocket. On m'a plutôt volé en pleine face. J'admets avoir mis un peu de temps pour me remettre de l'idée que jamais je ne reverrai mes photos de Chabasquen. Enfin. Tout ça pour dire que la menace des pickpockets est bien réelle et qu'il importe d'adopter des comportements préventifs. À moins de chercher, pour une raison étrange, à délibérément se faire voler. L'article suivant propose non seulement une liste des villes où les pickpockets seraient les plus actifs, mais aussi quelques conseils de gros bon sens qui devraient vous aider à éviter des ennuis. Pour les avoir appliqués au cours de mes derniers voyages, je vous les recommande à mon tour.

En terminant, je tiens à mentionner que, si Barcelone est le paradis des pickpockets selon l'article, je n'ai toutefois pas eu de problème quand j'ai visité la ville en juin 2009. Comme partout ailleurs, il suffit de faire attention. Par contre, le gars qui se promenait sur la Rambla, le portefeuille sortant fièrement de sa poche arrière de jeans, n'a pas peut-être pas eu autant de chance que moi.

mardi 28 septembre 2010

Vinilkosmo

En guise de préambule à la deuxième version de mon texte sur l'espéranto (publié le 1er octobre 2010, finalement), je vous invite à visiter le site de la compagnie de disques Vinilkosmo, qui regroupe de nombreux musiciens espérantistes de partout dans le monde. Vinilkosmo vous permet d'écouter des pièces, d'en télécharger et même d'acheter des albums. La reprise de Dans l'eau de la claire fontaine de Georges Brassens par Jacques Yvart (En akvo de la klara fonto) vaut particulièrement le détour. Le site propose différents styles musicaux, alors vous devriez en trouver au moins un qui correspond à vos goûts.

dimanche 26 septembre 2010

Exploits rubikiens

Depuis sa création en 1974 par le Hongrois Ernő Rubik, le cube Rubik fascine. Les gens qui sont nés alors que le disco était encore d'actualité - ou avant, bien sûr - se rappelleront sans doute d'avoir tripoté le fameux cube. Or on trouve des vidéos spectaculaires d'exploits « rubikiens » sur Youtube. Je vous en propose donc quelques-unes, histoire de flatter votre fibre geek: 1, 2, 3, 4, 5.

jeudi 16 septembre 2010

« Preparing to Travel To-Do List »

Wow! Une liste de tâches très concrètes - et très logiques - à effectuer avant de partir faire un tour du monde? Voilà une riche idée. Quelques éléments de la liste vont de soi (du genre, élaborer un budget ou avertir sa famille et son employeur), tandis que d'autres renvoient à des actions souvent négligées, mais qui peuvent grandement faciliter le déroulement du voyage (comme « casser » ses souliers AVANT de partir ou composer une trousse de premiers soins). Une telle aventure exige un minimum de préparation et je crois en l'utilité d'avoir une liste de tâches à exécuter lors de l'organisation de ce projet. Bien sûr, certaines d'entre elles peuvent être accomplies une fois sur la route, mais la prévoyance permet de partir l'esprit en paix. Après tout, le simple fait de voyager amènera nécessairement son lot de soucis, alors pourquoi s'embarrasser de tracas supplémentaires?

mardi 14 septembre 2010

« Southeast Asia: A Beginner’s Guide »

Le site Uncornered Market a publié cet article qui se veut un bref guide d'introduction sur quelques pays d'Asie du Sud-Est. Vous y trouverez de courts segments sur le Cambodge, le Laos, le Myanmar, la Thaïlande et le Vietnam, de même que des conseils généraux sur la région. Vous devrez bien sûr compléter votre collecte d'informations en fouillant des sources plus étoffées. Cependant, ce genre d'article peut vous aider à choisir une destination (ou plus), en offrant une combinaison de faits et de réflexions sur chaque endroit tirés de l'expérience personnelle des auteurs. Dans le cas d'un pays moins fréquenté comme le Myanmar, ces faits et réflexions peuvent apporter un éclairage différent de celui qui prévaut dans divers médias.

vendredi 10 septembre 2010

Chronique le monde... la fin et les budgets

Dans la veine de mon récent texte sur le budget à consacrer pour six mois en Argentine, au Brésil et au Paraguay, je vous invite, si vous ne l'avez pas déjà fait, à redécouvrir Chronique le monde. J'avais déjà parlé de ce blogue auparavant (texte du 27 février 2010) mais depuis, Nad et Will, les deux tourtereaux qui le publient, sont rentrés au bercail et ils y ont ajouté des sections sur leur budget pour leur tour du monde et, de façon plus précise, pour les différents pays qu'ils ont explorés. Étant donné qu'ils ont visité vingt-huit pays sur quatre continents, je crois qu'elles peuvent susciter un grand intérêt. J'ai commencé à éplucher ces données et je les trouve fascinantes: ces deux voyageurs ont vraiment réussi à faire un tour du monde d'environ deux ans pour moins de vingt mille dollars chacun? Impressionnant. Les nombreux textes que j'ai lus sur le sujet concluaient qu'un tour de monde d'un an, pour une personne, coûtait habituellement entre quinze et vingt mille dollars canadiens. Comme quoi la gestion du budget détermine le déroulement du voyage. Merci à Matthieu Hains d'avoir attiré mon attention sur ces nouvelles sections.

mardi 7 septembre 2010

Une nouvelle apparence pour « La page à Pageau »

Après des années avec la même photo d'en-tête et quelques semaines avec le même modèle, La page à Pageau arbore maintenant une nouvelle apparence. Je la trouve très agréable, alors j'ai l'intention de la conserver pendant un bon moment. J'espère que ces changements vous plairont.

lundi 6 septembre 2010

« A Digital Nomad Budget: How Much Does 6 Months in Brazil, Argentina and Paraguay Cost? »

Cet article paru sur le site Never Ending Voyage donne un aperçu détaillé d'un budget pour deux personnes pour l'Argentine, le Brésil et le Paraguay, pour une période de six mois. J'ai bien apprécié la façon dont le texte est construit, car il est très clair et précis.

Évidemment, des voyageurs qui préfèrent plus de confort ne pourraient sans doute pas se contenter d'un tel budget pour un même laps de temps. En effet, ils pourraient ne vouloir dormir que dans des hôtels d'une certaine classe plutôt que de recourir au Couchsurfing, malgré sa gratuité. De même, d'autres individus pourraient vivre plus de six mois dans ces pays avec un même budget, si par exemple ils décidaient de ne pas suivre de cours d'espagnol (qui ont représenté une grosse dépense pour les auteurs de l'article). Cette décision leur permettrait ainsi d'économiser au moins plusieurs centaines de dollars et par le fait même d'allonger la durée de leur périple.

Je pense donc que le genre de données contenues dans cet article peut aider toute personne qui désire visiter un lieu X à élaborer son propre budget. Elle devra cependant se donner assez de temps pour examiner toutes les dépenses potentielles à inclure dans ce fameux budget. Enfin, elle devra considérer d'autres facteurs, tels que son profil de voyageur, les coûts de la vie des régions choisies et la longueur prévue de son séjour, avant d'en arriver à des prévisions budgétaires réalistes. Quant à savoir si ces prévisions seront respectées, eh bien ça, c'est une autre histoire.

samedi 4 septembre 2010

Beloit College Mindset List

Depuis 1998, le Beloit College publie chaque année la Beloit College Mindset List, une liste de faits, phénomènes et évènements historiques qui définissent la culture des personnes qui entament des études supérieures lors de l'année de publication de ladite liste. Les éléments de la liste touchent autant à des trucs qui leur sont inconnus qu'à des réalités qui ont toujours fait partie de leur quotidien, contrairement aux membres des générations précédentes.

Je trouve très amusant de consulter les listes des différentes années, car nombre de leurs composantes ont pratiquement disparu de la mémoire collective. Si, comme moi, vous avez un certain vécu, vous vous exclamerez « wow, j'avais oublié ça » à maintes reprises lorsque vous parcourrez ces compilations. Une lecture agréable, qui, comme le mentionne la page d'accueil du projet, nous amène à réaliser qu'inexorablement, on vieillit.

mercredi 1 septembre 2010

L'inévitable naïveté du voyageur

Les voyageuses et voyageurs qui rédigent un journal connaissent ce phénomène. Sur la route, on y écrit nos activités et nos impressions, on y consigne le maximum de nos expériences dans le but de « revivre » notre voyage lorsqu'on aura déposé notre sac à dos (ou valises, c'est selon) sur le plancher de notre résidence. On espère que tous les mots ainsi immortalisés sauront restituer la complexité des émotions, des sensations, des opinions qui nous auront habités au cours de nos déplacements. Pendant les jours suivant le retour, on éprouve un vif plaisir à relire nos émois. Puis, on range le journal avec les autres souvenirs rapportés.

Or, bien souvent, quand on reprend ce journal et qu'on décide de s'y replonger, on réalise - parfois avec effroi -, que notre vision des gens rencontrés, des lieux visités, des péripéties vécues était alors teintée d'une grande naïveté. On se demande comment on a pu croire possible de résumer un peuple aussi complexe, un lieu aussi dense, une aventure aussi marquante en quelques phrases bourrées de bonnes intentions. On peut donc éprouver une certaine gêne devant nos pensées couchées sur papier. Si en plus nos textes ont été diffusés dans l'espace public, comme sur un blogue, on peut être tenté d'en réécrire quelques-uns. Mais ce serait une erreur. Car, dans le fond, quand on rédige un journal de voyage, ce n'est pas tant pour définir la vraie nature d'une communauté ou d'un site que pour saisir l'essence de qui nous sommes à cet instant précis de notre vie. Et quand on compare plusieurs de ces instants, on voit la distance qu'on a franchie au fil des ans, on mesure l'ampleur de notre évolution. À mes yeux, la croissance personnelle constitue une des principales raisons de voyager.

Je ne condamne donc pas cette naïveté; en fait, je l'estime normale. Jauger de la profondeur des choses pendant qu'on est immergé dans le présent peut se révéler bien difficile. Le recul permet d'adopter une perspective plus globale sur notre périple. Ainsi, on peut constater en parcourant nos écrits qu'on a évolué depuis les faits qui y sont décrits, que notre capacité de comprendre s'est raffinée, que nos connaissances se sont élargies. Les leçons acquises s'ajoutent alors à notre arsenal. Puis, quand vient le temps de repartir, on se sent plus apte à savourer les expériences qui s'offriront à nous. On les couchera dans un journal. Encore. On les relira. Encore. Et tout le processus recommencera. Pour notre plus grand bien.

jeudi 26 août 2010

« 50 lieux à visiter avant de mourir »

Vous cherchez des idées de destination en vue de vos prochaines vacances? Cet article vous propose cinquante sites intéressants à découvrir. Vous y trouverez des incontournables (ex. la tour Eiffel; le Taj Mahal; la Grande Muraille), mais aussi des suggestions plus originales (ex. le parc national Torres del Paine, au Chili; Zermatt, en Suisse; La Digue, aux Seychelles). Évidemment, il aurait été facile d'ajouter cinquante, voire cent autres lieux à cette liste, mais elle peut tout de même vous aider quand viendra le temps de planifier vos futures escapades.

lundi 23 août 2010

Les souvenirs inutiles

J'imagine que tout voyageur finit par vivre une telle situation: on déambule dans les rues d'une ville (ou sur le sable d'une plage achalandée), on tombe sur un magasin, un kiosque ou un marché, on se met à fouiller dans les tas d'objets proposés. Puis, tout d'un coup, on décide de s'acheter un souvenir. Sans trop réfléchir. Sans trop se demander si on aime vraiment la chose qui se trouve sous nos yeux. Lors de l'achat, on croit faire un choix judicieux, on croit mettre la main sur un article qui constituera un fier symbole de notre séjour. Dans la fièvre du moment, on acquiert un truc qui, en temps normal, n'aurait peut-être même pas attiré notre attention. On laisse alors notre esprit critique de côté et on dépense pour un bidule qui ne répond pas à nos critères usuels, en matière de souvenir.

On ramène alors le fameux objet à la maison et on se rend compte que, finalement, ce souvenir ne possède pas la puissance d'évocation souhaitée. Pire encore, on constate qu'il ne cadre pas avec le décor de notre domicile, qu'il n'éveille plus la même excitation qui nous avait poussé à l'acheter. On le range alors dans une boîte, on le jette ou on tente de le revendre dans une vente de garage. Et on se dit qu'on ne fera plus la gaffe d'acheter quoi que ce soit qui ne correspond pas à nos véritables goûts et intérêts.

Cet article présente quelques souvenirs de voyage qui, une fois la magie évaporée, peuvent amèrement décevoir leur propriétaire. Certains sont en effet très connus (ex. n'importe quoi montrant la tour Eiffel), d'autres s'avèrent plus obscurs (ex. les têtes d'alligator de Floride). Par contre, je pense qu'un t-shirt peut constituer un excellent souvenir. Il suffit simplement d'en choisir un dont le style nous plaît.

samedi 21 août 2010

« Essential Software Tools For Digital Nomads »

Vous désirez partir en voyage avec ordinateur portable et vous vous demandez quels logiciels installer sur votre machine en vue de votre périple? Le site foXnoMad vous en suggère quelques-uns dans cet article. La liste n'est évidemment pas exhaustive, mais elle constitue un bon point de départ pour celles et ceux qui, comme moi, sont peu familiers avec cet univers.

Et pour en savoir plus sur les façons de protéger votre portable lorsque vous utilisez un réseau sans fil, je vous recommande cet autre article. On n'est jamais trop prudent.

mercredi 18 août 2010

« 6 tips for buying travel insurance »

Je vous propose aujourd'hui un court article (en anglais) qui rappelle certains critères importants quand vient le temps de choisir une assurance voyage. La constante qui ressort de ces six conseils est l'importance de bien connaître le type de voyage que l'on veut effectuer. Ensuite, on choisit une couverture en fonction de nos plans. Une personne sportive, qui prévoit s'adonner à des loisirs potentiellement dangereux (ex. vélo de montagne), doit veiller à ce que sa police couvre les risques liées à ses activités. Ce qui n'est pas toujours le cas.

Certes, les assurances voyage constituent un univers large, avec beaucoup d'offres; mais considérant la portée des conséquences en cas de vol, de blessure ou autre tribulation, je pense qu'il est primordial de prendre le temps nécessaire pour trouver celle qui nous convient. Et ce, même si magasiner une assurance voyage peut s'avérer aussi excitant que de regarder une course d'escargots. Au ralenti.

samedi 14 août 2010

« Il fait beau dans l'métro »

J'aime beaucoup voir de vieilles publicités, car en quelques secondes, je découvre - ou redécouvre - un condensé d'époque. La publicité suivante fait la promotion du métro de Montréal, dans les années 1970. Tout dans cette publicité représente la période où elle a été créée: la réalisation, le montage, les vêtements, coupes de cheveux et moustaches, la musique, les chorégraphies, etc. De nos jours, on ne verrait plus de telles créations. Aujourd'hui, la même pub serait sûrement en animation en volume (« stop-motion »).

lundi 9 août 2010

Delphine en Jamaïque!!!!!

Je vous ai déjà parlé de mon amie Delphine, alors qu'elle effectuait un stage au Sénégal (texte du 22 septembre 2009). Eh bien, elle est revenue au Québec en mars. Toutefois, non contente de rester au même endroit plus de quelques mois, elle vient tout juste de repartir vers d'autres aventures. Elle travaille maintenant en Jamaïque, pour l'organisme CUSO. Je vous invite donc à lire son blogue, Delphine en Jamaïque!!!!!.

vendredi 6 août 2010

« Le blues de la métropole »

C'est drôle, parce que j'avais pensé écrire - encore - sur le sujet. Mais voilà que dans sa dernière chronique, Bruno Blanchet a publié le courriel d'Alexandra, une de ses lectrices, qui parle du retour à la maison, après un long voyage. C'est un phénomène souvent négligé par les voyageurs, mais qui a pourtant des impacts parfois importants sur les personnes qui le vivent. Alexandra résume bien la question, je me suis reconnu dans ses mots. Je suis persuadé que plusieurs d'entre vous se sentiront également interpellés par ce texte.

J'ai souvent entendu des experts en rédaction et en littérature affirmer que, pour rejoindre un vaste lectorat, l'auteur doit écrire sans pudeur, sans retenue, car plus une expérience est racontée de façon personnelle, plus elle tend à devenir universelle. Un drôle de paradoxe, mais pour avoir lu quantités de récits de voyage, j'y souscris. C'est cette part d'intimité dévoilée avec tant de générosité qui lie l'auteur et ses lecteurs, à mon avis. Un texte comme celui d'Alexandra crée ce lien, car il permet aux gens d'y trouver un écho à leurs sentiments à propos d'une expérience à la fois si individuelle et si commune. Je vous invite donc à le lire.

jeudi 5 août 2010

« Saving Tips for a World Trip »

Dans cet article, Nomadic Matt y va de ses conseils pour économiser en vue d'un voyage autour du monde. Certains sont plutôt évidents (par exemple, manger moins souvent au restaurant), mais d'autres sont intéressants (ex. ouvrir un compte dans une banque qui possède des succursales à travers le monde pour couper dans les frais de transaction). J'avoue toutefois que j'ai bien de la difficulté à me passer des cafés du Presse café à côté du bureau...

lundi 2 août 2010

Easy Expat

Je viens de découvrir Easy Expat, un site qui s'adresse aux gens désireux d'aller travailler et vivre dans un autre pays. Le site offre beaucoup d'informations sur plusieurs dizaines de villes réparties sur six continents, informations classées en plusieurs sections: guide pour chaque ville, offres d'emploi, forums, blogues d'expatrié-es, petites annonces, météo, comparateur de coûts de la vie et plusieurs autres. En outre, pour ceux et celles qui aiment voir des images d'une ville avant de s'y rendre, Easy Expat vous donne accès à des webcams présentant différents lieux en temps réel. Ainsi, pour Montréal, des webcams montrent le Vieux-Port, le Vieux-Montréal et l'Île-de-la-Visitation.

De plus, chaque guide de ville est subdivisé en sous-catégories telles que « trouver un emploi », « logement », « emménager », « santé », « services publics », entre d'autres. Ces sous-catégories proposent quantités de détails essentiels sur les divers aspects liés à un déménagement international. Il est donc facile de passer plusieurs heures à fouiller Easy Expat.

Évidemment, je ne peux que conseiller aux visiteurs du site de contre-vérifier les renseignements trouvés avec les autorités compétentes, avant de prendre quelque décision que ce soit. Mais au moins, Easy Expat permet d'accomplir la cruciale première étape de toute préparation d'un voyage: la première récolte d'informations.

vendredi 30 juillet 2010

« Beer snakes » et « Streaker »

J'ai toujours été fasciné par les phénomènes de foule, surtout lors d'évènements sportifs. On entend souvent que le quotient intellectuel d'une foule diminue à mesure que la taille de cette dernière augmente. Il doit y avoir du vrai dans cette phrase, car sinon, comment expliquer la création de beer snakes (serpents de bière?) et l'apparition de streakers (nuvites) sur les terrains sportifs de la planète?

Les nuvites existent depuis plusieurs décennies: je me souviens très bien d'avoir vu des reportages sur le sujet durant les années 1980. Si je ne m'abuse, ils sévissaient alors particulièrement sur les courts de tennis. Dans les années 1990, je crois me rappeler qu'ils chérissaient les terrains de baseball et de football. Dans les années 2000, ils semblaient se manifester un peu partout. En outre, aujourd'hui, grâce à des sites comme Youtube, ils peuvent jouir de la certitude d'accéder à la postérité, comme cette femme l'a si brillamment démontré.

Quant aux serpents de bière, à ce que j'ai lu, il s'agit d'un phénomène plus récent. Il y a un je-ne-sais-quoi de charmant dans cette activité, une solidarité inattendue qui pousse les spectateurs à travailler de concert dans l'espoir d'atteindre un but commun: le plus long serpent de bière jamais vu. Futile? Oui. Potentiellement dangereux? Oui. Stupide? Oui. Amusant? Oui.

Enfin, je crois qu'il est de loin préférable que les gens s'adonnent à de telles pratiques, si insignifiantes soient-elles, plutôt que de provoquer des émeutes. Le ridicule ne tue pas, mais écraser des individus contre des grillages de protection, comme au stade de Hillsborough de Sheffield (Angleterre) en 1989, oui.

samedi 24 juillet 2010

Le réconfort des petites choses

Quand on voyage pendant un certain temps, on peut vivre des moments où on a envie de se sentir à la maison, de retrouver une partie de son quotidien, tel qu'on le vit là où on habite. Parfois ce désir ne dure qu'un instant, parfois il s'étire sur une plus longue période. Pourquoi en vient-on à éprouver une telle nostalgie en voyage? Je veux dire, on a rêvé de ce périple, on réalise ce rêve, on découvre sans cesse de nouveaux trucs sur le pays visité, sur nous-même. On devrait donc baigner dans une constante euphorie. C'est peut-être bien là, le problème: on finit par se lasser de tout, même de l'euphorie. Car elle devient alors une routine.

Je ne crois pas que vivre des aventures extrêmes soit la meilleure façon de se « guérir » cet état d'esprit. Au contraire. À mon sens, se réfugier dans des expériences très intenses ne peut qu'exacerber ce sentiment de disparité entre la situation dans laquelle on patauge et les émotions qui mijotent en nous. Je pense qu'il est bon, dans de tels cas, de prendre un peu de recul, de pleinement ressentir les émotions qui nous traversent, de les accepter telles qu'elles sont et de chercher du réconfort dans ce qui évoque notre quotidien.

Différentes solutions s'offrent alors à nous pour soulager cette mélancolie: écouter notre musique préférée, lire un livre important pour nous ou une lettre (ou courriel) écrite par un proche, cuisiner un plat familier, regarder des photos d'êtres chers, etc. C'est dans les petites choses que l'on trouve le plus grand réconfort. Ainsi, j'avais tenté de me faire une poutine à Sanare, dans les Andes vénézueliennes (voir mon texte du mardi 30 octobre 2007). Comme je n'avais pas accès au fromage qui « scouiquent-scouiquent » sous la dent, j'en suis arrivé à un résultat pour le moins désastreux, et ce, même si j'avais eu la présence d'esprit d'emmener avec moi de l'authentique sauce à poutine en poudre. Malgré tout, ce fiasco culinaire m'avait remonté le moral. C'est que le quotidien, celui de notre lieu de résidence, constitue le meilleur antidote dans pareilles circonstances, car il se situe à l'opposé de l'euphorie dont on est blasé. Et par le fait même, il redevient nouveau, il prend un éclat neuf, le temps d'un instant, le temps de nous ragaillardir.

mercredi 21 juillet 2010

« The Lord of The Rings - VuVuZeLa :D »

Cette vidéo m'a bien fait rire. Une façon originale de se moquer de la folie des vuvuzelas qui a caractérisé la dernière Coupe du monde de la FIFA.

lundi 19 juillet 2010

« Ten Worst Car Commercials Of All Time »

Cet article présente un palmarès de certaines des plus mauvaises publicités de voitures. À noter la prédominance de publicités des années 1980. Ce constat signifie de deux choses l'une: soit les années 1980 constituaient réellement un terreau fertile pour la médiocrité en marketing, soit l'auteur de l'article (Matt Hardigree) appartient à la génération qui a grandi à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Quoi qu'il en soit, je suis persuadé que vous saurez apprécier la splendeur de ces créations qui ont mal vieilli. Notamment celle mettant en vedette Céline Dion.

dimanche 18 juillet 2010

« kumpir ortakoy usulu »

Le kumpir est un met turc très populaire. Il s'agit essentiellement d'une pomme de terre cuite, vidée et remplie avec toutes sortes de garnitures et condiments. Dans la vidéo suivante, vous verrez comment est préparé ce délice riche en goût et en calories.

jeudi 15 juillet 2010

« Star Wars Subway Car »

Si un jour je vois quelque chose d'aussi incroyable en prenant le métro, je saurai alors que je vis une journée inoubliable.

jeudi 8 juillet 2010

« Top 10 des goûts de glaces les plus crades »

D'aucuns diront que la notion de « goût crade » est relative, qu'elle change d'une culture à l'autre. C'est vrai. Mais n'empêche que les saveurs de glaces présentées dans cet article sont pour le moins inhabituelles dans plusieurs régions du monde, comme l'Amérique du Nord. Bon appétit!

lundi 5 juillet 2010

Le visa turc

Je trouve essentiel de lire un maximum de détails sur les formalités administratives propres à chaque pays quand vient le temps de préparer un voyage. C'est pourquoi j'ai décidé de raconter mon expérience pour l'obtention du visa turc. C'est bien beau lire des sites officiels, mais l'expérience concrète révèle parfois des informations qui, bien qu'obscures, peuvent s'avérer fort utiles sur le terrain. Ceci dit...

Je savais après avoir lu sur divers forums de voyage que les citoyens canadiens doivent se procurer un visa pour entrer en Turquie. J'ai aussi appris qu'ils doivent débourser 60 $ US pour ce visa. J'ai quand même téléphoné au Consulat Général de la Turquie à Montréal pour m'assurer de la validité de ces renseignements. La dame qui m'a répondu a commencé à m'expliquer que je devais fournir deux photos, remplir un formulaire et envoyer le tout au Consulat de Turquie à Ottawa, bla bla. Je devais aussi inclure un paiement de... 115 $ CAN. Étonné, je lui ai mentionné avoir lu que je pouvais acheter le visa directement à la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, et ce, pour seulement 60 $ US. Elle a alors confirmé cette information. Eh bien... si je n'avais pris mes renseignements auparavant, j'aurais pu me faire arnaquer de belle façon. Comme quoi il est essentiel de puiser ses données à différentes sources, histoire d'obtenir l'heure juste.

Donc, à partir de Plovdiv, j'ai pris un bus vers la Turquie. Une fois à la frontière bulgare, je n'ai eu aucun problème à remplir les formalités: je tends mon passeport à la dame et elle l'étampe. Simple comme bonjour. Lorsque je suis arrivé du côté turc, j'ai fait la file et quand ce fut mon tour, le douanier m'a dit que je devais aller à une autre guérite (# 92) pour obtenir le visa. Je me suis alors rendu à cette guérite, j'ai donné mon passeport et le 60 $ US au monsieur. Il a pris le tout, a ouvert mon passeport, y a apposé trois autocollants et me l'a redonné. Je suis retourné à la première guérite, j'ai remis mon passeport au douanier, qui l'a pris et l'a gardé pour vérification, comme pour tous les autres passeports.

J'ai alors rejoint les autres passagers du bus, de l'autre côté de la guérite. Puis, quelques minutes plus tard, une dame est arrivée avec tous les passeports étampés. J'ai récupéré le mien. J'étais en règle. Ne restait ensuite que l'étape de la vérification des bagages. On a tous portés nos sacs et valises dans une guérite où se trouvait un appareil à rayons X, comme dans les aéroports. Un à un, on y a fait passer nos possessions. Quand tout fut terminé, on est remontés dans le bus, on a franchi la dernière barrière, et hop, on était en Turquie. Toute la séquence a duré un peu plus de deux heures.

Alors voilà mon expérience pour l'obtention du visa turc en tant que citoyen canadien. J'espère que ces informations seront utiles à l'un d'entre vous.

samedi 3 juillet 2010

« The 100 Greatest Movie Insults of All Time »

Cette vidéo présente un montage de quelques-unes des plus célèbres insultes de l'histoire du cinéma. Un feu roulant de gros mots, d'hostilité et de colère. Et de moments classiques. Vous en reconnaîtrez plusieurs, j'en suis certain.

vendredi 2 juillet 2010

Le prix d'un tour du monde

Selon cet article, le prix moyen pour un tour du monde par personne pour une année serait de 19 500 $. J'ai des réserves par rapport à ce montant, car j'ai lu de nombreuses histoires où des gens avaient accompli un tour du monde pour 10 000 - 15 000 $. Tout dépend donc de la manière de voyager. L'article le mentionne, heureusement. Mais les cas qu'il rapporte me semblent être ceux de gens qui aiment un certain confort. Rien de mal là-dedans, surtout s'ils possèdent les moyens de voyager comme ils le désirent. N'empêche qu'il existe bien des trucs pour couper dans les dépenses, lors d'un tour du monde.

Ainsi, un billet d'avion « autour du monde » n'est pas nécessairement l'option la plus économique dans tous les cas. Il peut parfois être plus profitable de d'abord prendre un vol aller simple pour une destination, avant d'utiliser des vols avec des compagnies à bas coûts et des transports terrestres ou maritimes pour se rendre aux autres lieux intéressants. Il importe alors d'effectuer des calculs pour déterminer l'option la moins dispendieuse avant d'acheter quoi que ce soit. Un site comme Kayak permet de comparer les coûts des billets d'avion. Et si vous souhaitez en apprendre plus sur les façons d'économiser lors de l'achat de billets d'avion, je vous suggère le site de Chris Guillebeau, un expert en la matière.

De plus, un site comme Couchsurfing peut grandement aider à économiser en matière d'hébergement. Bien sûr, il faut avoir un certain type de personnalité pour se sentir à l'aise d'aller dormir - gratuitement - chez des inconnu-es. Mais pour ce genre de personnes, dormir chez un ou une inconnu-e présente aussi un énorme avantage: celui de pouvoir partager le quotidien d'un citoyen ou d'une citoyenne du pays visité. Il devient alors possible de non seulement être hébergé gratuitement, mais aussi d'en découvrir plus sur l'endroit, grâce à l'hôte ou l'hôtesse. C'est une situation gagnante pour tout le monde. Pour l'avoir expérimentée, je ne peux que chaudement recommander cette méthode. Les individus inscrits sur ce site sont ouverts d'esprit et curieux, ce qui rend les contacts faciles et agréables.

En outre, je crois qu'il est préférable de ne pas rester trop longtemps dans les pays où le coût de la vie est plus élevé (ex. Japon, Angleterre, Australie, etc.) et de passer plus de temps là où il est plus abordable (Thaïlande, Bolivie, Maroc, etc.). Évidemment, je parle du point de vue d'un Nord-Américain; la situation peut être bien différente pour un Africain ou un Sud-Américain. Le site de Nomadic Matt constitue une bonne source d'informations là-dessus.

Enfin, pourquoi partir un an? Phileas Fogg a bien fait le tour du monde en 80 jours, lui... rien n'oblige qui que ce soit à partir un an. C'est juste un chiffre. Un symbole. Une frontière psychologique. On peut très bien réaliser un tour du monde en huit mois, sans rien enlever à la grandeur de l'expérience. Et plus on raccourcit la durée du périple, plus grandes sont les chances de dépenser moins. Sauf si l'on aime le grand luxe.

Ces quelques trucs ne représentent que la pointe de l'iceberg. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous invite à consulter un excellent guide sur pratiquement tous les aspects d'un tour du monde: Round-The-World Travel Guide. Je n'ai pas trouvé de ressource plus complète jusqu'à présent. Bonne lecture.

jeudi 1 juillet 2010

Benny the Irish Polyglot

Benny Lewis, alias « The Irish Polyglot », est un homme de 27 ans qui s'est donné pour mission d'apprendre un maximum de langues, sans passer par un parcours scolaire. Il parle maintenant sept langues et il a développé ses propres méthodes pour faciliter l'apprentissage de nouvelles langues, méthodes qu'il partage sur son blogue et sur son site plus professionnel. Il nomme sa façon de procéder « Language hacking » (« piratage de langue »), car il utilise des techniques très personnelles, non conventionnelles pour arriver plus rapidement à ses fins. J'ai passé un peu de temps à explorer ces deux sites et j'ai bien aimé ce que j'y ai lu. Benny amène des idées intéressantes, différentes, mais surtout, simples sur l'apprentissage des langues. Si vous vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à visiter ses sites.

vendredi 25 juin 2010

Un peu de recul

Ça fait déjà quatre jours que je suis revenu à Montréal et je commence à reprendre un rythme de vie plus normal. Je suis retourné au travail hier et je continue de défaire des boîtes de mon déménagement. Je sens toutefois encore des effets du décalage horaire et j'ai bien hâte qu'ils disparaissent. J'ai eu le temps de trier mes photos et de réfléchir à mon voyage. J'en suis arrivé à quelques constats:

- J'aurais aimé passer un peu plus de temps à Madrid, histoire de mieux connaître la ville;
- L'auberge Hostel Mostel de Sofia est la meilleure auberge de jeunesse que j'ai visitée au cours de mes voyages. L'ambiance y est fantastique et le personnel est très sympathique;
- Le monastère de Rila est un endroit à voir, mais il n'est pas pertinent d'y rester plus d'une heure. On en fait le tour assez rapidement;
- Plovdiv fut ma plus belle surprise. J'avais une vague idée de ce à quoi m'attendre, mais j'ai été vraiment charmé par l'ambiance qui se dégage de la ville, par la gentillesse de ses habitants et par la beauté de son architecture (dans le centre et dans la vieille partie, à tout le moins);
- Les Bulgares que j'ai rencontrés étaient tous bien gentils, mais surtout, pas encore blasés par les touristes. Cette attitude permettait des interactions agréables, même quand il y avait la barrière de la langue. Selon mon expérience, la connaissance de l'anglais ne semble pas très répandue dans la population, alors l'usage de signes est nécessaire dans bien des situations.
- ¿Donde Jugarán Los Niños? (1994) de Maná est l'album que j'ai le plus écouté durant mon voyage.
- Istanbul a dépassé mes attentes les plus élevées. En plus, je n'ai pas eu le temps de tout faire ce que j'aurais voulu faire, comme visiter une ville sur le bord de la Mer noire. Je devrai donc y retourner un jour.
- Istanbul a un côté bordélique, intense, du genre que l'on retrouve dans les pays latins et hispanophones. Ça me plaît.

Mais surtout, mon principal constat est le suivant: ces vacances en solitaire furent les meilleures de ma vie. La barre sera haute pour mes prochaines vacances.

mardi 22 juin 2010

Montréal

Ça y est, je suis revenu à Montréal. La fin de mon voyage fut mouvementée, avec un long trajet en bus de nuit et deux vols en près de quatre jours. Je ne pourrais voyager de façon aussi intense pendant une longue période de temps, car ça finit par saper beaucoup trop d'énergie. Je peux le faire pendant deux ou trois semaines, mais après, je dois changer de rythme. Or, quand j'ai plus de temps, comme au Venezuela, je préfère espacer les activités. Mais quand je n'ai pas cette chance, j'accélère le rythme, histoire de bien profiter de tout ce qui m'est accessible. J'ai ainsi l'impression que mes vacances ont duré un bon mois, au lieu de quinze jours. C'est fou à quel point j'ai vécu un grand nombre d'expériences en une si brève période. J'en suis très heureux, et même si une part de moi aurait aimé continuer de voyager, là, j'ai besoin d'un peu de repos.

Je suis donc content d'être revenu. Maintenant, c'est le retour à la « réalité », au quotidien. Retrouver mon univers familier, renouer avec lui, tout en incorporant les leçons apprises au cours de mon périple. Car il y en a. Déjà. Et il y en aura d'autres, avec le recul. J'adore cet aspect des voyages: la possibilité d'apprendre toutes sortes de choses, tant sur soi que sur les lieux visités, les gens rencontrés, etc. J'ai déjà hâte de repartir l'an prochain. Où? Je me laisse quelques mois pour y penser...

dimanche 20 juin 2010

Madrid et la fin des vacances

C'est deja la fin de mes vacances. Demain, je retourne a Montreal. Je serai heureux de retrouver mon univers, mais en meme temps, j'aurais aime voyager davantage. J'adore la sensation de liberte totale que j'eprouve chaque fois que je voyage.

Je suis presentement a Madrid. J'ai passe la soiree a essayer de delicieux tapas et a boire de la biere dans differents bars. J'ai meme regarde quelques moments du match Bresil-Cote-D'Ivoire en compagnie de plusieurs Madrilenes deja saouls, dont ce sympathique Jorge.

Il se fait tard ici, alors je vais me coucher. Je reviendrai plus en details sur mon voyage au cours des prochains jours, car, comme vous vous en doutez, j'ai encore bien des choses a raconter.

samedi 19 juin 2010

Istanbul-Sofia en bus de nuit: une epopee rock

Ca y est, je suis revenu a Sofia, au terme d'un trajet de bus d'environ 9 h 50. Cette epopee a ete plutot rock. A 21 heures, je devais prendre une navette vers un terminus, pres du carre Taksim; j'y suis arrive pres de quinze minutes a l'avance, et c'etait le bordel. Dans le chaos, j'ai a peine eu le temps de saluer et de remercier mon amie Fıtış. Ca m'a laisse un gout amer, car ce n'est pas comme ca que doivent se passer les au-revoir. Enfin.

La premiere navette a effectue tout un slalom dans les rues achalandees de la ville. Je n'avais aucune idee ou je m'en allais. Fıtış m'avait dit de debarquer a un terminus X. Une fois sur place, j'ai reussi de peine et de misere a trouver quelle autre navette je devais prendre pour me rendre au terminus final. Donc, autre slalom dans la gigantesque Istanbul.

Je suis finalement arrive au bon terminus, plusieurs minutes apres que la navette eut zigzague dans la station centrale de bus. Mon bus est arrive quelques instants plus tard et je savais alors que toute cette folle course stambouliote etait enfin terminee.

Je n'ai pas beaucoup dormi durant le trajet, mais je savais que ca se passerait ainsi. J'en ai profite pour ecouter pas mal de musique, dont du punk... rock. Et comme je l'avais prevu, le passage a la frontiere a pris deux heures, soit de 2 h 20 a 4 h 20. En outre, j'ai eu la chance de rencontrer des gens sympathiques dans le bus, comme un professeur slovene qui parle slovene (quelle surprise), anglais, turc, albanais et un peu de francais. Je n'avais encore jamais rencontre quelqu'un qui parle albanais. J'ai aussi jase avec un jeune de Madrid, qui etudiait a Istanbul dans le cadre du programme Erasmus; tse, le programme qui envoie des etudiants de divers pays d'Europe faire le party dans d'autres pays que le leur...

Ca fait drole d'etre ici: apres l'intensite d'Istanbul, Sofia est un oasis de tranquilite. Je n'y resterai que 24 heures, puis j'irai prendre mon vol pour Madrid. Enfin, lundi matin, je pars de Madrid pour Montreal. Le retour au bercail. Deja.

vendredi 18 juin 2010

Retour a Sofia

C'est ce soir que je quitte Istanbul pour retourner a Sofia. Je prendrai un bus de nuit et je prevois que le trajet durera plus ou moins dix heures, selon le temps qui sera perdu a la frontiere turco-bulgare. J'ose croire qu'il y aura moins de trafic a la frontiere la nuit et que ce devrait etre moins long que lors de mon arrivee en Turquie. Je verrai bien.

Je suis a Istanbul depuis samedi et je trouve que le temps a passe tres vite. Trop vite. Je n'ai pas eu le temps de faire tout ce que je voulais faire, de voir tout ce que je voulais voir. C'est correct. Je n'aurai qu'a revenir. Mais j'ai adore tout ce que j'y ai fait, tout ce que j'y ai vu, j'ai fortement apprecie les gens que j'y ai rencontre. On m'avait beaucoup parle d'Istanbul en des termes tres elogieux, ce qui peut creer des attentes demesurees. Or je peux dire que la ville a plus que comble toutes mes attentes: quel endroit formidable. Jamais je n'oublierai ses habitants chaleureux, sa riche histoire, ses monuments magnifiques, sa delicieuse nourriture, sa rue Istiklal Caddesi a l'ambiance festive comparable a celle de la Rambla a Barcelone, entre autres choses. Une de mes villes preferees dans toutes celles que j'ai visitees jusqu'a present.

Alors voila la fin du chapitre Istanbul. J'ecrirai une fois rendu en Bulgarie.

jeudi 17 juin 2010

Heybeliada

Aujourd'hui, j'ai visite l'ile de Heybeliada, situe a quelques dizaines de kilometres d'Istanbul, dans le cadre d'un tour guide. L'ile fait partie d'un archipel nomme les Iles des Princes. Quelques minutes apres mon arrivee au chaotique terminus de ferry ce matin, j'ai reussi a trouver mon guide. Les deux autres participants, un couple d'Australiens a la pre-retraite, sont arrives. On est tous montes sur le ferry et on est partis.

Il y avait un halo particulier sur Istanbul, qqchose qui ressemblait a du smog. Beuh. On a fait des arrets dans les iles qui se trouvent avant Heybeliada (Kinaliada et Burgazada), puis on est arrives a destination. On a aussitot explore l'ile et ses rues. La particularite de l'endroit est que les voitures y sont interdites, sauf pour les employes municipaux. Ce qui fait qu'on voit beaucoup de velos et de chars tires par des chevaux. L'ambiance est tres relax, ce qui constitue un changement enorme par rapport a l'intensite d'Istanbul.

Le but principal de notre visite etait le monastere Aya Triada, une ecole de theologie orthodoxe grecque. En nous voyant, le pretre n'etait pas content: d'abord, je n'etais sur la liste des visiteurs qu'il possedait; ensuite, j'etais en shorts et en sandales. Il etait offense. Coudonc. Avoir su qu'on allait visiter un endroit aussi strict...

Il nous a neanmoins accueillis, contre mauvaise fortune bon coeur, et il nous a recite l'histoire du monastere dans un anglais d'excellente qualite. Il nous a donne toute une performance, il semblait un personnage tire d'un film, tellement il etait intense, connaisseur et caricatural. L'atmosphere etait tres bizarre, toutefois; je se sentait de trop, pas a notre place, et pourtant, le pretre a quand meme pris la peine de nous parler.

Une fois sortis du monastere, on a tous bien ri de cette situation. On a fini le tour par une marche dans d'autres portions de l'ile, avant d'aller boire un truc froid dans un petit resto du bord de la mer de Marmara. On a jase de nos voyages, de la politique de nos pays respectifs, de nos vies, de notre rapport aux nouvelles technologies, etc. Tres interessant: les Australiens sont des enseignants globe-trotters (ils ont traverse le Canada) et le guide a beaucoup voyage lui aussi.

En revenant, dans le ferry bonde, plusieurs jeunes ont sorti des instruments et ont commence a jammer. C'etait vraiment bon, les autres passagers se sont approches et certaines femmes se sont meme mises a danser. Un bien bon moment.

Demain soir, je repars pour Sofia. Les vacances achevent.

mercredi 16 juin 2010

Sainte-Sophie, citerne basilique, Grand bazar et autres

Aujourd'hui je me suis tape un circuit a pied typiquement touriste-qui-veut-voir-un-max-d'Istanbul: la mosquee Yeni Camii ("Nouvelle mosquee"), l'eglise Sainte-Sophie, la citerne-basilique, le Grand bazar et la tombe de l'architecte Mimar Sinan. J'ai egalement voulu voir la mosquee Suleymaniye Camii, mais elle etait fermee pour renovation au moment de mon passage.

La mosquee Yeni Camii est interessante. L'interieur est tres beau, tres sobre, comme dans toutes les mosquees que j'ai vues jusqu'a present. J'ai toutefois prefere la Mosquee bleue, mais Yeni Camii vaut le detour, ne serait-ce que pour voir les centaines d'oiseaux qui voltigent a deux pouces de la face des visiteurs dans les marches de l'edifice. Et les gens nourrissent ces oiseaux... si le film Les oiseaux de Hitchcock vous a donne la chienne de votre vie, evitez de passer trop pres de la mosquee.

Sainte-Sophie vaut elle aussi le detour, pour sa taille immense, sa beaute austere et son histoire riche. Il y avait bien sur beaucoup de monde a l'intereur, ce qui est peut etre desagreable. Mais je pense que l'endroit merite d'etre vu et que supporter une horde de touristes aux cameras enflammes pendant quelques minutes est un mal moindre que le plaisir retire de cette visite.

La citerne-basilique est un reservoir souterrain construit vers le 4e siecle, qui servait a alimenter en eau cette partie de la ville (Sultanhamet). Si je ne m'abuse, on voit la citerne dans Bons baisers de Russie, quand Kerim Bay et Bond se promenent en chaloupe sous la loupe. Je dois reverifier. En tout cas, l'endroit etait delicieusement frais, considerant que ce matin a 11 h, il faisait 36 degres Celsius. L'ambiance y est mysterieuse, etant donne la penombre qui y regne, et le plancher y est glissant.

Je n'ai rien achete au Grand Bazar et l'endroit est moins intense que je le croyais. Oui, il y a du monde, mais compare aux souks de Marrakech, un tel lieu est plutot relax. Par contre, si vous aimez acheter des bijoux en or et en argent, des tapis, des vetements en tous genres, des objets pour faire du the, du tissu et autres babioles, l'endroit est ideal.

Mimar Sinan peut etre considere comme le Gaudi stambouliote, car il y a construit de nombreuses mosquees prestigieuses. Il en a aussi construit ailleurs dans les Balkans. Alors j'avais de voir la tombe de cet homme qui, malgre sa renommee, est reste humble toute sa vie.

Voila pour mon cicuit a pied de touriste-qui-veut-voir-un-max-d'Istanbul. Demain, je prevois aller visiter une des iles des Princes, dans la mer de Marmara.

mardi 15 juin 2010

Les premieres fois

Premier tour de ferry sur le Bosphore = fait; premiere visite en Asie = faite; premier cafe turc = fait; visite du Bazar des epices = faite; visite de la gare Sirkeci, terminus de l'Orient Express = faite; visite du parc Gulhane = faite; entree dans la Mosquee bleue en shorts = faite; essai du raki au Pudding Shop = fait; ecoute d'un excellent album d'un groupe metal turc avec une Turque = faite; partage d'un narguile avec des Stambouliotes = fait; perte de mon temps a convaincre un Etats-Unien borne et trop interesse par l'argent que non, Istanbul n'est pas dangereuse et qu'il devrait verifier la notion de danger en Amerique du Sud = fait; voir un groupe metal faire une reprise de "Is This Love" de Whitesnake dans un bar = fait; retour a mon auberge a une heure ridicule = fait.

lundi 14 juin 2010

Stambouliotes fetards et premiere visite en Asie

Ouf... toute une arrivee a Istanbul. J'ai passe une bonne partie de la soiree de samedi a festoyer avec des Stambouliotes rencontres sur la terrasse d'un des innombrables bars dans les rues perpendiculaires a Istiklal Caddesi. Puis, je les ai revus hier, mais ce fut - heureusement - plus relax. On a notamment regarde une partie de piece de theatre, juste a cote de la tour de Galata, et on a ete sur une terrasse qui offre des vues incroyables sur differents quartiers de la ville. Ce fut une belle soiree. Tout le monde ici est vraiment tres gentil, tres sympathique. Et cette gentillesse n'est pas forcee, les gens sont authentiquement prevenants, interesses, genereux. C'est rafraichissant, comme attitude.

Je n'ai pas encore beaucoup explore Istanbul, mais je compte bien m'y mettre de facon plus serieuse des aujourd'hui. Je visiterai son cote asiatique, sur l'autre rive du Bosphore. J'ai hate de prendre un ferry pour voir la ville sous un autre angle. Je ferai egalement mes premiers pas en sol asiatique, un moment d'une grande importance pour moi. Et encore une fois, il fait super beau et super chaud. Le vent sur le Bosphore sera donc fortement apprecie.

samedi 12 juin 2010

Istanbul

Juste un petit mot pour dire que je suis arrive a Istanbul. Ma premiere impression: la ville semble immense et les gens ont l'air tres gentils. Et grace au clavier turc que j'utilise en ce moment, je peux ecrire des caracteres differents comme ı, ş et ğ. Je relaterai les aventures du jour dans un message ulterieur. La, je vais m'impregner de l'ambıance survoltee d'Istiklal Caddesi.

Depart pour Istanbul

Ce matin je pars pour Istanbul. Le trajet de bus devrait prendre entre huit et dix heures, selon le temps qui sera perdu a la frontiere turque. J'ai rencontre un couple de Canadiens hier (encore... je ne sais pas pourquoi, mais lors de ce voyage, je rencontre pas mal de Canadiens) qui ont effectue le trajet depuis Istanbul et ils ont passe environ deux heures a attendre que les autorites bulgares terminent les formalites a la frontiere. Je suis donc pret a prendre mon mal en patience.

Je quitte Plovdiv avec un sentiment tres positif. J'ai adore la ville et les gens que j'y ai rencontres. Encore hier, j'ai marche dans les rues toute la journee et j'ai passe la soiree avec des gens de l'auberge: des Canadiens (evidemment), des Francaises, des Anglaises, des Bulgares, un Japonais. Tout le monde est vraiment sympathique, le monde des "backpackers" est un univers tres agreable. J'ai bien hate de voir qui je rencontrerai a Istanbul.

En passant, j'ai su par la bande le resultat de la finale de la coupe Stanley. Moi qui voulais ne pas savoir quoi que ce soit de l'Amerique du Nord durant mes vacances... c'est rate. J'ai menace certains de mes compatriotes de leur reveler le resultat, mais ils etaient totalement contre l'idee. Eh eh. J'ai finalement respecte leur souhait. Pour l'instant, du moins.